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Researcii Library, Tiie Getty Researcii Institute
http://www.archive.org/details/manieredefortifiOOcamb
MANIERE
D E
FORTIFIER
DE M^ DE VAUBAN.
Où l'on voit de quelle méthode on fc fert aujourd'hui
enFi ance, pour la Fortification des Places tant
régulières qu'irrégulieres ; en quoi cette
méthode diffère des autres, &c.
'j&vtc un Uraitiie GEOMËTRIE qu'm a rnis à la icte , four
Avoir umfarfaite intelligence des Tortificatiihs,
Le tout mis en ordre
Par Mr. le Chevalier de CA MBR AY.
A AMSTERDAM.
Chez PIERRE MORTIER, Libraire ;
fdr le Vygendatn, àla Villcde Paris.
mTdC. LXXXIX.
A s O N
ALTKSSE ELECTORALS
Monfeignmr le Mârk"Gra)fs
D E
BRANDEBOURG,
FREDERIC III
^Aionfetgneur.
\E Traite des Fortifications qm
Wi je prends la liberté de p/ef en-
ter à VOTRE ALTESSE
ELECTORALE, contient^
encore qu'il foit fort court^ tous
les préceptes de cette Science^ (isr lespropofèa-
Vec la dernière clarté. U Auteur qui le donne an
~Puhlic Ks" qui a travaillé fous Monfieur de Vau-
han^ a fçu/t bien fe ferVir de la jjietbode de
cet habile Ingénieur , qu'on peut dire que fon
Ouvrage eîl une efpece de conqttete qu'on Vient
* 4 dé
de faire fur h France. ]e fuis perfudde^ MON*
SEIGNEUR, ^/^^yî VOTRE ALTESSE
ELECTORALE qui eH fi éclairée h dai-
gne lire^ Elle reconnaîtra, quil peut être d'un
très grand u/aoe pour les Officiers qui oit dt
tEmploy dans fes Troupes , Jur tout^ dans U
circonïlance pfe fente , on toute l'Europe eji ar-
mée, O-^tte VOTRE ALTESSE ELEC-
TORALE^/? à la Veille d'aller renVerferles
remparts de l'ennemi qui opprime fi injuïiemmt
l'Mlemagne <isr qui y a porte le fer i^ It feu.
Vefpere, MONSEIGNEUR, qui f Vous
m regarde:^ pas ce petit OuVrage par cet en-:
droit- là .^ Vou6 aure::^ du moins la bonté de le
regarder comme un hommage que je Vous rends ,
^ comme une marque du Zek refpeciueux <ls*.
de lafoumifsion aVcc laquelle je fuis ,
MONSEIGNEUR
De Vôtre AltefTe Ele£tofale
le très humble &c très o-
beiflant Serviteur.
viE?^ TiiopjiE:^;.
P R E F A C E.
T E mot de Ceome'trie
vient de deux ttrmes
Grecs, ^ (^ jutTfuv , dont
le premier figntfie la Terre,
^ le der.uer , Mefurer.- 5/
bien c]ue /<i Géométrie n'e/l ,
var raport à fàn Etymologie ,
ij'ie la Science t]ui nous ap-
prend à mefurer la terre.
Mais , à proprement parler ,
c''efl la Science qui traite des
Dimenjtons. Pour ce cjui re-
garde ^origine de la Géomé-
trie, elle e(l fort incertaine :
il efl vrai que plu/leurs ont
crû , que les Egyptiens en ont
été les Inventeurs. Car com-
me le Nil inonde , tous les tins
les Campagnes d'Egypte ; ces
inondations , qui cot.fondoient
les bornes de tous les champs
funnt la canp que ces peu-
ples inventèrent des mefu-
rts , pour reconnoure Ituvs
champs c^avec ceux de leurs
voifns, après que les eaux
î'ctoient retirées j (^ cette
epincn n^ efl pas tom-à-fait ,
a rejet ter , fur tout , Jî F on
vient a faire réflexion , que
ce fut Mojfe qui leur en'
Jeigna cette Science. Cepen-
dant , ccmtre H n^y avoit
pas , dms ce temps-la, beau-
coup des gens d'étude , lA
Géométrie fut comme caci ée
^ renfermée dans i''efprit
de quelques Scavans , }up
qu'au temps de Thaïes, qui
en fit part a la Grèce. Les
Grecs ne s'emprefferent pas
fort à la faire connaître ; th
ne Penfeignerent qu'en parti-
culier : (^ tl ne le trouva
perfenne , qui en ft voir l'u-
tilité Ç^ la nécefué, wfqti'k
\ ce qu'on vit paroitre les E-
I lemens cPEucUde , qui ont é^
\ té la four ce éiune infinité de
, beaux Ouvrages que nous
avons Aujourd'hui entre les
' mains.
Ceu^ qui ont écrit fur
cette matière , C? ^m méri-
tent le plus de loisange , font
Chrifiophe ClavtPts fefwte'^
3, imi
PREFACE.
feAfi Jaqîm Beinlin Abbé
de Bebenhom ; Gafpar Schot
fefmte & Profejïeur en Ma-
ihematicjuei à H'!rtz.bourg,
fean A-îailkt de Chalvs j
P Auteur de Pingenteur de
fEurope j Ç5 flupeurs an-
tres. Tom ces Auteurs ont
écrit en Latin Çj en Aile-
mand : & t^uoi ^ue'je don-
tie mon livre , non feule-
ment en François, mais en
cette deriiiere langue , j'efpe-
re ^ue le LeBeur n'y trou,
liera rien a redire , lors
qti'd fçaur4 que je n'ai eu
d^autre dcjfein cjue de t'rci-
"vailler pour les Cadets , que
le Roi T. C. a dans quelques
"ViUes de fon Royaume , cor»'
me Sarlouis , Strasboum
(3 quelques autres : car il
eji confiant que la plftpart
de ces jeunes Gentilshommes
s'attachent à la Ungue Al-
lemande. Je dirai , de plus ,
^ue fai voulu m'aquiter de
lapromejje , que favois fai-
te , après plfi/teurs prières , à
tquelquesjeuries Seigneurs Al-
lemands , qui defîroicnt de
fcflVotr la métheae dont les
François font aujourd'hui
leUrs Fortifications , fans é-
tre obligez, de lire tous ces
Auteurs , dont nous venons
de parler , C^ dont la plu-
part ont écrit de gros -volu-
mes. On trouvera donc ici
la Géométrie qu'on rn'ade.
mandée, c''efi adiré, PeX'
plication des noms que fon
donne aux corps Mathéma-
tiques , & généralement tout
ee qui efi nécejjaire à un bon
Géomètre. Je parlerai , outre
cela , de P Altimétrie , de la
Lengimétrie , de la Planimé-
irie , delà Stéréométrie, de
là Cœlométrie, & enfin dé
la Science qu'on appelle Mé-
tamorphofe ; ce fera la pre-
mière psrtie. Dans la fécon-
de en expliquera les maxi-
mes que les François obier-
vent aujourd hui en élevant
leurs Places ; on fera voir ,
en quoi les Franocis diffé-
rent entre eux , fisr cette ma-
tière , £f en quoi ils diffé-
rent d'avec les Allemands-
Ûf enfin quelle efi la meii^
leure méthode,
NOU-
Pag-5
NOUVEAU TRAITE
D E
GEOMETRIE.
C H A P. I,
■p Ôur entrer en ma-
ticre , dés l'entrée ,
nous comiTiençerons par
définir la Géométrie, &
expliquer les termes dont
on fe ^crvira âans la fui-
te.
La Géométrie eft u-
ne Science qui traite des
grandeurs, 6c qui ert: la
principale partie des Ma-
thématiques.
Cl) Grandeur, efl: une
quantité continue , qui
confifte, ou en lignes, ou
en Angles, ou en fuperfi
des, ou en corps,
fz j La ligne cfl: une lon-
gueur tos largeurs dont
les extremitez font appel-
lées points.
(3) Le point eft ce qui
ne peut être divifc.
(4) La ligne eft oii
Droite, ou Courbe, ou
ÎVlixte. La ligne droite e(i
celle qui va fans détour j
d'un point à un autre, La
ligne courbe , eft celle qui
s'éloigne de fes extremi-
tez, par un, ou plufieurs
1 détours. Et la ligne mixte
I eft celle qui eft à demi
' droite , & à demi courbe-
(f) La Superficie eft u-
ne longueur dvec largeur 5
dont les extreraitcz fonc
appellées lignes.
[6) Ces lignes font,oii
Parallèles, ou Oblique:,
9, i ^ Les
4 "Kowvmi
Les Parallèles font celles,
qui en tout lèns, fo.it é-
galcment diftanres entre
elles. Les obliques lont
celles , qui le rencontrant 1
en un point compoient un
angle. \
(j) Cet angle efl: ap-
pelle droit , lors qu'une j
des lignes eft perpendicu- \
lairelur l'autre. Il eft ap-
pelle oblique j lorsqu'u-
ne des lignes n'eft pas
perpendiculaire fur l'au-
tre. Il eft appelle redlili-
gne, lors qu'il eft ccm-
pofé de deux lignes droi-
tes. Il eft appelle curvili-
gne, lors qu'il eft compo-
ié de deux lignes courbes.
11 eft appelle mixte, quand
Une de les lignes eft droi-
te, 8c l'autre courbe. Il
eft appelle aigu , lors qu'il
eft plus petit que le droit.
Et il eft appelle obtus ,
lors qu'il eft plus grand
que le même angle droit.
( %) La Figure eft une
grandeur terminée par des
lignes ôc des fuperficies ,
Elle eft ou ronde, ou elle
Traite
ne l'eft pas:la Figute rbn-*
deeft appel lée Ct-rc/e.
(9) Le Cercle eft u-
ne figure plaine, termi-
née par une circonferencei
donc le milieu s'appelle
Centre.
fio) Le Diamètre eft
une ligne droite qui va
par le Centre , Se touche
la circonférence de deux
cotez.
(Il) Le Demi-Cercle
eft la moitié d'un cercle
entier.
(iz) Une Ovale eft u-
ne figure plame , termi-
née par fa circonférence.
(13) La figure qui
n'eft pas ronde eft ou re-
ûiligne ou courbeligne;
La Courbeligne eft celle
qu'on appelle Spirale ; La
redtiligne eft ou triangle ,
ou quarré.
(14) Le "triangle eft
divilé par les cotez Se par
les angles : par lès cotez il
eft,ou Equilateral, quia
{es trois cotez égaux , ou
Ifofccle , qui n'a que
deux cotez égaux , donc
k
de Géométrie. Liv
îe troifiéme eft appelle
Bafe: ouScaienequiafcs
trois cotez inégaux. Par
fes angles il eft.ouReftan-
gle, qui a un angle droit,
ouOxygone, c'dtùdire
Acutangle, qui a trois an-
gles aigus, ou Ambligo-
ne, c'eft à dire, Obtus-
angle.qui a un angle obtus
$C deux aigus. L'une des
lignes du Triangle leftan-
gle cfl: appellée Baie ; la
perpendiculaire Cathet,
ôc la troifienie Hypothe-
pule,
(15J Le Quarré eft u-
re figure qui a quatre cô-
tes & quatres angles : il eft
ou Equilateral, qui a ^.
cotez égaux , ou incqui-
lateraî , qui n'a pas ^ co-
tez égaux.
(16) Le quarré equila-
teral eft ou rc£i:angle ,
comme le Cube, ou non
reftangle , comme le
Rhombe.
(17) Le quarré inéqui-
Jateral eft auffi , ou reft-
angle,comme le Parallelo
h 5
auiTi Quarré long : ou
non rcélanglc , comme le
Rhomboïde ; toute autre
figure quarrée s'appelle
Trapèze.
(18) Tétraèdre , eft une
figure iolide ou un corps,
qui a 4. triangles égaux.
(ip) Vjramtde , eft Ufl
corps compofé de plu-
fieurs triangles, qui ayans
une iuperficie pour bafe le
rencontrent tous en un
point.
(20) Vr't^me , eft un
corps qui a deux baies,
quj lont égales 8c parallè-
les entre elles.
( z l ) Parallélépipède , eft
un corps compoié de fix
quarrés plains; dont les
deux cppofés font tou-
jours égaux & parallè-
les.
(zz) Trapez.e , eft un
corps compofé de fuperfi-
I cies plaines, qui ne for-
I ment ni priime , ni paral-
lélépipède.
fjg) Cow,efl: an corps
fait par la révolution d'un
gramme , qu'on appelle j triangle reclangle, autour
jSiOiù£au Traite
d'un cercle, & du fom- )
mec d'une perpendiculai-
re , élevée au milieu du
cercle.
(24) Cj/:ndre, eft un
corps fait par la révolu-
tion d'un parallélogram-
me reûangle , au tour de
deux cercles , dont l'iin eft
çn haut & l'autre en bas.
(zj) Cuùe, eft un corps
compole de Gx quarrez c-
gaux.
(i<S) OB.'.'edre , eft une
Çgurelolidecompofée de
a. triangles égaux Se équi-
lateraux.
(27 ) Dodécaèdre , eft un
corps compolé de douze
pentagones cquilateraux
oié gaux.
' (28) Icofaedn , eft un
corps compofé de vingt
triangles équilateraux &
égaux.
(19) Prifme penta'édre ,
eft un corps compofé de
(ro's parallélogrammes
reétangtcs , aiant deux
triangles cquilateraux
pour (es bafcs.
(Î9 1 ^hom^e^ eft un
corps compofé de (î.qu^r*
rez équilateraux obli-
quangles.
fg I ) RhomkUe, eft un
corps compofé. de quatre
parallélogrammes obli-
quangles , aianc deux
quarrez équilateraux ob-
liquangles pour baies.
CHAP.. II.
Problèmes,
Pour fçavoir comment ff
fonc les Figures exami-
' nez les Problèmes fuàf
vans.
l-
Tirer une ligne paraUek a tf
ne Imie donnée.
o
TVi'Arquez fur la ligne
•'- -^-donnée deux points
AB.oii vous voudrez, êc
cirez les points de deux
arcsEF. En tirant une
ligne droite par EF. vous
avez vôtre parallèle.
de Géométrie. Liv. î.
>
II.
Dh point G.tirer unep/iralkle
k Lt hne donnée HI.
(i) Tirez un arc,du point
G- qui touche la ligne
donnée kulement en K.
(z) Avec la diftance
GK. tirez un autre arc
lur la ligne donnée MN.
(5) La ligne tirée par
GN. iera la parallèle à la
donnée Hl.
ÎII.
Elever urje PerpendtcaLwe
fur tinpoint donné, de la
ligne donnée,
(I) Prenez une diftan-
ce telle que vous voudrez
adroit, du point donné,
comnie AB.
(z) Mettezcetteméme
diftance à gauche, comme
AC.
(3) Prenez BC, Se ti-
rez deux arcs qui s'entre-
coupent en D.
(4; Joignez DA. et;-
lemble j vous aurez.la per-
pendiculaire,
IV.
Eriger une Perpendiculaire
tm bout ^nne ligne doft-
«?i?AB.
Ci) Tirez un cercle
au bout B. du point Ç.
que l'on peut prendre
à plaifir.
(i) De l'endroit D.
où le cercle coupe la lig-
ne donnée , rirez une
icétiligne par Ion centre
G, julqu'a ce qu'il tou-
che auflî le ccrc''= de l'au-
tre c6[ê, comme en E.
Ts) Joignez EB. en-'
lemble j vous aurez la
perpendiculaire.
Dfi point donna' G. faire
tomber une Perpendicu-»
laire fur la li" ne donnée,
( \ ) Tirea du poiui^
8
KonVcan 7Vrf;Vé
G. un arc qui coupe la
ligne donnée en deux en-
droits, comme CD.
' (i) De CD. tirez deux
arcs au deflous de la ligne
donnée qui s'entrecou-
pent en E.
(■},) [oignez EG. en-
iemble ; vous aurez la per-
pendiculaire GF.
yi.
J^ivifir la ligne donine en
deux parues égales.
{ I ) Tirez des points
hB. deux arcs qui s'en-
trecoupent au deflùs de
la ligne donnée en C. 8c
audcfiousen D.
(-) Joignez CD. en-
îcmble j vous aurez vôtre
ligne coupée en deux par-
ties égales.
Vit
I^viferU ligne HB' e»f!u-
lieurs parties égales.
( i )> Tirez . une ligpe
à pjaifir CD. & mettez
fur cette ligne autant de
parties que la donnée
AB. en doit avoir , par
ex. fix, comme CE.
(2) Prenez CE. Scfai-
tcz deux arcs, qui s'en-
trecoupent en F.
(5) Tirez toutes les 6,
parties en F.
(4) Prenez la ligne don.
née AB. 8c mettez la fur
les lignes FE.8c FC.com-
mcGH.
C5) Joignez GH. en-
femble : vous aurez vôtre
ligne , donnée AB. divi-
vilée en fix parties éga-
les.
VIIL
Décrire un ande e'aal a un an.
gle donné.
(f ) Soit l'angle don-
né BAC.
(2) Tirez l'arc ADE.
(5) Tirez une ligne
l L. S)C fur cette ligne un
arc avec la diftancc A D,
comme FG.
Met-
iît Géométrie- Liv. L
C4) Mettez fur l'arc
FG. la diftance DE. com-
me FH.
(5) Tirez du point A.
par H. une rcftiligne qui
fera un angle égal au don-
né,
IX.
Divifer un angle en de»x par-
ties égales.
Sjle
( I ) Soit donné l'an-
BAC. tirez l'arc
ADE.
(x) Des points DE. ti-
rez deux arcs qui s'entre-
coupent en F.
( î j La ligne tirée de
F. en A. coupera Tan-
gle en deux parties c-
gales.
Mener un Cercle par trou
points donnés ABC.
ou
prouver le
cercle donne'.
Centre d'un
QU
Achever le Cercle n'en ai-
an t qt^une partie.
(1) Faitez des points
AB. deux arcs qui s'en-
trecoupent en D. au dcF-
fus , 8c en E. au deflbus
des points donnes.
(2) Tirez une refti-
lignc du point D. par G.
( g ) Faitez la même
choie de BC. en lorte que
les interférions le trou-
vent en FG,
(4) Tirez une autre
rcÀiligne en F. par G,
6c là où cette ligne cou-
pe la première, par ex.
en G, vous trouverez le
centre, pour mener un
cercle par les trois points
donnés.
XI.
Faire le Cercle donné z, ],<^,'
fou plus grand y 0c.
( I ) Divifez le cercle
donne en quatre parties
a 5 ;éga-
#*
|0
Nouveau Traité,
égales si comme ABCD.
le centre desquelles eft
marqué par E.
(2) Prenez la diftance
AB. 8c mettez la , du
point E. r«r la perpendi-
culaire, comme EF. 6c
avec cette diftance tirez
un cercle , une fois auflî
grand que le donné.
(5) Pour faire un cer-
cle deux fois plus grand ,
prenez AF. Se mettez cet-
te diftance du point E.
Cur la première perpendi-
culaire, comme EG. Sc
la diftance E G. fera le
demi-diametre du cercle
demandé.
( 4 ) Pour faire le cer-
cle trois tois plus grand,
mettez la diftance AG.
fur la même perpendicu-
laire, comme EH. & la
diftance EH. Icra le demi
diamètre du cercle de-
mandé. Vous pouvez aug-
menter le cercle donné à
l'infini, ,
xn.
Faire une. Ovale,
(I) Faitez une ligne 8c
fur cette ligne le cercle
ABC.
fî) Du C. faitez un
autre cercle par B.comme
CBD.
(5) Prenez garde où
ces deux cercles s'entre-
coupent, comme en EF.
(4^ Tirez du poinE
d'interfcétion E. des rec-
tilignes, par BC.julq.u'à
ce qu'elles rencontrenc
les deux cercles en GH.
(5) Tirez dij dit point
E.ua a!;c, depuis G juf-
qu'au point H.
{6) Retenez cette âkÇ-
tance , 8c faitez la même'
choie de l'autrepointd'in-
terfeétion F. comme IK,
8c ainfi vôtre Ovale, i&ti^,
faite.
V-^
de G'eomkr
Xiil.
Faire une fgure Spirale.
(i) Faitezfurune lig-
ne l'arc ABC.
(2) Prenez BC. 8c en
laiflant une pointe du
compas furB. cirçz avec
l'autre du point G. un
autre arc julxju'à ce qu'il
touche la ligne en D.
( 3 ) Recherchez le cen-
tre A. & tirez du D, un
autre arcjufqu'àce qu'il
touche la ligne en E-
(4.) Reprenez le point
B. pourcentreSc tirez,du
point E. un autre arcjul-
gu'enF.
(5-) Reprenez A. pour
centre, & tirez, depuis
F. jufqu'en G. ôc amG à
Tinfini.
XIV.
î^hiiÇer le Cercle en ^60 par-
ues égales.
o
(i) Divilez le cercle
ie. Liv. î. H
en quatre parties égalés,
comme ABCD. dont le
centre efl:E.
{2) Du point A. parle
centre E. tirez l'arc FG.
de même du point B.) arc
IH. 6c de C. tirez le trpi-
fiémeKL.Enfindu D. ti-
rez le dernier arc M N.
(i) Ayant diviié parle
moyen de ces arcs le cer-
cle en douze parties éga-
les, divilez enfuite cha-
cune dé ces II. en trois
autres égales, Se vous au-
rez 36. parties égaies.
( 4 ) Partagez encore
chacune de ces 56. en dix
autres , Se vôtre cercle fe-
ra divifé en j6o. parties é-
gales.
xy.
Faire un Trianqle eqnt^
latéral.
f«*-
Prcnez la li^ne donnée
A.B. 8c faitezdecesdeux
points deux arcs qui s'en-
trecoupent en C. Enfin
tirez du point C^ vers AB.^
des'
Il
T^ouVeau Traité
des reéliligoes ; elles fe-
ront le triangle équila-
;eral.
XVI.
Faire un Triangle égahia
donne.
(i) Soit donné le trian-
gle ABC. lirez une ligne
àplaifir 5c mettez lur cet-
te ligne la longueur AB,
comme DE.
(2) Prenez la diftance
BC, & faitcz du point E.
un arc.
(5) Prenez la diftance
AC. 8c recoupez du D.cet
arc en F.
(4) Joignez FE.&FD.
en(èmble; vous aurez un
triangle égal au donné
ABa
XVII.
pivijèr un Triangle en plu-
fieiirs autres e'danx.
( I ) Soit donné le tri-
angle ABC. à partager en
cinq autres triangles ; di-
vifez premièrement le cô-
té le plus grand BC. en
cinq parties égales , en
forte que la cinquième
partie marquée par D.foit
jointe avec A.
(z) Divifezlecôtéqui
eft le plus grand des deux
reftans , en quatre par-
tics égales , dont l'une qui
eft marquée par G. foie
jointe avec D.
Cî) Divifez le refte
DC. en trois parties éga-
les , dont l'une qui efl:
marquée F. foit jointe a-
vec G.
(4.) Divifez le refte
GC. en deux parties é-
gales, dont l'une qui efl
marquée par E. foit join-
te avec F. Ainfi vous au-
rez 5. triangles égaux ,
fçsvoir, ABD. AD G.
GDF. GFE.&EFC.
XVIII.
F aire un QuarréiquilMeraî'^
(i) Prenez une ligne
AB.
de Géométrie, Liv. h
13]
AB. Se élevez iur B. une
perpendiculaire , de la
même hauteur , comme
(2) Retenez cette dif-
tance, 8c faitez de AC.
deux arcs s' entrecoupant
enD.
(5I Joignez DA.&DC.
enlemble par des refti
lignes^ vous aurez le quat-
re équilateral.
XIX.
faire un Parallélogramme.
(i) Tirez une longue
ligne AB. 8c élevez lur
B. une petite perpendicu-
laire BC.
( 2 ) Prenez la diftan-
ce BC. & faitez du point
A. un arc.
(3^ Prenez de même
la ligne ÀB. & recoupez
du point C. cet arc en
E. que vous joindrez a-
vec A . 6c C. pour avoir le
Parallélogramme.
XX.
Elcjer un Pentagone fkns
cercle y avec det angles
^aux.
(i) Tirez une longue
ligne AB. 8c prenez fur
la même ligne la diftan-
ce AC
(z) Elevcïi fur C. u-
nc perpendiculaire de là
longueur AC. comme
CD.
( 3 ) Partagez la dif-
tance AC. en deux par-
ties égales. Comme AE.
EC.
(4) Mettez la pointe
du compas lur E. Se de
Tautre pointe , tirez du.
point D. un arc qui tou-
che la ligne AB. en F,
(j) De la diftancc
A F. faitez , des points
AC. deux arcs qui s'en-
trecoupent en G,
(6) Reprenez la clil-
tance AC. leule 6c Imi-
tez, despomtsGA.dcux
arcs s'enirecoupans ea ÎJ
de
■14'
MoUPem Traite
de même ", des points
GC. faites en deux autres
le coupans mutuellement
en K.
(7) Joignez AI. IG.
GK. & KG. enlemble,
par des reftilignes 8c
vous aurez vôtre Penta-
gone;
XXI.
Faire un Triamle reElan-
gle igal au cercle
donne.
( I ) Partagez le dia-
ineire du cercle donné
AB. en lept parties éga-
les.
(i) Erigez lur B. u-
re perpendiculaiie trois
fois plus longue que le
diamètre AB. avec une
fcptiéme partie encore ,
comme BC.
(^) Tirez, de ce point
C vers le centre du cer-
cle donné D. une rcéli-
Jigne qui fera le triangle
demandé.
XXII.
Trouver la circonft'rencs
d'un cercle n' ,;yam que
le diamètre.
On fe prend dans ce
Problème, comme dan^
le précédent.
XXIII.
Faire un Quarnl égal au
cercle donm'.
(!) Divifcè le diamè-
tre du cercle donné AB.
en 7. parties égales.
(z) Faitcz le diamè-
tre encore une fois plus
grand, avec une leptiéme
partie du dit diamètre AB.
comme AC.
(:;) Divifez le premier
diamètre A B. en deux
parties égales , comme
AD.
(4) Divilezauffiladif-
tance DC. en deux par-
tics égales, &du milieu
E. tirez du pomt D, jul-
qu'en C. un arc.
(5) Erigez fur le point
E. une perpendiculaiire
jufqu'au cercle F. la lig-
ne EF. lera un côte du
quarré detnandc, le ref-
le le fait comme dans le
problème XVIII.
XXIV.
Fiiire un Quarré égal h
dehx.
Soit donné le Quarré
ABCD.g^l'autreEFGH.
("i ) Joignez- les tous
deux, en forte que les co-
tez BC. FE. ne forment
qu'une ligne , comme
CBE.
(2) Joignez AE. en-
lemble, & élevez furE.
une perpendiculaire, de
la même longueur, com-
meEK,
{7) Retenez la même
diftance , & faitez des
points KA.deux arcs s'en-
trecoupans en I.
{4) Joignez K F. &I A.
<înfemblc , Se vôtre quarré
fera fait. '
de Géométrie. LiVi L
XXV.
fi
Faire un Otuirn'c^al au
Parallélogramme.
Soit donné le Parallélo-
gramme ABCD.
(i) Prolongez la Baie
DC. 6c mettez fur ce pro-
longement le côté du pa-
rallélogramme BC. conà-
me CE.
(i) Divilez la diftance
DE. en deux parties éga-
les , & du milieu F. tirez
un arc, du point D. vers
E.
(3) Erigez lur C. une
perpendiculaire jufqu'à ce
qu'elle touche l'arc en G.
qui lêra un côté du quarré
demandé ; cette ligne é-
tan: mile fur le premier
prolongement , donne-
ra l'autre côté , comme
CI.
(4) Retenez la même
diftance; Se faicez , des
points GI. deux arcs s'en-
trecoupans en H. Et joig-
nez G H. HI. enftm-
'" ' ble
ISlouVeau Traite.
ble ; vôtre quarré fera
fair.
XXVI.
Elire un Quarrè c'(jfiilate-
ral rcEiangk 2. 5. 4. 0»
and
plufteurs foti fias gf^
qu'il n'ejï.
Soit donné le quarré
(1) Prolongez le côté
AB. Se prenez la diftance
BD. pour la mettre, du
point A. fur le complé-
ment de fon prolonge-
ment , comme AÊ. cette
longueur fera un côté
pour le quarré doublé.
(1) Au refte obfervez
ce qui à été dit ci-defl'us,
dans le Problème XI.
XXVII.
FAire un quam c'fjuifatey.n
rectangle iaal au parnlle-
lelogramme obltquangle
baifez des perpendicudilâi-
rcs jufqu a la ligne , com-
me AE. 8c mettez enfuitc
cette longueur fur la per-
pendiculaire B. comme
BF.
, (i) Etalant le parallé-
logramme reétangle AE.
BF. faitez le refte comme
il à été précrit au probl.i 5
ci-dcflus,
xxviii.
Faire un qumrri reElangle^
é-'d au Rhombe ABCD.
(ij AbaifleZjdes points
BC. des perpendiculaires^
iulqu'à la ligne. Se ajou-
tez la longuer de la pre-
mière BE. fur l'autre , C.
comme CF.
(i) Joignez EF. en-
fcmbleSclescÔtezBCEF;
vous feront un quarré
rcélanglc au Rhombe
donné.
(<; Des points AB. a
^J2.1^«
de G'eoMeîrie. Lrv. I.
XXIX.
"17
Faire un Ouarn i'<jailateral
reâaHgle e^al au triangle
ABC.
(i) Prolongez la baie
CB. & partagez la même
bafe en deux parties éga-
lés, comme CD.DB.
(2) Abaiflez, du point
B. une perpendiculaire de
la longueur BD. comme
BF. "
(^) Prolongez BF, en
haut 6c tirez du point A.
uneparallcle à la baie CB.
éoupant lé prolongement
BF. en E.
(4) Partagez là diftan-
ce FE. en deux parties é-
gales; & du milieu G. ti-
rez l'arc, depuis E. juf-
qu'au point F. & là où cet
arc à touché le prolonge-
ment CB. comme en rf.
de làjufqu'au B. ce fera le
premier côté de nôtre
quarré, lequel transféré
fur la ligne BE. forrriera
Je fécond, comme Bl. En-
fin, des points IH.t aires
deiix arcs s'entrecoupans
enK.&ioignatlt HK.Sc
Kl. enfcmble, vous aurez
le quatre fait.
XXK.
Faire un Parallelo^ramms
tqal ak trtavgle donne'
ABC.
{!) DivifezlabaleAB.'
en deux parties égales*,
comme AD. DB.
(2) Divifêz aufli le cô-
té CB. en deux parties é-
galcs , comme BE.EC.
(5) Tirez une ligné
droite par DE. telle que
vous voudrez , & preneTï
la diftance DE,, pour la
mettre, du point E. (uC
le prolongement ^ comme
Ef. , . .,
(4J Prenez DF. 8c faî-
tes , du ^oint B. un atc ,
(5) Prenez DB. 6c re-
coupez cet arc , du point
F. en G.
(6) Joignez F G. 8e
GB. enlemblc, £c vôtre
parallélogramme lera fait.'
^ txxt
4
Xv
Nouveau Traité
XXXI.
FSire tm Taraltdogy/imme
e^a! au quarré re£îan~
nie ABCD.
(i) Prolongez le côté
du quarrc AB. 6c mettez
deux fois furie prolonge-
ment la longueur AB.
Comme BF.
( 2 ) Paitagez le côté
du quarré BC. en deux
parties égales ; comme
BE. EC.
{;?) Prenez BF. &
faites , du point E. un
arc.
(4> Prenez BE. Se re-
coupez ccrarc, du point
F. eo G.
(5) Jo'gosz enfin EG.
îcGF. cnfemble,&:vous
aurez le parallélogramme
demandé.
XXXII.
Faire ttne figure reSiligne
i^ui fiit égale à une
figure donnée.
Soit donnée la figure
ABCDE.
(i) Prenez un de ces
points quel qu'il ioit, par
ex. A.
(x) Du point A. faites
autant de triangles que
vous avez d'angles dans
vôtre figure,par ex. ABC.
ACD.Sc ADE.
(3) Cela fait, prenez
une ligne à plaifir de la
longueur A B. comme
F G.
(4) Avec la diftance
BC. faites du point G. un
arc.
(5) Avec la longueur
AC. recoupez cet arc, du
point F. en H. Se joignez
GH. enlcmble.
(6) Avec la diftance
CD. faites , du point H.
un autre arc 6c recoupez
le avec la longueur AD.
du
de Géométrie. Liv. L
15
du point F. en I. lequel il
fauc joindre avec H.
(7) Prenez AIL. & fai-
tes du dit point F. le der-
nier arc: 5c avec DE. re-
coupez-le, du point I, en
K. lequel il faut joindre a-
vec IF. Ainfi la figure
FGHIK. lera égale a la
(donnée.
CHAP. III,
bes CORPS.
Probl. I.
Elire un Tétraèdre equila-
teralf
C) Faites un triangle
ëquiiateral ABC.
(:) Sur chaque côté
mettez un autre triangle
équilateral, comme ABE.
BCD. 8c ACF.ÔcleTe-
traëilrelcrafait.
II.
Faire un Cubs.
( I ) Faites le quar-
ré équilateral rectangle
ABCD.
(2) Mettez fur ehique
côté un autre quarré é-
gal au premier, corimc
ABEF. BCGH. DClK.
ADLM.
(?) J°'g"^2 EF. Gif.
IK. & LM. eniemblepat
des reéliiignes.
(4) Remettez encore
un autre quarré égal lut;
un de ces quatre, comme
KINO. & le Cube fera
fait.
in.
Faire fin Taralleloqram'
me.
(\) Faites le parallèle»
gramme ABCD. & pro-
longez les cotez AC. SC
Bt). en haut Se en bas. ^ ,
{z) Mettez fur AB.un.
h s '"~ ' ' aû'tré
Nouveau Traité
autre diflance quelle que
cefoir,comme AC.BF. Il
faut mètre cette même
diftance fous CD. comme
CG. Se DH. en fuite join-
dre enfemble EF. & GH.
(3) SurEF mettez la
diftance AC, ou DB.com-
me Li. Se FK. Se joignez
JK. en!cmble. |
(4) Prolongez E F. Se:
'A B. Se mettez fur ce pro-
longement la diftance AC.
ou BD. comme FL. 8c
BMEN.ScAO.
C5 ) Joignez LM.Sc NO
enlemble , Se le parallélo-
gramme fera fait.
IV.
Faire un Cylindre.
(1) Faites un quarré
long AÉCD.
( 2 ) Divilez A B. en
vingt 6c deux parties é-
gaies.
(5) Erigez lur quel
point que vous voudrez
une perpendiculaire, fur
laquelle vous mettrez^
fept parties de 21.' Comme
FG.
(4) Prenez la diftance
FB.Sc mettez- la aufîilur
DE. comme DH.
( ^ ) Abaiflèz du dit
point H. une perpendicu-
laire aufîi longue que FG.
comme H I.
(6) Partagez FG. 8c
Hl. ep deux parties éga-
les, Se de leurs milieux,
tirez des cercles j vôtre
Cylindre fera fait.
Faire un Cône,
CO Faites d'un point
prisaplaifir A. un arc.
(2) Mettez lur cet arc
li. parties égales , les ex-
trcmitez defquelles font
GH. qu'il faut joindre a-
vec A.
(3) De quel point que
vous voudrez , abaiflèz
! une perpendiculaire & y
ajoutez fept des ii. parties
égales, comme BC.
(4)DivifezBC.cndcu«
par-
de Géométrie. Ltv. I.
Parties égales , & ;du mi-
lieu D. tirez le cercle (]^ui
fera bon pour l'arc GH.
VI.
Faire un Pri(me Pentaëdre.
(i) Faites un paral-
lélogramme rectangle
ABCD.
(2) DivifezAB.&DC.
en trois parties égales ,
comme AE. E,F. PB. de
même GG. GH. 8c HD.
(5) loignez £G. FH.
enfemble , par des refti-
ligncs.
( 4 ) Avec E F. faites
deux arcs s'entrecoupans
en 1. 5c joignez El. Se IF. !
enfemble.
(5) De G H. faites le
triangle équilateral K. vô-
irePrilme fera fait.
VIL
Faire un OUacârts
(i) Faites lut une lig-
fle irois triangles équila-
a*
raux comme ABC.BDE.'
ScDFG.
(z) Prolongez k lig-
ne CG. & mettez fur le
prolongement la diltance
EG. comme GH.
{t,) Joignez HF. en-
femble , 8c avec la mê-
me diftance, faites de DFi.
deux arcs qui s'entrecou-
pent en K. 6c de CE. 2.
autres qui fe rencontrene
en I.
(4; JoîgîK:z enfin CF.
lE. DK. 6c FK. enfem-
ble , 6c rOaaëJre fera
fait.
VIIL
Fiiire un Dodécaèdre.
{ I ) Faites un penta-
gone régulier ABCDE,'
le centre duquel foit F.
(1 ) Prenez la diltan-
ce A F. 6c faites fur cha-
que côté deux arcs s'en-»
trccoupans muttiellemene
comme ABG.BCH.CDÏ
DEK.6cEAL.
(5) Des points GHt:
b^
KL'
KouVeati Traité
KL. décrivez cinq cer-
cles, dont chacun loitdi-
vile en cinq parties éga-
les avec la diflance AB.
en iorte que vous en a-
yez autour de vôtre
pentagone cinq autres é-
gaux.
; (4) Prenez !a diftancc
HM.ou HN. 8c tirez des
arcs qui le coupent mu-
tuelîemenc en O, De ce
pqinc , menez un autre
cercle p^r NM. que vous
îjiviferez comme les pre-
r.iiers en cinq parties éga-
les, avec la même diflan-
ce M S.commeMNPQR
qu'il faut joindre enlem-
ble.
(O P/enez la diftance
ON. 6c faites fur PQ^
deux autres arcs qui le 1
rencontrent en S. qui eft 1
je centre d' (À on tirera
un cercle , par PCV que
l'on divilcra , après, en
cinq ^-larties égales , com-
hie les. autres par ex.
QP. PVV. WV. VT.Sc
Ta. .
(6} Faites la mcme
chofefurTQTV.V\Y^.
Se WP. & votre Dodé-
caèdre fera fait.
IX.
Faire un hofaëdre.
(1) Faites fur une Ik-
ne cinq triangles équiha-
teraux , comme ABC.
BDE. DFG. Ftil. Se
HKL.
( ; ) Des points A C,
faites deux arcs qui le cou-
pent en M.
( 5 ) Joignez AM. &
ML. eniemble, par des
reclilignes.
(4) Mettez fur MC.
le Triangle équilateral
N. iur CE. le triangle
O. fur EG. le Trian-
gle p. fur Gl. le trian-
gle Q. Se enfin Iur IL. le
triangle R.
( 5 ) Faites en bas la
mcmetrhofe avec les ba-
ki, par ex. fous AB. met-
tez le triangle équilateral
S. fousBDmettez T.foui
DF.metcci'V.fousFH,
'faij
de Géométrie. Liv.I.
faites W. Se enfin lous
HK. tirez le dernier tri-
angle équilateral X. qui
achèvera l'icofacdre.
X.
Faire un Rhomhe.
(i) Faites fur une lig-
ne quatre triangles fem-
blables, c'eft à dire é-
quilatcraux. Marquez
GIM. IKN.KLO.5c
LHP.
(2) Joignez MP, en-
lemble par une refti-
ligne de même que G M.
IN.;KN.LO.ScHP.
{'-,) Prolongez la lig-
ne N I. 5c mettez fa lon-
gueur par defTus , com-
me IQ.
(4^ Prolongez aullî
OK. 8c mettez iâ lon-
gueur encore deux fois
pardeflus, comme KR.
RS.
(j) Joignez RI.&SQ,
çnlemble.
" (<5) Prolongez I3 ligne
IR. £c mettez la lon-
gueur par deflus , com-
me RT. Faites la même
chofe en NK. comme
KV. 5c joignez VT. en-
lemble ; vôtre Rhombe
fera tait.
XI.
Faire mi Rhomboïde.
(i) Faites un triangle
équilateral ABC. 5c dç
BC. un autre D.
(2) Prolongez CD. Se
mettez fur ce prolonge-
ment encore deux fois la
longueur C D. comme
DE.ScEF.
(5) Prolongez DE. &:
mettez fur cette ligne la
même diftance , comme
BG.
(4) Prolongez CB."
pour mettre cette diftan-
ce encore trois fois par
deflus , comme EH, Hf.
8clK.
(^) Prenez la diftaneo
IB. & faites du point G.
un arc.
b4 Rc-
2.4
(6) Recoupez cet arc
avec la diftance BG. du
point I. en L. ôc joi-
gnez G L. 8c L I. en-
iemble, par des reûilig-
nçs.
" ( 7 ) Prolongez aufli
G H. Mettez fur ce pro-
longement trois fois la
diftance , comme H M.
MO. & OP. 6ç joignez
ML enfemble.
•(8) Des points KM.
fjites deux arcs qui s'en-
trecoupent en N. 8c joig-
nez KN. NM. MD.
ÔE. 8c P F. enfemble i
vôtre Rhomboïde lera
^it.
Faire an Polyèdre dont U
hafi (oit un PentagoKe,
( I ) Faites un Quar-
ré.ABCD.gcdivifesAB.
Se CD. en cmq parties é-
galcs, comme CE. EF.
Î'G.GH. & HD.de mê«
ISlouveau Tmte
me AF. IK. KL. LM'
8c MB.
(z) Joignez El. FK.
G L. Se H M. enfem-
ble. '
(5) Partagez un de ces
cotez en vingt 8c deux
parties égales , comme
FG.8C KL.
C4J) Partagez une de
ces vingt Sc deux parties
en trois autres parties é-
gales.
(5} Prenez dixhuit par-
ties de ces vingt 8c deux,
8c encore deux des trois
petites, comme FN KO.
£c tirez deux arcs de KL,
& FG. 8c de leur inter-
{êïlion PCV tirez deux
cercles lesquels vouï di-'
viferezeh cinq parties é,-
gales, avec la diftance
FG.ScKL.Ôcvôtrefigu.
re lera laite. 1
S^/^^
Àe Géométrie. Liy. I.
ij
CHAP. IV.
Pes PYRAMIDES.
Probl. I.
Faire uns Pjramide triangu-
latrs.
( I ) Tirez d^n point
A.prisàplaiilr unarc, 8c
rriettez par deflus 5. par-
ties égales , comme BC.
CD.5C DE.
(x) Joignez AB. AC.
AD&AE.enfemble, de
mêmeBC.CD.ÔcDlL.par
dss rctWi^nes.
"(j) Des points CD, ti-
rez deux arcs qui s'entre-
coupent en F.en retenant
lamêmediftance.
C4) Joignez CF. 6c
DF. enfèmble , & la pyra-
mide fera faite,
II.
FMre Hve Pjramide , (jui aii
pour bafemi ^.irreéijm-
lateral reHangle.
(i) Tirez du point A.
un arc & y ajoutez qua-
tre parties égales , com-
me BC. CD. DE. 8c ER
que vous joindrez l'une à
l'autre , par des refbilig-
nes.commeaufli AB AF.
AC.AD.ScAE.
(2) Du point C. abail^
fez une perpendiculaire
de la longueur ED, com-
me CG.
(;) 'Retenez ladiflran-
ce C G. & faites , des
points G D. deux arcs s'en-
trecoupans en H.
r4) Joignez HG Se DR
enlemble, par des reéti-
lignes, Se vô:re Pyrami-
de fera faite.
iir,
Nouveau Traité
m.
Faire une Pyramide , ^(â ait
pour érafc un Parallelo-
gramme.
(i) Tirez du point A.
un cercle , lu r lequel naer-
tcz premicremenc une
grande partie,commeBC.
en Rji'ce un petite , comme
CD. Cela fait , reprenez
la diftance de la première
comme DE. & enfin re-
mettez la diftance de la fé-
conde, comme EF.
(2) Joignez AB. AC.
joignez BH. & HG. cn-
lemble, 6c la Pyramide
iera faite.
IV.
Faire une Pjramide ejui ait
pour ùajê fin Pentagone çr
quilateraL
(i) Du point A. faites
un arc , 8c y ajoutez cinq
parties égales , comme
BC. CD. DE. EF.8C
FG.
(i) Joignez tous ces
pomts enlemble avec A.
comme B. à C. C. à D.
AD. AE.8cAF.de même ! D.àE.E.àF. F.àG. par
BC. CD. DE. EF. en-j des rcftilignes.
icmble par des rcclilig- ' ("3) Partagez une de ces
ncs. ' cinq parties , comme DE.
(5) AbaifTez, du point | en zz. parties égales 8c u-
C. une perpendiculaire de ' ne d'elles encore en trois.
la longueur CD. comme \ (4) Prenez iS. parties
CG. ' des z2. 8c deux des trois
(4) Avec cette diftan- petites, 8c faites avec les
ceCG.faitez, du point B. points DE. deux arcs s'cn-
unarc. trecoupans en H. qui cil
(5 ) Prenez la diftance le centre,d'où vous tirerez
BC 8c recoupez cet arc , un cercle,qui Iera fi grands
ai point G.éc H. Enfin ijue vous le pourrez divi-
\^k' " " !a
de Géométrie. Lw. I,
^7
fer en cinq parties égales ,
avec la diltaiice D E. Aiant
cePentngone pour bafe,
vôtre figure lera faite.
V.
Faire me pyramide , cjui ait
un Hckagànc éqmUtcral
fom bÀ[e. •
(!) Faites, du point A
un arc& le tlivifez en 6-
parties égalcs,comme B. C
D.E.F.G.Ï.
(i) Joignez avec le
centre A. ces poinis B.\i C.
C. à D. D. à £. E. à F. F.
à G. G. à /.
(,; Prenez une de ces
6. parties par ex. DE. 6c
faites deux arcs avec la
même didancc , s'entrc-
coupansenH.
(4) Du point H. tirez
un cercle qui (oit fi grand
que vous le divifiez en 6,
parties égales, avec la lon-
gueur £»£.
. (.^) Ayant cet Hexa-
gone pour baie de la Py-
ramide, la figure fera en-
tièrement faite.
Vï.
Faire me Pyramide , qui ait
un Heptagone pour ùafe.
(i) Faites du point B.'
un arc , ôc le di vilez en 7.
parties égales, comme B.
C.D.E.F.G.H.
(2) Joignez avec A.
tous ces pomts, 5. à C. C.
àD. D.àE.E.iH.H.àG.
GÀF f.d/.
(;) Divifezunede ces
parties comme FG. en 7.
parties égales, & une de
ces fept parties encore eu
huit autres. En luite pre-
nez huit des grandes par-
ties, &c la moitié d'une
petite, & faites avec cet-
te didance, des points f(7.
deux arcs s'entrccoupans
en /. qui fera le centre
d'où vous mènerez un
cercle par f G.qu'on pour-
ra diviler en fept parties-
égales, qu'il faudra join-
dre enfemble , pour la
bafe de la Pyramide.
VII.
^^.
'HçtiïfeimTraite
VII.
Faire une Pyramide ^ ^ui
ait un OBogone four
bajc,
(1) Faites du point y^.
un àrc& y ajoutez huit
parties égales , que vous
joindrez aufll enfemble ,
comme B.C.D.E.F.G H.
I. L, joignez ces points
auflî avec A.
(2) Divilez une de ces
parties, comme Pc?, en
7. parties égales, Bc une de
ces dernières en fept au-
tres.
( 5 ) Prenez neuf des
premières , 6c une 6c de-
mi des dernières , pour
faire des points f G. deux
arcs s'entrecoupans en K.
(4) Du point K. ti-
rez par F G. un cercle,
divilez -le en huit par-
ties égales , avec la dil-
tance FG. & joignez-les
enfemble; de cette ma-
nière, vous aurez la ba-
ie de la Pyrainide.
viii:
Faire une Pjramide , qsfi
ait UH Enneagouc four
ê>aje.
( I } Faites du point A,
un arc, 8c y ajoiîtez 9.
parties égales, que vous
j&indrez enfemble, avec
le point A. comme B.
C. D. E. F. G. H. I. & A',
M
{ 1 ) Divilez une de
ces parties , comme KAf.
en fept parties égales , &
une de ces lept parties
encore en 8. autres,
C j ) Prenez dix des
premières & deux des
dernières , Sc faites , des
points KM. deux arcs
s'entrecoupans en L.
C4) Pu point L. me-
nez un cercle par KM.
que vous divi ferez avec
la mcmc diftance KM.'
en neuf parties égales,
& les joindrez enlemblo
par des reélilignes ; ds
cette manière la baie de
de Géométrie* Liv. I.
i^.
cette Pyramide lera a-
chevée.
IX.
Fnire une Tjratniae , f«i
' ife un De-
ait pour
cagone.
(i) Faites du point A.
un arc,6c y ajoutez lo.par-
ties égales que vous join-
drez, avec A. comme B.C.
D. E. F, G. H. I. le. &
t.N.
( i ) Partagez en fept
. une de ces dix parties, &
Une de ces fept en huit au-
tres.
( 5 ) Prenez onze des
premières , 8c deux 8c de-
mi des dernières pour fai-
re , des points FG. deux
arcs s'entrecoupans en M.
(4) Du point M. me-
nez un cercle par FG.
que vous diviferez avec
FG- en dix parties égales,
pourlabafede la Pyrami-
de.
X.
Faire une Pyramide qui ah
pour bafe un Endeca-
gone.
(i) Faites du point A.
un arc 8c y ajoutez onze
parties égales, que vous
joindrez l'une avec l'au-
tre avec A. comme B.
C.D.E.F.G.H.I.K.L. 8c
M.d.
(2J Partagez -en une
comme FG. en lept par-
tics égales, 8c une de ces
7. en 7. autres.
(1) Prenez douze des
premières 8c une 8c demi
des dernières pour taire,
des points FG. deux arcs
s'entrecoupans en N.
(4) Du point N, me-
nez un cercle par IK. Se
mettez onze fois deflus
la longueur FG. 8c vous
aurez le cercle partagé
en onze parties égales ,
que vous joindrez enfem-
ble , pour avoir la bafe de
vàtre Pyramide.
m.
€'
30
t^otùeau Traite.
XI.
Paire une Pyramide , e^ui
/lit pour baje M» Dodéca-
gone.
(i) Tirez du point A.
un arc 6c y ajoutez douze
parties égales , comme 13.
C.D.E-.F.G.H.I.K.L.M.
6c N. P. que vous join-
.drez de même toucesavec
A. fur l'arc, l'une à l'au-
tre.
( i) Divifez-en une.
comme FG. en fept par-
ties égales & une de ces
{èpt , en 7, autres.
(3) Prenez 15. despre=
miercs, & une 6c demi
des dernières pour faire,
des points FG. deux arcs
s'entrecoupans en O.
(4) Du point O. me-
nez un cercle p3r F G.
& divitcz-le en iz. par-
ties égales que vous join-
drez enlemble , par des
reclilignes pour la baie
de la Pyramide deman»
dée.
Liv;
ie Géométrie. JLiV. Ï!.
n
LIVRE II.
/^ Omtnc chaque Ri-
^^ viere a les bras par-
ticuliers, & chaque Dil-
Cipline génénlle les divi-
fions & les parties, ain-
fi la Géométrie généra-
lement pnlè, eftlamére
de plufieurs autres par-
ties dont nons traiterons
dans ce fécond livre.
Ces parties font, l'Alti-
naétnCi la Longimétrie,
laPlanimétrie, la Stéréo-
métrie, laCcelométrieSc
la Metaraorphole.
C H A P. I.
De l'Altimétrte.
L'Altimétrie eft une
Sçence qui mon-
tre comnnent il faut mefu-
rer une hauteur. Mais
parce qu'il y a beau-
Coup d'inftruments pour
cela , comme le Qua-
: dran, IePantométre,l'Af^
itrolabe, le Bâton de Ja-
, cob 6cc. Nous prendrons
I feulement l' Aftrolabc ,
\ comme le plus feur £c le
j plus commode; on verra
de quelle manière il s'en
faut fervir , dans les Pro-
blèmes luivans.
Probl. I.
Aîefurer une hauteur venu
cale, dont le pied e(l ac-
ce[sible.
Soit à melurcr la hau-
teur de la tour AB.
f I ) Tirez une ligne
droite telle que vous vou-
drez du point A. comme
AC.
(z) Mefurez par vôtre
échelle ou par la chaine la
dite ligne AC. qui ait ^6.
pieds.
il) Mettez le Bâton
lur lequel l'AftroJabe eft
Nou)^eau
Traite
le
la
horizontalement attaché ,
fur C. de forte que par les
dioptres immobiles , on
puifl'e voir la ligne CA.à
la file julqu'à ion Origine ,
quied la tour, & par les
deux autres mobile.<
point B. qui marqué
hauteurjdeiatour.
(4) L'Inftrument é-
tant ainfi placé, contez G
l'abgle CDE. 340. de-
grez.
(5) Tirez auffi une
rc£tiligne lut le papier de
la longueur AC. comme
FG. Mais il faut que cela
fe faflë par le moyen d'u-
ne petite échelle faite fur
le papier , ou iur une é-
chelle de bois ou de lai-
ton. Apres cela érigez
fur G. une reftilignc.
((S) Prenez le rappor-
teur, 6c mettez le tout
droit fur FG.en loi te que
fon milieu réponde au
point F. contez en (uite
un angle de 40. degrez
égal à l'autre CDE.com-
tnc FHI.
( 7 ) Du point F. tirez ^
une reétiligne parle point
I. julqu'à ce qu'elle tou-
che la perpendiculaire G.
Comme en K.
(8) Melurez par la pe-
tite échelle la hauteur
KG. 6c ajoiitcz y encore
la hauteur du b.iton fur
lequel TAHrolabe eft atta-
che & la fomme donne-
ra la hauteiir de la Tour
AB.j
Probl. II.
Melurer une hauteur vérité
cale , dont le pied cftin-
accefsibls.
Soit à mefurer 1?. hau-
teur AB.dont le pied e(i
inacceffible , à caulede la
Rivière qui en empêche
l'accès.
(i) Tirez une ligne
droite Iur le terrain au de-
çà du F!euve,commeCD.
& que cette ligne ait ici
22. pieds. (Oblervezquc
quand on peut faire fur
cette ligne un triangle
redangle , vis à vis la hau-
teur
^e Géométrie. Liv. II.
35^
leur AB. c'cft beaucoup
mieux que fi on failoic un
autre triangle, mais au
reftc , l'opération eft la
incmc.
(z) Mettez l'inftruinent
fur C. de forte que par les
dioptrcs immobiles , vous
voicz tout droit le point
D.& par les deux mobi-
les, le point A. au delà
du fleuve. Cela fait , con-
tei Tangle CEF. qui loit
de 90. degr.
ii) Mettez l'inftru-
ment lur D. en lortc
que les deux dioptres im-
mobiles forment une mê-
me ligne avec DC. Vous
voyez par les deux autres
le dit point A. Cet angle
doit avoir z8. degr.
(^) Tirez iur le papier
une ligne égale à celle qui
cft faite dans la campagne
CD. comme GH. qui eft
de zz. pieds.
(jj Prcnczaveclerap-
porteur lur H. un angle é-
gal à l'angle CEF. c'eft à
dire, de 90. degr, comme
tîlK. 8c prolongez k cô ■
té HK. Cela fait , prenez
lur le point G. un autre an-
gle de iS. degrez, égal à
l'angle de la campagne
DOP. comme GLM. 6c
prolongez, en luite,le co-
té GM.julqua ce que ce
prolongement fe coupe
avec l'autre HK. comme
en N. Se ce point N.mar-
quera le pied de la hau-
teur A.
(6) Aiant la dijlancej
depuis l'inftrumenc jut
qu'au pied delà Tour, lé
refte le fera aifément pat
le précèdent problème.
Probl. III.
Mefurer une hametir per^en.'
dtcuLitre dont le pied efi
accefitù/e, avec ?«mbre
Jlhh bâton.
Ci) Mettez un bàtoH
d'un pied de long perpen-
diculairement dans la ter-
re,commc AB.& raefurez
l'ombre que ce bâton f*ir,
comme AC. qui loit de 3,
pieds.
34
Nouveau Traité
(:) Avec l'ombre de ce
bâton, c'eflàdire, avec
g. pieds, melurez l'om-
bre de la maifon D E.
donc vous Vf ulcx {çavoir
la hauteur. Ec d'aurànt
de pieds que fombrc de
lamdifon lurmonce l'om-
bre du bâton , d'autant
de pieds fera la hauteur de
la mailon : par ex. fi l'om-
bre de la maifon furmonte
l'ombre du bâton 24. fois;
il faut dire que la hauteur
de la maifort , cîl de 24.
^ieds.
(i) Erigez perpendicu-
lairement un bâton divi-
fé en dix parties égales ,
fôit en pieds , foit en pou-
ces, Scmeiurcz.enmême
temps, l'ombre que ce bâ-
ton tait, qui loit, parex.de
20 pieds.
(i) MefurezaufTi l'om-
bre de la maifon , dont
vous voulez connoître la
hauteur, qui foie, par ex.
de j 8. pieds.
(l) Par la régie de trois
dites , l'orobrede zo.picds
donne une hauteur de dix,
qu'elle hauteur donnera
donc l'ombre de 5 8. & Ic
tiombre fera i s).pieds.
Probl. iV.
Mejftrer le Pencham <tune
Montaone.
Soit à mefurer le pen-
chant de la montagne AB.
(i) Tirez, du point A.
qui marque le pied de la
montagne, une re£tilig-
ne, laquelle loit de 3 6. p.
comme AC.
( 2 ) Mettez l'inflru-
«nent fur le point A. &
ïcgardcz parle^ deux di-
optres immobiles, vers le
point C.Scparles2.mobi-
Ics.versle point B. le fom-
met de la montagne; cet
angle (oit par ex. de 1 10.
dégrez.
( 7, ) M?ttez l'Inflru.
ment auffi fur C. 6c regar-
dez par les deux dioptrcs
immobiles, le pied A- 2c
âeC'eomkrie- Liv. II.
35
j^ar les 2. autres mobiles le
fommet B. Contez après
cela cet angle , qui loic par
ex. de 40, ricgrez.
(4) Cela taie ,tirezune
ligne Jur le papier, longue
de 56 pieds, parce qu'elle
doit être égale à la ligne
AC, conime DE.
(5J Mettezfur le point
D.par le moyen durappor-
leur 1 un angle égal à l'an-
gle de la figure A. c'eftà
dire, de 1 1 o. dégr.comme
DFG.
(6) Mettez fur le point
E.un autre angle de 40.
dégr. qui foit égal à l'an-
gle C. comme EHI.
, (7) Prolongez les cotez
DF.&EI 5c là ou ces a.
prolongemç.ns s'enrrecou-
Probl. V.
pent,
comme en K. tirez
de ce point-là, jusqu'au
point D. une reftiligne^
qui repréfentera le pen-
chant demandé, pourveu
qu'on y ajoute la hauteur
du bâton, fur lequel l'Af-
trokbe écoit attaché.
A^efntrerh hauteur verticA'
le £unc yVIoiiragtie.
f On Ce prend dans ce
! Problcme.commc danslç
précédent, pourveu qu'on
abaiflë, du point K.qui
marque le fommet de la
t montagne, une perpendi^
cuLire julqu'à ce qu'elle
rencontre le prolonge-
ment de la ligne D E.cora-
mecn L. La ligne KL.rc-
prétcntew la hauteur ver-
ticale,
Probl. Vl.
Adâfftrer la hauteur d'aune
7 our batte fur un rocher.
Soit à mcfurcr la hau-
teur BD.
(i) Cherchez la hau^i
teur penchante de la monâ
tngne, par le Prob). II/.
dont le triangle ABC.
démontré l'opération.
(2) Faites iur k papier
t i - ' - ^^
Nouveau Traité
un triangle égal au trian-
gle ABC. comme H iK.
( % ) Mefurez l'angle
CBD. dans la campagne, ,'
qui foie par ex, de 5S.de-
grcz.
(4) Erigez fur le point
K. qui rcpréfente le point
B. 5c par conicquent le
Ibmractde la montagne,
une perpendiculaire telle
que vous voudrez.
(5) Faites, par lerap*
porteur fur le point I. un
angle égal à l'angle de la
figure ABCD.c'eft à di-
re, de 3S.dégrez, com-
me ILM.
(6) Prolongez le côté
IM. jufqu'à ce qu'il ren-
contre la perpendiculai-
re érigée fur K. comme
cnN.
(7) Mefurez la ligne
NK. elle vous donnera la
hauteur de la tourBD.fi
vous y ajoutez, la hauteur
du bàlOQ.
Probl.Vir.
Mefurer lit profondeur tPuft
pHItJ.
(1) Mefïirez (on diamè-
tre A B. qui foitparcx. de
9. pieds , & cherchez l'an*
gle BCD. qui lera de 9 o.
dégrez.
( 2 ) Mettez l'inflromcnt
fur le point A. tellement,
que vous voyez par les i.
dioptres immobiles , le
point B. & par les deux
mobiles, le fond du puits
E. & que cet angle ait par
ex. 60. degr .comme AHI.
(^) Tirez une ligne
fur le papier longue de 9.
pieds, qui reprélente le
diamètre AB.commeFG.
(4) Abaifléz , du point
F. une perpendiculaire,
qui reprélente la hauteur
BE.
( 5 ) Faites , du point
G. un angle égal à l'angle'
AHI. c'cft à dire , de 60.
dégr. comme GKL.
(6) prolongez le cô-
té
Âe Géométrie. Liv.II
té GL. & dans l'endroit
©ù ce prolongement cou-
pe la jTerpcndiculaire F.
comme en M. mefureila
diftance du point F.jul-
qu'au point M. & vous
aurez la prolondcur du
puits.
37
C H A P. II.
De U Loncime'trie.
1" A Longimérrie eftu-
•*-'ne fçicnce qui enieig-
ric à melurer la diftance
d'un lieu à l'autre , dans
la raze campagne.
.Probl. I.
Me\tirer U dtftance d^un heu
A l'autre y dant tous les
deux font açcefiibles.
Soit à mefurcr, du point
A. juJqu à B.
(i) Tirez, du point A.
une rcftilignc telle que
vous voudrez Si la melu-
rez avec la chaîne , ou par
le moyen de l' fiche! ie,
par ex. qu'elle ait :i P.de
longueur, comme AC.
(t.) Mettez le bâton
fur lequel l'Aftrolabeeft
attaché , lut le point A.
tellement que par les 2.
dioptres immobiles, vous
ne voyez que tout droit
vers le point C. & par les
2 autres.le point B.En (ui=
te, contez l'angle ADE.
qui ait par ex. yo.dégr.
( 3 ) TranVoriez l'in-
ftrumeat iurC. ôcregarr
dez par les dioptres immo-
biles vers le point A. &
par les mobiles, le point C.
Contez après cela cet an-
gle CFG. qui ait par ex.
12. dégr.
(4") Tirez fur le papier
unelignede22. P. quiloÎE
égale à la ligne AC, com<^
me Hl.
(jr) Faites avi'^ le rap-
porteur fur le poi. H. un
angleégalàl'ang'^ADF,
c'cll à dire, et ^^}<ic-,
grez comme HKL ji^ai-
tes la même choie ' '^•
58
KoiiVeau Trdkk
le point î. Se un autre an-
gle égal à l'angle CFG.
t'eft à dire, deaz. dégr.
comme IMN.
{(>) Proloncez les co-
tez HK. IM. & là où ces
prolongcmcns feront une
inrerfoclion , comme en
O.delà jufqu'au point H.
tnefurez la diftance qui fe-
ra égale à la longueur
ÀB.
Frobl. II.
Mefuren Ut alliance de deux
iienx dont Vun eft. tn^c-
cejsihle.
Soit àmelurer ladiftan-
p A. julqu'ù B. dont B.eft
macceffible, àcaufcdela
fivicre qui empêche le
paflage, pour y aller.
,{.i), Tirez, du point A.
unerctliVigne, q^iiaitpar
-ex .£ î . p'-ils de long çom ■
mcAfJ?
a x^^ Mettez l'Inflru-
ïHf iur le point A. 5c
icVatdez par lesi.diop-
%X ain:itHDhilc5,lepoinlG.
& par les deux mobiles, le
point B- Contez en même
temps l'angle A DE, qui
loit par ex.de c) 5. dégr.
{7) Portez i'mftrumcnt
fur C- 6c regardez par les
2. dioptres immobiles, le
point A.& par lesî. autres
le point B. 5c contez aufïï
cet angle CFG.' qui foit
parex.de gg.dégr.
C4) Faites Iur le papief
une ligne égale à la ligne
AC.c'eft à dire, de 11. P.
comme Hl.
(5) Sur le point H. fai-
tes un angie égal à l'angle
de la figure AOL. c'elt à
dire, dcjj^. degr. comme
H KL. de même Iur le
point I. Faites un autre
angle de ^ î-degr, égal à
l'angle CFG. comme
iiVlN.
(d) Prolongez les co-
tez HK. & IM 6c dans
l'endroit où ils s'entrecou-
pent , comme en O. abaif-
fez, de ce point jufqu'aù
point H.unc reâil gne,qui
vous donnera k diftanoc
AB.
lit
4e Géométrie, Liv.IL
Pfobl. HT.
Trouver la dtflance de deux
endroits ^«i fini tous deux
inaccefstbles.
Soit à meiurer la diftan-
ce AB.
(i) Prenez un certain
point C. ouquel cirez une
ligne droite conrae CD.
qui foit , par ex. de 3 g.
pisds.
(z) Mettez l'inftru-
ffn-iit iur le P'jint C. 8c re-
gardez, par les dcJX diop-
tres immobiles , le point
D. 6c par les deux autres,
le point A. Contez enlui-
te l'arigl. CKK. quifoir,
par ex vie 90. degrcz.
(?)Laiflc;zrinftrument
comme il eft, mais pouf-
fez les dioptres mobiles
julqu'àccque vaus pour-
rez voir par leur moyen
le point B. Se contez aufli
cet angle qui foie , par ex.
de 36. dcgrez , comiae
CHl.
5^
( \) Portez rinftru-
ment iur D. & Pajudcz
en forte , que vous puif-
(lez regarder , par les diop-
tres immobiles le point C.
& par les deux autres
mobiles, le point B.Con-
tez après cela aufTi cet
angle , qui foit , par ex,
de 100. degrez, comme
DEG.
C 5 ) Laiflez rinftru-
ment comme ileft, mais
tournez la régie dioptri-
que jufqu'à ce que vous
voyez par les pinnuies, le
pomt A. & contez cet an-
gle , qui ioit, par ex. de
trente degrez , commç
DEF.
(6) Cela fait , tirez fur
le papier une ligne de
^3. pieds , quirepiéfen-
te la ligne CD. comme
LM.
(7) Mettezfur L.deux
angles, par le rapporteur,
'' l'un Lie 90, 8c l'autre de
-) 6. degrez , dont le pre-
mier L N O. reprélente
, l'angle CHIC. & l'autre
I LNP.ranglc CHI.
' c 4 Pra;^
(8j Prolongez les cô-
tés L O. & L P.
( 9 ) Ajoutez à Vautre
point M- deux angles,
l'un de loo. dcgrez, com-
me M Q_R.. quirepréfen-
tc l'angle de la figure D
E G. & l'autre de 30.
comme MQS. repréfen-
tant l'angle DEF.
( lo) Prolongez les co-
tez Ml?.. Se MS. Se prenez
garde où ces deux prolon-
gemens rencontrent les
deux premiers , comme
en TV. Car cette diftan-
ce TV. vous donnera la
la longueur AB. deman-
dée.
Probl. ÏV.
Mesurer la largeftr ctuneS-i-
viere avec m bÀton.
( i) Elevez perpendi-
culairement un bâton fur
je bord de la rivière ,
comme A.
( i ) Fendez-le par le
bout , 5^ mette:^ dans U
"MoiiUeau Traité
fente un autre petit bâton
droit, comme BC.
(5) Mettez vous derrière
le petit bacon BC. Scfaites
avec ce bâton ce que vous
feriez avec la régie diop-
trique,c'cfl; à dire, abaiflez
le iulqu'à ce que vous vo-
jcz par BC. l'autre bord
delà rivière E.
( 4 ) Après cela, laiflant
le petit bâton comme il
eft, tournez perpendicu-
lairement le grand , jui-
qu'àcc que vous pourrez
voir, parBC. le long du
bord. Cela fait , vous re-
mettant derrière le point
B. vous prendrez garde à
l'endroit où les rayons des
yeux paflans pat C. (b fi-
nilTent fur le bord de la ri»
viere, comme en E.
( 5 ) Mcfurez la diftan-
ce E A. Elle donnera lalar-
geur de la rivière AD^
fk«i
^eCeométrie.L^v.U.
41
Probl. V.
Comment il faut transporter
une figure , delà campag-
ne Jnr le papier.
Soit à traniporter la fi-
gure ABCDE.
( 1 ) Mettez le bâton
fur lequel i'Aftrolabe efl;
attaché , iur le point E. &
regardez, par les diopires
immobiles le point D. Sc
par les deux mobiles ie
point. A. Contez en luite
çét angleE AD qui fait par
exdeCo.degrcz.
(z) Meiurcz la ligne
AE.quiloitde i^.P.
( } ) Meiurcz l'autre
ED. quiloitde24. P.
f4) Mettez l'inflru.
ment (ur D. & regardes
par les dioptres immobiles
le point C.& par les mobi-
les le pointE.Contez après
cela cet angle, qui foit par
ex. de 70. dcgr. comme
DEC.
(5-) Que le côté DC.
(6) Cherchez l'angle
CJb. âe la manière qu'on
vient de dire 6c qu'il ait
50. degrez.
{ 7 ) Mefurcz la ligne
CB.qui loit par ex. de 1 3 .
P.
(?) LecôtéBA.fefo»
ra , de foi-méme.
Cela étant ainfi fait dans
la campagne.
( i ) Tirez une ligne
furie papier de i^. P. qui
repréfentele côcé de la fi-
gure AE. comme KF.
( 2. ) Faites (ur le point
F. par le moyen du rap-
1 porteur, un angle égal à
l'angle de la figure Eda.
c'eftàdire, deôo degrcî
comme F kg.
(l ) Prolongez le côté
F g. de cet angle , & y a-
joutez la longueur de la
ligne ED. c'eft à dire , 24.
P. comme F G.
( 4 ) Faites fur G. un
atigle égal à celui de la fi*
gurç
42.
gurc Dec.
KouVeau Traité
c'eft à dire,
de 70. degrez , comme
Gfh.
C5 ) Prolongez le côté
G h. Se y ajoutez le côté
DC. c'eft à dire , iS. P.
comme G H.
■ (6 ) Mecrea far le
point Hun autre angle é-
gal à celui de la figure
C d b. qui efl: de 5'o. degrez
tomme Hgi.
(7) Prolongez lecôté
H i. 5c y ajoutez i j . P.
comme Hl.quirepré4ente
le côté CB.
( 8 ) loignez IK. cn-
fcmble , par une ligne
droite , qui donnera le
dernier côté de la figu-
re BA. & qui , enrac-
ine temps , reprélente-
ra entièrement lur le pa-
pier, la figure donnée.
Probl. VI.
Tr/insferer , àe la campag'
nejkr le papier , une fign-
re^Hieji maccefjîble.
Soie à transférer U fi-
gure ABC. (urje pa-
pier, du point D.
( I ) Tirez, du poini;
D. une lediligne mefu-
rce comme DE. qui aie
5.. P.
( i ) Mettez l'mftru-
ment fur le point D.
& regardez par les di-
optres immobiles , vers
le point E. & par les
deux mobiles , vers le
point A. Contez après
cela l'angle Df g qui aie
par ex. 105. dcgr.
( 5 ) Laiflcz l'inftru-
ment comme il cft 6c
tournez feulement les di-
optres mobiles , julqu'à
ce que vous voyez le point
B. 6c contez céc angle
D. g. h. qui ait par ex, 90.
degrez.
(4^ Laiflcz encore l'In-
ftrument comme il eft ;
regardez , par les dioptres
mobiles , vers le point C.
Se contez auûî cet angle
Dgi. qui aie par ex. 60.
degrez.
C5; Mettez rinftru-
mcnc fur E. £c regardez,
par
de Géométrie,
par les dioptres immobi-
les, le point D. Se par les
mobiles le point A.gccon-
ïez en iuicc cet angle
EKL. qui aie par ex. 50
degrez.
(6) Laiflez l'Indru-
rnent conime 1 eft , mais
regardez par les dioptres
mobiles vers B.& contez
céc angle, qui aie par ex.
70. degrez. comme EKLm.
( y) Regardez p^r les
mêmes dioptres vers le
point C. 6c contez aulH
cétaqgle, qui ait pav ex-
50. degrés, comme EK.n.
Cela étant fait dans la
campagne:
{ I ) Tirez fur le papier
une ligne de ^ i.P.coaf.nie
OP, qmloitégalcàlalg-
ncDt.
(î ) Prenez (ur le point
O.un angle de io5'. degr.
comme Oq r. qui reprc-
lente l'angle de la figure
D f g. 8c prolongez le côté
Oq.
( ^ ) Laiflez le rappor-
. Liv. IL 4^
teur comme il cft & con-
tezun autre angle de 90.
degr. comme O r Cqui rc-
prelentc Panglc Dgh. Sc
prolongez le côté O f.
{ 4 ) Cherche? le der-
nier angle de 60. degr.
comme O r t qui rcpréfen-
te l'angle de la figure
Dgi. 8c prolongez le cô-
té Or.
(f) Mettez le rappor-
teur lur le point P. & con-
tez un angle de jo. de-
grez, qui réprclente l'an-
gle EKL. comme P a b.
prolongez le côte P b.
( jalqu'à ce qu'il rencon-
■ tre le cô é Oq. comme
i en C.car ce point d"in-
j terfcétion marquera le
j point: A.
I ( 6 ) Laifiez le rappor-
teur, comme il eft , 8c
contez un autre angle de
yo.dcgr. reprélentant l'anr
gle EKm. comme P a d;5c
prolongezlecôcéPd. juf^
qu'a ce qu'il coupe le pro-
longement or, commcen
E. lequel point marque
, celui de la figure B.
' Co>
44
C 7 ) Contez un aatre
angle de 90. degr. égal à
l'angle IL K n. comme P
AF. & prolongez le côté
PF. jufqu'à ce qu'il ren-
contre le prolongement
OF. comme en G. qui
marque le point de la fi-
gure C"
( 8 ) Joignez CE. EG.
&GC.enfemble,Sc vous
aurez vôtre figure ABC.
rcpréfeniée Jur le papier.
CHAP. III.
De la Planimétrit.
LA Planimétrie eft une
fçience qui enfeigne
à raeiurer les plans, ou
la fuperficie d'une chofe ,
que les Géomètres appel-
lent Aire,
Nouveau Traité
Probl.
ï.
Aiefurer la (uperficit d'an
trtangU reElangle ABC,
) Meiurez la Cligne
qui foitde i2.pieds,
AB.
comme bafc.
(2 ) Mefurez auffi la
perpendiculaire BC. qui
loitparcx. de 8. P.
{ i ) Multipliez la -demi
bafe par la perpendiculai^^
re entière, ou la moitié
de la perpendiculaire par
la bafe entière , la fom-
me donnera la luperficie,
qui eft ici de 4,55. Pieds,
Probl. II.
Mefurer la fuperficie c^tm
triangle ejui n'a point d'an-
gle droit comme DEF.
(i ) Abaiflez, du point
F. jufqu'àu côté oppolc
DE. une perpendiculai-
re, qui divile le trian-
gle donné en deux trian-
cie Géométrie. Liy.II.
4^
gifis rcftanglcs, comme
DGF. & FGE.
( 5 ) Mefurez ces deux
triangles , comme il a été
die dans le problème pré-
cèdent , c'cft à dire , mul-
tipliez la bafe entière
comme DG^ & GE.
par la demi perpendicu-
laire FG. ou la perpendi-
culaire entière par les demi
baies.
de ce triangle. Enfin t-
joiàccz 50. à 60. le nom-
bre qui en proviendra fe-
ra 90. pieds, qui cft tou-
te la fuperfice du triangle
propofé DEF.
Remar^fies.
Si l'une des lignes
qu'il faut multiplier en-
femble a feulement des
Par ex. pour le triangle Toifes , & l'autre des
Toifcs , Se des pieds , pre-
nez dans la multiplica-
tion, au lieu d'une Toi-
le , 6. pieds. Par exem-
ple , fi l'on écoit oblige
fept ~
DFG.que la baie DG.aic
par ex. iz. P. 8c la perpen-
diculaire FG. 10.
Prenez la demi perpen-
diculaire , c'eft à dire , j .
P. 8c la multipliez par la i de multiplier
bafe, quiefl: de 12 P. &
la fommc iera de 60. pieds
qui marque la iuperEcie
du triangle D F G.
Pour le triangle FGE.
que la bafe G E. foit de
6. pieds, Se que la per
pcndiculaire FG. refte la
même , c'eft à dire, de
lo. Pieds. Multipliez 5.
par 6. ou trois par dix ,•
la fomme fera 50. pieds ,
ce qui fera la luperfkie
Toi-
fes , par huit Toif. qua-
tre pieds , il faudroit
mètre au lieu de la pre-
mière fomme, fix Toi-
les Se fix pieds, puilquc
ces fix pieds font une
Toile; car manquant de
pieds on ne pourroitpas
multiplier les quatre pieds
de la féconde fomme ;
ainfi ce nombre Icroit
quarante-huit Toif. vingt
8c quatre pieds: car hx
nul«
4<î
multipl'cz par huit, font
quarante-huit. Se quatre
Hiultiphez par fix ^ font
vingt & quatre.
5r. II.
Si l'une de cts mêmes
lignes n'avoit que des
Toifcs, & que l'autre eût
des Toiles, des pieds &
des pouces. Par ex. S'il
faloit multiplier 6. Toi-
fês, par 8. Toiles 4. pieds
6. pouces; voici de quelle
manière il s'y faut prendre
C I ) Mettez ces 8. T.
4. p. & 6. pouces en lig-
ne.
(z) Au lieu de 6.
toil. prenez 5 . T. (j. pieds ,
& mettez le premier chif-
re y. louz 8. parceque tous
deux marquent des Toi-
fes. Otez un du lecond
chifre 6. en Ibrie qu'il ne
refte que 5 . pieds à mettre
fouz les quatre de la pre-
mière loramc: reduifezà
i2. pouces le pied que
vous en avez ôté : car 1 2.
pouces compofenc un
TSloùVeaii Traité
pied : après quoi , mettez
les Ibuz Ifes 6. pouces de la
première fom me.
( 3 ) Aiant fait cela
multipliez 5". par huit ,
& le membre 40. mar-
quera les Toiles : multi-
pliez aîiflî 5. par 4. &
j le nombre 2». marquera
I les pieds. Enfin multi-
plez 6. par 12. &; Is nom-
bre 72. marquera les pou-
ces. Ainfilafommede la
figure entière fera 40.
Toif zo. pieds, jz- pon-
ces.
S. III.
Reduifez en Toiles.pat
6. les pieds, qui fortcnt d<t
la multiplication, 6c di-
vifez les pouces par 1 2. le
nombre montrera lés
pieds, par ex. 7a. pouce»
donnent 6. pieds, & 20.
pieds donnent 3. T. ».
pieds.
h(f
de Ceometnè, Liv. II.
ProblV.
47
Probl. III.
JUtfurer la Superficie d'un
jQu.i>7e' éi^fiiUteral re^'
angle ABCD.
I
Multipliez un côté par
l'autre par ex. AB. qui
ait ici I i pieds, par BC.
qui ait aùfli u.pieds,parce
que les cotez iont égaux
entre eux ; le nombre
qui en proviendra fera
124. pieds, qui marque-
ront la lupei -ficic deman-
dée
Probl. iV.
AieÇurer U (ûperficie dn Pd-
ralUlograwe ABCD.
Multipliez un petit côté
qui ait par ex. 6. pieds ,
commcBC. par un grand,
comme Ab. qui ait, par
ex. u. pieds, Sclafom-
mc 72. fera le nombre des
J> ieds que la fuperficie de-
mandéeé eonticnt.
Trouver la fupeffcie etun
Rhomle, ah éd.
( i ) Abaiflêz, du point
A. une perpendiculaire
jufqu'à la ligne D C. conï-
meAE.i
(i) Abaiflez de mê-
me,' du point B. unautrc
perpendiculaire & y ajou-
tez la longueur AE. com-
me B F. & joignez CF.
enlemble, par une ligne,
droite , en forte qu'au
lieuduGubevousayez le
Quarré long A B Ë F.
Vous trouverez la lupcrfi»
cie par le Problème précè-
dent. Voyez le Probl.
XXVIlI.Liv.ï.Chap.2.
Probl. VI.
Trouver U [ûperficie d^un
Rhorabcide, ABCD.
( I ) Tirez , du point
A. une perpendiculaire
julqu'à la ligne DC* oppo-
leé comme A F.
ti-
{ 2 ) Tirez un autre
erpendiculaire du point
èc mettez la longueur
AF. comme BE.
( 5 j Joignez CE., en
fcmblc , par une reftilig-
nc , en forte qu'au lieu du
Rhomboïde ABCD. vous
ayez le Parallélogramme
ABE.F. Vous trouverez
la Tuperficic par le Probl.
IV.deccChap.
Prob. VII.
Irtuverla Superficit de cha-
ijtu QutBrrt tnéqmlate-
ral.
Soit donné le Quarré
ABCD.
{i ) Divifez ce Quar-
ré en deuxtrianglesABD.
&CDB.
( i. ) Partagez chacun
KouVeau Traité
Problèmes de ce chapitre :
joignant en lemblc touteâ
les lommes qui provien-
dront de CCS triangles , cet-
te ibmrae fera la fupcrficife
demandée.
Probl. VIII.
Trouver la (ùperficieùe chA-
que Polt^one régulier.
Soit donné le Pentago;
ne régulier ABCDE.
( I ) MefureZ un côté
du Polygone, comme AB.
qui foit par ex. de 6. Toi-
les. Multipliez ce nombre;
parle chifrc qui montre li
pluralité des côtés du Po-
lygone, comme ici par
cmq , parceque ce Poly-
gone n'a que 5. eôtezj \i
Ibmme qui provient de
cette multiplication , fait
de ces triangles en deux la longueur de tous les cô'.
reétangles, comme ÂBF.
BCE. ADF. DEC.
(j) Ayant CCS 4. trian-
gles reétangles , cherchez
leur lupcrficie . félon les
régies des deux premiers
tez.
(2)Trire2ducotéquc
VOUS voudrez une perpen-
diculaire dans le centre du
Pentagone F.comme FO.
Scinelureiauffi cette lig-
ne
de Géométrie. Liv. IF,
'A9,
ne , qui aura par ex. 5. i
Toiles.
( ^ ) Multipliez la fom-
nic lie tous les cotez , par
la moitié de cette perpen-
diculaire ; le nombre qui
en proviendra tera la lu-
pcrficie demandée.
Probl. IX:
Trouver ia fuperficie de
chaque Polygone trrégulter
ABCDE.
( I ) Di/ilcx toute ia
figure en triangles redan-
gles ; comme ce pentago-
rfcirrcgulierABCDE.en
ABG. BCG. AD H.
CDH AEFScDEF.
( 2 ) N'ayant que des
triangles rcftangles obler-
vez ce qui a été dit dans le
ï. Problème de ce chapi-
tre i la lommedetous les
triangles réduite en une
feule donnera la fuperficie
aemandeé.
Probl. X.
Trouver U fuperjicie d'an
Cercle.
Redtiifez le cercle en
lin triangle reélarglc , ic-
lon les régies du Probl.
21. du Liv. i.Chap. i.Sc
cherchezaprés celuia l'j-
perficie , par les régies dii
Probl. I. de ce chapitre;
Probl. XI.
Trouver la fùptrficie d^unc
figtire Ovale.
(■i) Divifez la figure
propolée en 4. parties éga-
les, comme ABCl». De
ibrtequelaligne AB. faf-
le un diamètre , 8c CD.
l'autre.
(1) Cherchez le dia-
mètre proportiooel de ccà
deux diamètres ; vous
le trouverez de cette ma-
nière.
Mettez le diamètre AB'.'
fur une ligne longue , 8c
d lut
5^
fur la mcme ligne ,
point B. mettez l'autre
diamétreCD.commcBC.
Apres cela, prenez la moi
tiédcla didancc AC. juf-
qu'au point B. comme
CB. qui Icra le diamètre
proportionel , & partagez
cette ligne EB. en deux
parties égales , comme
EF. FB. Tirez enfin , du
point F. un cercle par les
points EB. qui fera auffi
grand que la figure ovale
donnée.
( g) Ayant ce cercle,
cherchez fa fuperficie.de
même qu'au Problème
précèdent , c'eft à dire , c-
levez (ur B. qui marque
l'extrémité du diamètre,
une perpendiculaire &
mettez trois fois deflus la
longueur du dit diamètre
Eli avec une {êptiéme
partie encore du rocmc
diamètre, comme BG.
( 4 ) Joignez le centre
Noul^eau Traité
du
cle donné. Sa fuperficie fc
trouve', félon les régies
du I. Problème de ce
Chapitre.
Probl. XII.
A'fefurer la fuferficie de ckù
cjue Prramidt èquiUtc»
raie.
Soit donnée unePyrami-
de qui ait pour baie le
quarré équilateral abcd.
( I ) Cherchez la lu-
perficie de la baie par le
Probl. 5. de te chap. qui
foit par ex. de 48. pieds.
(z) Multipliez un cô-
té de la baie, comme AB.
par la hauteur de la Pyra-
mide EF. c'eft à dire, 12.
par aS.dont la fomme fera
556. pieds.
(:;) Multipliez ces 33^.
pieds par le chifre qui
montre la pluralité des cô-
tezde laPyramide,comme
du cercle F. Se ce point G. j ici par^.puifquccette figu-
enlcmble, par une ligne jrcn'aquc4. cotez, donc
droite, qui rendra le trian- j la fomme fera 15-44. pieds,
gle reâangle égal au cer- ( 4 ) A cette lomme
de Géométrie. Liv.II.
5*
ajoutez latupcrficie delà
baie , c'eft à dire , 48.
'pieds; & vous cri aurez
Ma fomme générale, qui
fera la fuperficie de la
Pyramide propolee, fça-
Voir, 155» J pieds.
Probl. XIII.
Trouver la Superficie con-
vexe cCun Cjlmdre nc-
ttltgne.
( i ) Mettez le côté du
tylindre BD. /ur une lig-
ne longue.
(z) Mettez fur la mê-
me ligne , commançant
du point D, le diamètre
de la ba(c de vôtre Cylin-
dre, marqué CD. comme j
DE. I
(5) Partagez la diflan- j
cetB en deux parties é- 1
■gales , comme B F. EF. |
(4) Avec la diftance j
FD. tirez un cercle , qui
contienne la fuperficie
convexe du cylindre pro-
poié laquelle vous trouve-
rez par le Probl. zi. chap.
a. du I. Livre, qcîenfeig-
ne à faire un triangle reét-
angleégal au cercle don-
né. Aiant, donc ce trian-
gle, cherchez fa fuperfi-
cie , ielon les régies du L
Problème de ce chapi-
tre.
(5) Aiant trouvé la fuper-
ficie du triangle reélangle
qui repréfcntoit la lu aerfi-
cie convexe du Cilindrc
cherchez aufîi la fuperficie
des i.balês de vôtre Cilin-
dreparlel. Probl. de ce
Chap. Ajoutez la fomme
de ces deux bafesà la fom-
me qui provient du trian-
gle repréfentan: la fuperfi"
cie convexe du Cylindre ,
fans y compter les bafesjSc
vous aurez une (omme gé-
nérale, qui vous marque-
ra route la fuperficie du
Cylindre propofé avec fes
bafes. Voyez fur ceci le
J. Livre d'Archimedc , de
Sph£ra ^ Cjlindro. Prop,
XIII.
à g
Prob!.'
TSlouVeau Traité
Probl. XIV.
Trouver
■vexe
l.cr.
U fiiperf'cie
d'un Cône
con-
régU'
Soit donné le Cône
ABD. Se le diamètre de fa
baie AD.
( I ) Mecteilecôtédu
Cône DB. furunereâii-
ligne.
(2) Mettez fur la mê-
me ligne le dècnidiamécrc
CD. comme DE.
( 1 ) Partagez EB. en
deux parties égales , com-
me EF BF.
(4) Prenez la diftanceFD.
6c en faites un cercle, qui
ioit auffi grand quele Co-
fte ,'fans y compter la baie.
(5'; Reduilez ce cer-
cle en un triangle reétan-
gle, par le Probiemedu 1.
chap. du I. Livre , Sc cher-
chez-en la iupcrficie, par
le I. Problème de ce cha-
pitre.
(6) Chcrchez:,parces
deux problèmes alléguez
k iuperâcie de la bafê de
vôtre Cône, 8f ajoutez
cette lommeà la premie*
re i le nombre qui en pro-
viendra,montrera toute la
luperficie convexe de-
mandée. Voyez Archi-
med.l.c,propo(, XIV.
Probl. XV.
A-ïefurer /ajuperficte convexe
(d'un Globe.
( I ) Melurcz le di»
mécreAB. qui ait par ex
9. piedsi
( : ) Cherchez la cir-
conférence du diamètre ,
qui eft tousjours^.fois plus
grande que le diamé[re,5c
encore dune lêptiême
partie.
9 ) Multipliez le diamètre
par la circonférence; le
nombre qui en proviendra
fera la fuperficie convexe
demandée.
Prôbl
Probl. XVI.
'Mejurer la juperficie de
chaijHe Iraftzje, comme
ABCD.
On s'y prend dans ce
Problème comme dans
le leptiême de ce Cha-
picre.
Probl. XVII.
Trouver la ftitierficie de la
de Géométrie. LivAL ^y
(5 J A cette Comme a-
joûtez vncore la longueur
de la perpendiculaire , qui
elt de 4. Toiles , & vous
aurez la longueur du dia-
mètre, pour achever la
bafe.
( 4 ■) La bafe étant a-
chevée, cherchez le trian-
gle reftangle, quiîuilcr^
égal, par le XXI. Probl.
du chap. ?. du I. Livre. A-
prés quoi , vous trouverez
la luperficie de ce triangle,
par le I. Problème de ce
chapitre.
ùafi d'une Tour ronde,
dont il ti'yaijt'.e la partie
ABCD. accej/îifie,
( I ) MefurcT; la ligne
AB. quiloit parex.de I4.
Toiles , Sctirezdu milieu
de cette ligne,une perpen-
diculaire jufqu'à l'arc >
comme DC. qui loitpar
çx. de 4. Toiles.
(1) Multipliez la diftan-
ceAD,par fon refteDB.
c'eft à dire , 7. par 7. Après
quoi di vUez par le nombre
qui en provient la perpen-
diculaire DC. c'eft à dire
Çar4."
CHAP. IV.
Delà Stéréométrie.
La Stéréométrie eftune
fçicnccqui montre com-
j ment "il iaut chercher la (o-
lidité d'un corps. Lafoùdi-
! te eft une grandeur qui a.
, la longueur, (a largucur&C
(onépaiflejr.
?robî;;
54
TSlouVcau Traité
Piûbl. I. - j parle Probl.z. Chap. g.
Liv. X. qui lêra ici de C.
Trouver la folidite d''Hn Fa- I pieds.
rallelepip. de.
(i) Mefurez la hau-
teur, la Icngucur £c la
largeur du Parallélépipè-
de.
( 2 ) Multipliez la lar-
geur AD. qui foit par ex.
de deux pieds , avec la
longueur AB. qui (bit de
( 2 ) Mefurez la hau-
j tçur CF. quiiera ici de
9, pieds.
I ( :5 ) Multipliez la ba-
ie par la hauteur, c'eft
à dire, 6. par 9, £c la
fominiej 4. montrera la Ic-
lidité demandée.
Probl. III.
4.pieds, Sclalomme don-
nera la fuperficie de la ba - 'trouver U fohdite d'un Cy*
(3) Multipliez ce nom-
bre de la baie par la hau-
teur du Parallélépipède
AH. qui aura ici 8. pieds ,
£c la (bmme qui en pro-
viendra montrera la foli-
dité demandée, quiefticil dc5. pieds
de 64.;pieds. J I 12,} Cherchez Ja hau-
tcur.duCylmdre AB. qui
_ hndre.
{ I ) Cherchez la fu-
perficie de la bafe par le
Probl. 2 1 . l^iv. i . Chap.
: . & par le ProbU r. liv. 2.
Chap.j. quilbit, par ex.
JProbl. II.
(oit ici de
:9.piças. ..^,^V.-/i
C ^ ) Multipliez la fu-
TyoHver,. kx folidtte. <i'«.«» perficic delà bafe par la
.■■.•^y.Prtfnte. hauteur, ç'elt4d'rc, 5.
_,..;- par 9. & la (forame 4J.
(i) Cherchez la fil- donnera la .Ipli^iité. dçj',
peificie delà baie ABC» man^éej fj .Daui:.;:L-jf-
de Géométrie. Liv.îl.
51
Probl. IV.
TroHverla folidtlê des Pyra-
mides & des Cônes,
( I ) Mefurez leur hau-
teur F£. 8c A B qui loit
parex.de 12. p.
(z) Cherchez la fuper-
ficie de leurs bafcs, &
même celle de la Pirami-
de propoféc , par le probl.
6. Chap. 5. liv. z. qui foit
de 1 6. p. Se celle du cône
parle Probl. 10. Chap. 3.
liv. 2. qui foie auffi de 16,
pieds.
( ;j ) Multipliez la hau-
teur entière parla troiûé-
me partie de la bafe , c'cft
à dire, 12. P. par 5, p. Se
4. pouces, ou la bafe en-
tière par la crofiéme par-
tie de la hautrcur, c'eftà
dire , lé. p. par 4. La
fomme 64. montrera la
folidité de la Piramide,
& du Conej car celui-
ci cfl égal à la Piramide
propofée ; Se puis qu'il
i?,ut çh.erçh,cr fa. Iplidité,
comme celle de la Pira-
mide , elle iera auffi égale
àlalolidité de laPirami=
de même.
Probl. V.
Trouver k folidil( d^ua
Globe,,
( I ) Multiplier le de-
mi diamètre AB. par la
fuperficiedu globe, que
vous trouverez par le
Probl. 15. du chap. pré-*
cèdent.
( 2 ) DJvilêz cette fora™
me par trois 6c le nombre
qui en proviendra morif.
trera laloliditicé deman-«
dée.
par ex. le demidiamé-
trefoitdeiS.p.&laiuper-
ficie convexe de 985 e.
Multipliez cette fomme
par 28, 5c il en viertdra
275'5;68. Ce nombre di-
vilé par trois donnera la
folidité demandée c'eft à^
dire, supiiyj f icdSj^
h
Probl
Nouveau Traité
Probl. VI.
iïOHver L% joHditc cCunTe-
tra'edre.
Comme le Tetraëdre
n'eft aurre chofe qu'une
Pyramide triangulaire 6c
équilaieralc, il fauc cher-
cher fa iolidité par le
Probl. 4. de cechap. c'eft
à dire, multiplier la balè
par la croificme partie de la
hauteur , ou celle-ci par
la tro;lîéme partie de la ba-
ie: le nombre qui en pro-
viendra en montrera la
folidiié.
ProblVir.
Trouver la foltdiH' d'un
OBû'edre.
Comme l'Oftaëdre eft
compolé de deux Pira-
niides égales , qui ont
une bafe commune, c'cft
à dire, un quarré cquila-
lisral reftangle.
f I ) Chercher, la (olidi-
té d'une de ces Piramides
par le même Probl. 4. de
ce chap. qui loit par ex. de
16. p.
( 1 ) Multipliez ces 16.
pieds par i. le nombre qui
en proviendra montrera
la Iolidité demandée ,c'e(l
à dire . ^z. pieds.
Probl. VIII.
Trouver la (ohditi d''un n
Dodécaèdre.
Lors qu'on tire, depuis '
le centre du Dodecaëdrç
dans tous les angles, une
re£tiligne, on forme ti.
Piramides égales , dont
chacune a pour baie un
Pentagone régulier, c'eft
pourquoi.
( I ) Cherchez la loli- '
dire d'une de ces II. Pyra-
mides par le même Probl.
4. qui ait par ex. 1 2. pieds.
(i) Multipliez ces 12.
pieds , par la pluralité des
Pyramides, c'cft à dire pav
de Géométrie. Liv.II.
57
ji Scie nombre 144. qui
en proviendra monirera
ia iblidité demandée.
Probl. IX.
Trouver la Jolidite ci*m I-
cafi'ejre.
Comme ce corps for-
me 10. Tétraèdres égaux,
quand on tire dé fon cen-
tre des redilignes dans
tous les angles qu'il for-
me:
(i) Cherchez par con-
fequentlaibl;dité d'un de
ces Tétraèdres par le mê-
me Probl. 4- de ce chap.
qui ait par ex. S pieds.
( i ) Multipliez ces 8.
pieds par Je chifre qui
marque la pluralité des
Tertaëdres , c'eft à dire ,
par 20. La lomme qui en
proviendra fçavoir 160.
montrera la folidité de-
mandée.
Probl. X.
Trouver la johditéd'm Ctû
be, (^ d^H» Parallélo-
gramme,
Multipliez par les Pro-
blèmes 3 . 6c 4. du chap,
précédent, la fupeificie
de la baie , par la lon-
gueur ; ce qui en pro-
viendra en montrera la
Solidité.
Probl. XL
Trouver la [oltdiié cPutt
Rhombe & d^nn Rhom-
boïde.
Cherchez la fuperficie
de la bafc du Rhombe par
I le Probl, 5". du chap. prc-
i ced. & la fuperficie de la
■ baie du Rhomboïde, par
; le probl. 6. du même
chapitre. Les aiant trou-
vez, multipliez chacune
de ces bafes par leur lon-
gueur , comm'il a été die
au probl. précèdent, ce
qui en provient donne la
folidité. Probl.
t«
Nouveau Traite
Probl. XII.
Trouver la folidit c ^une Mu-
r Mlle y RemfiWt ., Cour-
tine, &C.
Cela fe fait par le Probl.
I. de ce chap.
CHAP. V.
De lit Coehmùrie.
LA Coelome'trie cftunc
Içience , qui montre
çommencil faut trouver la
capacité vuide des corps,
c'eft à dire , comment il
faut mefurer les corps
creux , pour fçavoir com-.
bien ils contiennent. Les
corps Cylindrimétriques
ont befoin a'une échelle
Cylindrimétnquc , & les
corps Cubitnetriques d'u-
m échelle Cubimet-
xique. Si bien que ces
deux échelles font requi-
ns dans la Coelométric,
Probl. I.
Trouver la capacité tC un Pa-
ralleleptpede creux.
Souz ce non j'entens
chaque corps quarré, par
ex. une chambre, un gre-
nier, une cave , une tour^
qn puits &c. Tellement
que fi on en veut Içavoir
la capacité, il faut:
( i ) Mefurer avec la
verge Cubimétrique la
longueur, la largeur 5cla
hauteur.
(z) Multiplier la lon-
gueur par la largeur, 8c
multiplier encore cette
Ibmme par la hauteur.
( 3 ) Examiner com-
bien de mefures cette fom-
me fait lur l'échelle , 8c
vous trouverez par ce mo-
yen la capacité demandée.
Probl. II.
Trouver la capacitt' d'un
Fofe.
(i) Mefurez fa lar-
geur
de Géométrie,
geuren haut AF.quiloit
de If. T. T.p.
(s^) Mefurez la lar-
geui,paren basCD.qui
loir de 1 1. T. ç.p.
(^5) Mclurez fa pro
fondeur CG. qui foiç-de
9.'.T- - V
_ (4,) Médirez (à lon-
gueur, quiloicde496.T.'
( f) Reduifcz les deux
largeurs en une iomme ,
§i en njultiplicz la moi-
tié, par la longueur <ia
folié i il en proviendra
64^8. Toifcs.
,-, (6) MuUiplici; ees
64'^ 8. T. par la profon-,
deur du lofié , qui eft de
9. Toiles; letiotn^requi
en proviendra , fçavoir ,
57^142;, Xoil.'ou' ;^476fi,
pieds, montre lacapaqtc
demandée. .va^^s
•>! -.JRcpbi. 111.
TrûdVir l(t capacite'def Ço- ;'
Igmnei, des ToHn^^fS, ah-
.iPieifirifmts.
LivAÎ- 55
cubimécrique la hauteur
du Prilme: i .
(z ] Cherchez la luper-
ficiede (a.bale..'
(5) Mulnpliçz ce nom-
bre par la hauteur, vous
en trouvefs^ ,ia capaci-
té. . . .,!-. '. V
"ProbLlV,
... .... . . j
Trouver A* cadette de chfir^
(jue Pyramuk 'ftguUcrt.j_^
;(,! ) Meijirçz avec la,
Verge ÇJubiuiétrique 1^'
fuperhçie 4e la^ balf, , .rj.,
(i) Melùrei àulfi.Jjir
hauteur.
(:5) IV^u^ipliez , la hau-
teur par la luperficie de la
balç.". '■ :,:, • ; ~
(4J Divilçz par trois le
nombre qui efl provenu
de cette m.u^iplication: ce
qui en pr.i^viendra fera I9;
capaciiérr.î ,1
(jJ"Mefwrez.avec k verge.
1.
j
l'ff
iè
T^ouVeau Traité
Prob. V.
Trouver la capacité ^un
Cône.
•^^'i )= Mefurez avec la
Verge Cubimécrique, ou
Cylindrimétrique la fu-
pcrficie de la ba(è.
(2) Multipliez ce nom-
bre par la troilîérae partie
delà hauteur.
X]) Divifez ce nombre
firovenu de cette multi-
plication , par trois ; ce
qui en provient montre
Incapacité.
Probl. VL
Trouver la capacité d'un
CjUndte.
(0 Cherchez avec la
Verge Cilindrimétriquc,
la fuperficie de la baie.
(i ) Multipliez cette
luperficie par la hauteur
du Cylindre ; le nombre
qui en proviendra , mon-
trera la capacité deman-
dée. " "
Probl. VIL
Trouver la capacititCun Cv
Itndre dont les bafès font,
migales. ''
(i) Cherchez avec la
Verge Cylindrimétrique.
la iupcrficie de chaque
baie.
(z) Reduifez les deux
(upeificiescnune lommef
& multipliez la hauteur:
du Cylindre • par ■ W
moitié de cette fomrhéy
le nombre qui en pro-
viendra montrera la capa^
cité.
Probl. Vlir. Q
Trouver la Capacité d?-utK
tonneau dont les fonds (ont^.
igaux.
11 faut remarquer ici
que la Verge avec la quel-
le on veut jauger le tonne-
au , eft marquée par des
melures différentes, car
d'un côté de la jauge il y \
les parties i^u'il faut em-
ployer
de Géométrie. LiV.lt.
Ci
ploier pour la longueur du
tonneau , 6c de l'autre
les parties qui en marquent
la profondeur. Pour iatil-
faire donc à la demande:
( I ) Meliirezla fuper-
ficied'tin fond AB.
( z ) Meturez par le ;
bondonla profondeur du
tonneau CL). 6c parla la
fuperficie du milieu du
tonneau.
(5) Reduilez ces deux
fômmescn une.la moitié
de laquelle multipliez par
la longueur du tonneau ;
ce qui en proviendra mon-
trera la capacité.
Probl. IX.
Trouver la capacité' d'un
tonnneai*, dont les fonds
font tmgAux.
( I ) Mefurez le dia-
mètre du fond AB. te par
ce diamètre connu, la fu-
perficie même.
il ) Mefurez l'autre
diamètre EF. 8c par ce di-
atïictre connu , la luper-
fkie de l'autre fond.
( j ) Ajoutez CCS dcu^t
lomraes enlêmble.
( 4 ) Cherchez la pro-
fondeur du tonneau CD.
par le moyen de laquelle
vous trouverez aiiément
la lupcrficiedc la circon-
férence , par les règles du
XXII. Prob. du i. Liv.
Chap. a. & par le X. du
H. Liv.Chap. 3,
($) Ajoutez la Ib m rnc
de cette luperfîcie à la
moitié de la fommc que
produiient les deux fonds;
Apres quoi multipliez ,
par la longeur, du ton-
neau la moitié du nom-
bre qui eft provenu de
Cette addition; Vous etï
aurez la capacité.
CHAP. vr.
De la Mîtamorphofi.
LA Métamorpholè eft
une Science, qui enfeî-
goe, comment il faut
augmenter, ou diminuer
les
!^^
>i
^^oUVeauTniite
ies Figures propolées , ou de la h.iuteur AB. qtii Tc-
Icur donner une ftutre tor-
viti 11 faut remarquer ,
que ce qui ell dit des Figu-
res , s'entend aufli des
Corps , lors qu'il arrive
qu'on leur donne une au-
tre forme que celle qu'ils
avoient auparavant. Mais
comme nous avons tou-
ché quelque choie de cet-
te Science, au 4. Chap.
du I. Livre /depuis le
probl. XXI. julqu'à la fin
du chapitre , nous ne par-
lerons maintenant que de
la Métamorphdfe des
Corps.
Probl. ï.
Changer un Cylindre en un
F/tr.illekfiipecle , ael.i me-
mt hoHtetir.
(j) Au lieu de la bafe
du- Cylindre CSF, faiies
ùnQi;an-é ABCD félon
le Probl. XX 1 1 1 . du chap.
^.du I. livre.
; (2) Elevez îurAB'^D.
.'quatre perpendicuLiircs ,
■ prtiente la hauteur duCy-
lindre, comme EFGH.
(:>) joignez EF. EH.
FG.&GH.enlemble,paf
des lignes droites ; Vo-
tre Pdrallclepipede ierai
fait.
Probl. IIo
Donner aa Cône la forme
d'une Pyramide , de la
même hauteur.
( I ) Faites un Trian-
gle , Quarré , Pcncagone,
ou autre Poligone qufi
vous voudrez , égal ù la
baie du Cône CBD.pour
la baie de la Pyramide,
comme ABCD.
(2) Elevez du milieu
de la baie F. une perpen-
diculaire & y mettez la
hauteur du Conc BA,
comme FE. Après quoi ti-
rez ABCD. dans ce point
E.&la pyramide lera faite.
ProbîJ
de G'eomett
* Probl. III.
Changer le Parallélépipède
en Cjlindre.
Faites un cercle égal à
la bafedu Parallélépipède
& élevez ce cercle de la
hauteur du parallélépipè-
de, & vôtre Cylindre fe-
ra fait.
Probl. IV.
Donner a U Pyramide lit
forme d'un Cône.
(t) Faites un cercle é-
gal à la baie de la Pyrami-
de.
(i) Erigez , du milieu,
une perpendiculaire qui
ait la hauteur de la pyra-
mide, comme B A.
(5) Tirez les extrémi-
tés du diamètre CD. lur
le fommet de cette per-
pendiculaire A. 8c le Cône
fera fait.
ie. Liv.II.
Probl. V.
'5;-
changer un Prifme oh Cylin-
dre en Pyramide,oM en Cô-
ne de la même hattteur^oii
fmre le contraire.
(i) Faites la bafe du
Cylindre trois fois plus
grandc,par le probl. 1 i.liv.
1. chap. î,
(z) Erigez, du milieu,
une perpendiculaire de la
hauteur du Cylindre; 8c
tirez les cxtrcmitez du
diamètre vers le lommec
de la perpendiculaire ; la
pyramide lera faite. De
cette même façon on peut
donner au Cylindre ou au
Priime la figure d'unConc
Au contraire quand on
veut faire un prilmc ou
un Cylindre égal à la py-
ramide ou au Cône; il
faut faire la baie de la Py-
ramide ou du Cône, trois
fois plus petite , & élever
en fuite fur cette bafe le
Prilmc ou le Cylindre de
la hauteur du Cône ou de
la Pyramide donnée.
Probl.
^4
KouVeau Traite
Probl. VI.
T^re m Cube t^al au Tard-
Ulepipide.
(i)Laba(eduParalIc-
lèpipedè étanc quarrée ,
cherchez la moienne pi"o-
portioneile entie la hau-
teur Pan.Uelepipedicjue ,
& un cote de la bafè : 8c
cecre porportionelle fcrala
vrayedittance , pour faire
le Cube demandé.
(z) Mais fi la bafe efl: un
quarré long , on en fait
premicreuicnt un quarrë
équilateral par le Probl.
25.Liv.i-Chap.2. Après
cela , on pouribit le relie
comme on vient de le dire.
Probl.VIf.
Faire un Citbe igal ntt Cy-
lindre donne'.
(i) Faites au Cylindre
donné un Parallélépipède
égal, par le probl. I. dé CÈ
tbap. Après cela;
(2) Faites à ce Parallé-
lépipède un Cube égal,
parle probl. précèdent 8c
vous aurez le Cube de-
mandé.
Prdbl. VIIL
Faire ftn Cube égal au Con'e
donne.
(i) Faites un Parallélé-
pipède égal au Cône don-
né , par le probl. 5. de ce
chap. Cela fait ;
(i) Faites au F'arallelc-
pipedc un Cube égal , par
le probl.(>. de ce chap.
Probl. IX.
Faire un Cube égal à la Pyra-
mide.
On s'y prend dans ce
Problème , comme dans S
le précèdent.
Prôbi
de Géométrie. Liv.II.
Probl.X.
<îf
Faire un Cône e^alatt Globe.
( 1 ) Prenez le plus grand
cercle de vôtre Globe, Sc
faites le 4. fois plus grand
parle Probl.ii.L.I.Ch.2.
~ (2) Elevez de defliis
ccttcbale un Cône d'une
hauteur égulc au Demi-
diamètre du Globe AB.
(?) LeConeCDE.Ic
ra égal au Globe ABD.
Probl.Xr.
Taire nu Chbe tgd ah Globe
donni'.
( i) Faites un Concé-
gal au Globe, par le probl-
précédent.
(z) Faites un Parallélé-
pipède égal à ce Cone,pa;r
le Probl.j.decechap.
(?) Faites enfin , un
Cube égal à ce Parallélé-
pipède, par le Probl. du
même chapitre.
Nous finiflbns ici ce
Traité de Géométrie, é-
tant perfuadez , que k^
choies que nous avons di-
tes fuffifent pour ceux qui
veulent faire des progret
dans les Fortifications.
t I N.
tK:
TABLE
Des
MATIERES,
Contenues dam ce Traite de Géométrie,
Chap.u Explication des tcf
mes. 3- '
Chap. 2. §.i. Comment il faut
tirer une ligne parallèle a la
ligne donnée. 6
§. z. Comment il fauttircr, d'un
pomtdonné.unc Parallèle à
la ligne donnée. 7
j.j. Elever une perpendiculaire
iuron point donné de la lig-
ne donnée, ibid.
» 4. Eriger une Perpendiculaire
à h find'une ligne.
§.5. D'un point donné, faire
tomber une perpendiculaire
fur une ligne donnée. ib.
»,6 Dinlerla ligne donnée en
deux p.iriieségalcs. 8
4.7. Oivifcr la lione donnée, en
plufieurs parties égajcs. ib.
5. 8. Décrire un angle égal à un
angle donne. ib.
i.g.Divifer un angle en x. par-
ties égales. 9
j.io. Mener un cercle par trois
points donnez, ou achever
le cercle n'en ai.int qu'une
partie , ou trouver le centre
d'un cercle donné. ib
>, 1 i.Faire le cercle donne 2.3.4.
tViis plus grand. ib
1. 12. Faite une Ovale. 10
Mj. Faire une fifure Spirale, i!
«.14. Divifer le cercle e.u 560.
parties égales. ib.
}. 1 5. Faire un triangle équilate-
ral. ib.
♦.16. Faire un Triangle égal au
donné. li
i.tj, Diviferuntrianglcen plu-
iieurs égaux. ibid.
S )8. Faire un Quarté équilate-
rai ib.
}.i9. Faire un Parallélogramme
'î
5. 20. Eriger un Pentaponeavec
des angles égaux lans cercle ib
5.21. Fîireuii Triangle rectan-
gleéga! aucerde donné, 14
j. 22. Trouver la circonférence
du Ccrcle.n'ayaut que le dia-
mètre. ' ibid
{.25 Faire un Quarté égal au
cercle donné. ibid.
5.24. Faite un Quatté égal à
deux. If
i.2f. Faire un Quarré égal au
Parallélogramme. ib.
5.26. Faire un Quarré tquilate-
ralrcûangle2. 5.4. fois pins
grand. i(î
5.27. Faireun Quarré équilate-
ralreftangle, égal au Paral-
lélogramme obli^uangle. ib.
faite
Tahk des Matières.
28. Faire un Quarré reitingle
»cgalau Rhombe. 16
î9. Faire un Qtiarréc'quilatc-
ral reflangle égal au triangle
, donné. 17
J.30. Faire un Parallélogramme
égal au triangle donne. ib.
j.j I . Faire un Parallelogramtnc
cgalauQuarréreétangle. iS
j. 5 2. Faire une Figure égale à la
donnée, ib.
LIV. I. CHAP. III.
j.i. Faire un Tétraèdre ccjuila-
teral. 19
j.î.FaireunCube. ib.
§ 3 . Faire un Parallélogramme .
ibid.
5.4. FaircunCylindre. zo
§.5. Faire le Cône. ib.
j.û. Faire un Prifme pentaëdre.
21
{j.FairennOaacdre. ib,
§ S.FaircuuDodecacrc. ib.
i 9> Faire un Icofaêdre.
§. 10. Faire un Rhombe.
*.i I, Faire le Rhomboïde
aa
ib
5 12. Faire un folyédre, dont
Jabafe foitun Pentagone é-
^uilateral. 24
CHAP. IV. LIV. I.
Des PYRAMIDES.
♦. I .Fairsiunc Pyramide triangu-
laire. 2f
».2.Faire une Pyramide, qui ait
pourbafe un Quarié rçâan-
gle équilateral. ib.
î.j.Faireune Pyramidequi ait
ponrbafeun Parallélogram-
me. 26
J. 4. Faire ui7c Pyramide, qui aie
pour bafc unPentagone équi-
lateral. ib.
§.$■. Faire une Pyramide, qui
ait pourbafe un Hexagone é-
quilaterai. 27
*.6. Faire une Pyramide, qui ait
pour ba{e un Heptagone, ib.
i.y. Faire une Pyramide qui aie
pourbafe un Oâogone. 2 S
J.8. Faire uuePyraroideq jia;c
pourbafe un Enneagoiic. ib,
§.9. Faire une Pyramide qui ait
peur bsfe un Décagone. 29
j.io.FaireunePyramidequiaic
pourbafe un Endecagone.ib.
j.i i.Faire une Pyramide qui aie
pourbafe un Dodecagone.30
LIV. II. CHAP.I.
De rAlcimécrie.
J.i. Mefurer une hauteur verti-
cale dont le pied cft accelTir
ble. • 3 «
S.i.Mcfurer une hau*'^.îr vciti-
eale dont le pied e;l inacceffi-
ble. 32
J.3. Mefurer une hauteur per-
pendiculaire , avec l'ombre
d'un baron. 3î
§•4. Mefurer le penchant d'une
montagne. 3+
î.f.Mefurer la hauteur vertica-
le d'une montagne. SJ"
§.6. Mefurer la hauteur d'une
fourbâtiefurunroc. ibj
i. 7: Mefurer la profondeur
d'un Puits. i6
« s LIV,
T'ithle des Matières.
LIV.II. CHAP.îî.
De la Longimétrie.
». I .Mefurer la diftance d'fiiilicu
à l'aune, Hnntious les deux
font accelTibles, 37
*. l. Nkllirer ladiliaiice dedeux
lieux, dont l'uneftinaccefll-
Me. 38
*.3. Mcfurcrl» diftancede deux
«iidroits, qui font tous deux
inaccelTiblfs. 59
»,4. Mefurer la largeur d'une ri-
vière avec un bitoii. 40
J.j-. Transférer luie fij;ure delà
• campigne, fui là papier. +1
g.ô.TransTcrer une figure de la
camp.-ignefui le papier, quoi
qu'elle foie inacceijible. ^2
Liy. ÎI. CHAP.III.
De la Planimctrie.
?. t. Mefurer la fuperficié d'un
Triangle reftanelf. 44
§, ï. Mefurer la fuperficic de
chaque Triangle qui n'a pas
unsiigledifir. ib.
J.J. Welurcr la fuperficié d'un
Quarrc équilateral reâarigle
47
».4- Mefurer h fuperficié d'un
Parallelfîgrammc ib.
S. 5. .Mcrurct la fuperficié d'un
Rlionibc. ib.
Ç. 6. Mefurer la fuperficié d'un
Rnorijboide. ibid.
♦ .7.Mcijjrer lafiiperficic decha-
queCTijarrciuéquiUteral, 48
».S.i\ief<jrer 1« fuperficic de elia-
eduPoligone régulier, ib.
9. Mefurer la fuperficié de chi-
que Poligone irrëgulicr. 49
.10. Trouver lafupicrficicd''iJii
Cercle. ib.
.11. Trouver la fuperficic d'u-
ne Figure Qu'aie, ibid.
,12. JYefurcr la fuperficié de
chaque Pyramide équilaterî-
re. f o
,1;. Trouver h fuperficié con-
vexe d'un Cylindie régulier.
.i4.Trouvtrla fuperficié con-
vexe d'un CoiKTeK,u!ier. 5-1
. if.Mefurcr 11 fuperficic con-
vexe d'un Globe ib.
, 16. Mefurer la fuperficié de
chaque Trapèze. 55
,17. Trouver la fuperficic Je la
baie d'une tour ronde, doi;t
iln'y aque la partie aDCD.
acceŒble, ibid.
LIV. II. CHAP. IV.
De \x Stcreoméciie.
».i. Trouver la folidité d'un Pa-
râilslepipcde. ' ' f4
5.'-. Trouver la folidité d'un
Prifriie. ib.
$.3. Trou ver la folidité d'un Cy-
lindre, ib.
ç. 4. Trouver la folidité des Py-
ramides & des Concs 5j-
5. {.Trouver lafolidired'unGlo-
be. ib,
S. 6. Trouver la folidité d'un Té-
traèdre. j-(î
«.7 Trouver la folidité d'unOc-
t.".i:Jre. ibid.
f.S.TrouverUfoliditcd'un Do-
de-
Tahk des Matières.
décaèdre. ib.
j. 9. Trouver la folidité d'un J-
cof.rJre. f7
».!o. Trouver la folidité d'un
Cube,8c d'un Parallélogram-
me, ib.
§.11. Trouver la folidité d'un
Rhombe, êcd'un Rhombo-
ïde, ibid.
*. i2. Trouver la folidité d'un
mur, d'un rempart, 8c d'une
Courtine. 5^
CKAP. V. LIV. II.
DelaCœlomctric
I, I .Trouver la capacité d'un Ta-
rallcicpipede. 58
5.2. Trouver la capacité d'un
Fuflc. ib.
i.î.Trouverlacapacitédcs Co
Joimcs, Tours ,8c autres Prif-
mes. 59
».4. Trouve:- la capacité de ciia-
q.!C Pyrimiiie régulière, ib.
*.f. Trouver la capaciic d'un
Conc, 60
S-û Trouver la capacité d'un
( yiiudrc, dont les bjfes font
égales. • ibid.
j.7. Trouver la capacité d'un
Cylindre , Jour les bafes font
i!:é;i^3!es. ib.
i. i. 'i'.-ouver la capacité d'un
tonneau, dont le» fonds fon
égaux. ibid.
5.9. Trouver la capacité d'un
tonneau, dont les fonds font
inégaux. 61
LIV. II.CHAP.VI.
De la Metamorphole.
j.i. Faire un parillclepipede c-
gsl au Cylindre. 6i
}.j. Faite un Conc égal à une.Py-
ramiJe. ib.
}.;. Faire un Cylindre égal au
Parallélépipède. 6j
«.+. Faire un î'yramide égale au
Cône. ib.
i,<. Faire un Coiie ou une pita-
miJeégaleauPnlme. ou au
cylindre. ib.
4,6 Faire unCubeégalauParal-
lelepipadc. 64
5.7. Faite un Cube égal au Cy-
lindre, ib.
J 8. Faire un Cube égal au Conc.
ib.
i 9. Faire un Cubcégal à 'a Pira-
mide. ib.
5.10. FaiieuuCone égal au Glo-
be. 6f
5.1 r. Faire un Cubcégal au Glo-
be denné. ib.
FIN.
• ERRATA.
Pag.io.lig.j-^DE.Hfei DC pag.iy.Iig. ig.LlifezK.
MANIERE
MANIERE
DE
FORTIFIER
D E
M^ de VAUBAN.
LE LIBRAIRE
A U
LECTEUR,
LE nom de Mr. ^t- V A U B A N fait tant
de bruit, dr toutlemondeejlfi cowxaincti.
de (on habileté da}is l'Archittcttcre mi-
litaire , qu'd/uffiroit , je m'aj?âre , pour
ayoïr d'abord une haute idée de cet Ouvrage, de
ycirqtic la méthode qu'on yenfeigne^ est celle aus
ce grand homme pratique lui - même. Cependant
je ne fçauroii ni empêcher de dire , que c'ejl ici U
meilleur Traité des Fortifications qu'on ait yâ enco-
re paraître ; (^ celui oii l'on explique les chofcs ayec
le ^Im de neteté ^ d'éyidence, cr in même temps
4yec
âyecle plus de brieyete. Je /mis ferfu.tdé, que les
ConnoijîeHrs y trouyeront leur cowpte , & que ceux
qui commencent a apprendre les Ferrificatiofis y
yerront les chojesjî eclaircies, que cette Science n au-
ra rien de reiutant pour eux. Us pourront , m ref-
te, apprendre font k la fois ^ les Fortifications Al-
lemandes j les HolUndcifes , les Efpagnolles , les I-
t aliène s , & les diyerfes méthodes , dtnt les Inge-
nieurs François fe font feryis jufques ici y car on y
fait mintion de toutes.Olir. ^^ VAÛB AN n'eut
pas,feut être, donné ce Traité lui-raérae. Mais Mr. le
Chey aller ^r C AMB R A Y ^'W/ 4 travaillé fous lui,
& q^i efi lu» des plus illuflres defes Eleyes »a pas
•voulu priyer le Public d'un fi grand trefor , après
myoïr apnsfa méthode..
NtHVtétH
Qaur h C^aj) : jz. Ju ixv: l.
Geoxtxe:Pl' i-
CPau-r- Le. Céap : Z ■ iu. £àr:x.
J'rolh^. iPrçlL,
i
\PouT /e CéiLj) : m. du. /»-/ 1 .
J'roll: ±
Q'roU: X .
E.
r
K
A
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T
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^T-oll^
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c
jsr
v.
'T^roll: ■}.
Geoxiie pLj-.
(TPour le Ûna^.\f.. ckiLir-: X
^ (^roU.u.
GreoxrLe :PJ.'4--
J
(Sour le £tyz. G-eojne.Tl.^-.
17, .pzecù
'^ProoL ■• -r . Co cLV .
■ey^^v
ed^
^ (p\-oll-' A . Cbc^-x.
I
l \l
A. ^
Hl"- C a e 3) j. TU n X
"J^oxcr- le jC-lv- 2 .
]"^ J^roi)L:A..
/ Cbof-X.
T 3 f
Cvav : X ■
Ch^.
^ â
O r
O^clhx. C
9roll 4 . Itc
Cbof : g .
9^M 8-
% C TUT
C- T.
Céap:^.
Geome .Ti:^.
^cmr le -^'■' ^ •
G-eoaae .Pl:^.
1
^rolt: S . et o. Coa.j> : s-
A tf
"^^-WrxAl ;2 . Cêofis- I
C ^
"J^rolhx.Cêof.ff. B
\
CBap • ff'
reoiae;
1^1%
I
NOUVEAU
Traité des Fortifications.
LIVRE I.
t'as.!
CHAP. I.
§. I.
De la définition de l'Ar-
(hiteBure militaire.
LA Fortification ou Ar-
chitefture militaire
n'eft autre chofe qu'un art
qui enfcigne à fe fortifier de
remparts , parapets , foflez,
chemins couverts & glacis,
afin que l'ennemi ne puilTe
attaquer un tel endroit, fans
une grande perte des fiens,
& qu'un petit nombre
de foldats , qui défen-
dent la place, foit capable
de refifler à un fort grand.
§. II.
De l'Origine de la Forti-
fication.
IL eft conftant que la for-
tification a été peu de
chofe dans fon origine, car
comme on n'avoit rien à
craindre dans ce temps-là
que Tinfulte des bêtes lau-
■vages & des voleurs; on
n'avoit point d'autre forti-
fication , que de fimplcs
hayes,qui étoient encore en
ufagc, 328 ans avant HÔtre
Seigneur , au quel temps
Alexandre le Grand trouva
les Hircaniens & les Mar-
diens , fortifiés encore dé
cette manière : Quint : Cur-
ce liv: 6. chap: J. En fuite on
fe fortifia de murailles , par*'
ceque ces hayes êtoient fa-
ciles à couper ; mais l'am-
bition croifTant , comme
ceux qui voulurent dominer
fur, les autres , tiouverent
bientôt le moyen de fran-
chir ces foibles deffen-
fes, on y ajouta encore un
folTé, &en faifantcefofle,
on éleva , en même temps,
un rempart, derrière lequel
l'aiTicgé fe mettoit pour é-
carter l'ennemi à coups de
traits. L'ennemi ne pou-
vant iiirmonter ces obfta-
cles, fe refo'ut d'efïïiyer
quelques coups de flèche;
de paflcr le foffé , & de fe
loger au pied de la muraille^
d'oùl'airiegéné le pouvoit
pluschallcr, quelque quan-
tité de picrrî s qu'il jetât aus
fy pour l'incommoder , par-
ce qu'il fe couvroit avec fon
bouclier en le foutenant fur
fa tête. C'eft ce qui obligea
ceux du dedans de faire
A des
Nouveau Traité
des embrafures dans fes
murs pour empêcher à coups
de flèches que l'ennemi ne
les put attaquer : car de
quelque coté qu'il vint, l'ar-
balète l'incommodoit:néan-
moinslc pied des mursètoit
encore fans détence, & l'en-
nemi fe logeant entre les
deux embrafures les plus
proches , on s'aviia de
faire des tours quarrées
ayant leurs embrafures de
tous cotez , car ils étoient à
la tète des murs pour em-
pêcher le logement de l'en-
nemi entre les embrafures.
Il cfl: vrai qu'il inventa d'a-
bord de certaines machines
de bois , que nous appel-
ions aujourd'huy des Bé-
liers , lesquelles il arma
d'une grande pointe de fer
à la tète, qu'il pouffa après
contre les murs de ces tours
carrées , jufqu'a ce qu'il
voyoit leur ruine. Apres
quoi on fit des Rondelles ,
qu'on Itenoit aufli pour la
plus forte manière de fe for-
tifier , jufqu'à ce que la
poudre commença d'être
connue en Europe : car on
trouve dans l'Hiftoire, que
l'an 1580. lousleregne de
VVenceilas Fils de Charles
IV. un certain Moine de
l'Ordre de S. François, nom-
mé Bertholde Schwartz de.
Fribourg en Brifgau , en
montra le premier ufage
aux Venetiens qui avoient
alors une guerre contre les
Génois. Voy, Polydor.Vir-
g\\.de inveiit^rer. Jib.z.capM.
Hofmitn. JiBion, univjijal.p.
279. En fuite on fit des Ca-
nons pour battre les places,
dont l'exécution furieufe
renvcrfoit , comm'un coup
de foudre , ces foibles
murs , c'eft ce qui obligea
ceux qui fe voyoient atta-
quez avec ces étonnantes
machines, de mettre un bon
rempart derrière leurs mu-
railles, & défaire ces mê-
mes murailles beaucoup
plus épaifies qu'aupara-
vant.
Cette manière de fortifier
auroit fubfifté long temps ,
fi elle n'avoit pas eu un dé-
faut , qui êtoit , que lés
tours rondes avoient un en-
droit en forme de triangle
qui ne pouvoir être veu de
ceux du dedans , & que
l'ennemi affedoit de bat-
tre , pour s'y loger à cou-
vert des coups del'aflîegé,
lequel ne pouvoit le voir
dans cet endroit. Pour cor-
riger donc ce défaut , on
remplit cet endroit défe-
dueux de bonne terre , la-
quelle étant environnée
d'un bon mur formoit ainli
deux
m
âes Fortifications'
deux pointes qui rcgar-
"^ doient la campagne , com-
me aujourd'hui les faces
d'un baftion , & qui cou-
vroient cet endroit. L'en-
i nemi voyant cela^ commen-
ça à attaquer ces deux faces
avant toute autre chofe , de
manière que l'affiegé fe vit
obligé d'ajouter encore des
flancs à ces faces, pour met-
tre les canons deiTusSc em-
pêcher, que l'ennemi ne fit
plus tant de mal aux faces
comm'auparavant ; Et de
cette manière les baftions
Ont été inventez , comme
nous les voyons encore au-
ourd'huy bâtis fur l'angle
de la gorge.
% III.
D« partiti de la Fortifi-
cation.
IL y en a trois , fçavoir :
L'ignographie, l'Ortho-
jraphie & la Sçenogra-
jhie.
L' Ignographie n'efl: autre
chofe que ce qu'on appelle
Plan , ou réprefentation des
longueurs & largeurs d'une
fbrterefTe , dont les parties
font marquées fur le terrain
ou fur le papier.
L' Orthographie eft ce qu'on
appelle Profil , ou réprefen-
tation d'une fortereffe faite
& élevée , en forte qu'on
puiiïe voir la longueur, la
largeur ôc la hauteur de fes
parties.
La Scénographie efl; la per-
fpedivc dés parties d'une
fortereffe.
§. IV.
De la divifton àe l'Ar-
chtteâlure militaire.
LA Fortification eft oa
régulière ou irrégalie-
re :
La régulière eft, celle dont
tous les cotez & tous les
angles qui la compofent
font égaux entre eux.
L'irnguliere eft. celle dont
les cotez & les angles ne
font pas tous égaux ni uni-
formes entre eux. Elle eft
ou perraanante , ou paffa-
gerc.
La permanante eft celle
qu'on a bâtie pour fubfiftcr
tort long temps.
La pajfagere eft celle
qu'on a faite en cas de né-
cellitê pour peu de temps,
& fouz cette lignification
font contenus toutes fortes
d'ouvrages qu'on êleve
pour fe faifir d'un paflage,
ou de quelque hauteur , ou
qu'on fait dans les circon-
A 2 vah-
4-
valations & contrevala- ^
lions, fçavoir les Redout-
tcs , les Tranchées & les
Batteries.
CHAP. IL
Des parties d'une FortC'
rejfe & de [es Angles.
La Courtine , voyez chap.
4. déf. 57. louz C.
LeFlanc, voyez chap. 4.
déf. 10. &ir.fouzF.
La Face, voyez chap. 4»
déf. i.fouZ F.
La Face prolongée eft le
reftede la ligne flanquante,
aprez qu'on - --^ '- '^-
ce.
Nouveau Traité
a ôte la fa-
Le CSté intérieur du Pol)'
gone, voyez chap. 4. déf. 34,
ibuz C.
Le Coté extérieur du FoJy.
gone, voy. chap. 4, déf. 3}
fouzC.
Petit Demidiametre , voy
chap, 4. déf. 6. fouz. P.
Grand Demidiametre, voy^
chap. 4. déf. fouz G.
Voyez le plan fepréfen-
tant toutes ces parties.
Besi^ngles,
L',y^ngle du Centre , OU
l'Angle de la figure, eft
celui qui fe fait en tirant
des redilignes , depuis le
Centre juîqu'aux deux An-
Le Flanc prolongé eft le 1 gles du Polygone les plus
prolongement du Hanc juf- proches
qu aux cotez exteneurs.
La Deiiii-gorgs , voy. chap.
4. déf. 6. fouz D.
La Ligne capitale , voyez
chap. 4. déf. I .fouz L.
La Ligne de défenct fichan-
te & rafante voy. chap. 4,
déf. 5. 6. fouz. L.
L'tyûngh de la Circonfé-
rence eft l'Angle mixte , qui
fe fait de l'arc tiré d'une
gorge à l'autre.
L',^ng!e flanqué eH l'An^
glc conipofé de deux fà
ces.
L'tylngh flanquant eft
P
LeComplcmcnt de laCour- l'Angle compofé de la ligné
tine,_voy.chap,4, déf. il. j de défence & de la Cour-
fou z C.
La di fiance du Polygone,
voyez chap. 4. déf. 10. fouz
D.
La demidiflance du Polygo-
ne , voyez chap. 4. dcf. 5.
ibuz D.
tine.
L'tyingle du complément
de la ligne de défence , cft
l'Angle qui fe fait des deux
compléments, où ils s'entre-
coupent.
L'<yiagle de la Gorge eft
l'An'
'■]{
ÏJl
ïoy,
,raf,
, OU
traoi
iAD.
^^j Fortifications,
d'o»
l'Aj
'M
l'Ait
l'Angle 'compofé de deux
Demi-gorges.
h'iÀngh forme-flanc efi:
celuy qui eft compofé d'un
flanc & d'une Demi-gorge.
V^ngle forme-face efl: ce-
lui qui eft compofé d'un
flanc & d'une face.
L'<y3ngle de la Courtière eft
celui qui eft compofé du
flanc & de la Courtine.
V^nglc du fojfe eft Celui
qui fe fait devant la Courti-
ne, où il fe coupe.
L'tyingJe rentrant eft celui
qui fe retire en dedans.
L't^ngh faillant eft celui
qui s'avance vers la campa-
gne.
Voyez la planche A.
CHAP» III,
Des Termes de la Me-
furc.
LtA Verge eft une lon-
gueur de 1 1, pieds Géo-
métriques, on s'en fcrt en
Allemagne & en HoUan-
de.
LaToJfet^ une longueur
de 6. pieds Géométriques,
dont on fe fert en France.
XJn fus Ge'otaetrique eft
une diftance de 5» pieds
Géométriques.
L^ p»f ftmple cil une di-
ftance de trois pieds Géo-
métriques.
La Coudée eft une lon-
gueur d'un pied &demy.
Le pied Géométrique eft:
une diftance de iz. pou-
ces.
Le Pouce eft une longueur
de 12. lignes, dont l'une eft
diftante de l'autre d'un
grain d'orge.
Une lieue d'iyillemagne eii.
un efpace de 4.000. pasGéa-
metriques.
XJne lieue ftmph Françoijè
eft un efpace de 1000. pas
Géométriques.
XJue lieue Italienne, eft un
efpace de 1000. pas Géo-
métriques.
XJne lieiie commune eft un
efpace de 2000 pas Géomé-
triques.
XJne Stade eft une diftance
de 115, pas Géométriques,
dont on fe fert en Grèce.
U« Parafangue eft une di-
ftance de ^oStades,on j/i^o
pas Géométriques ; on s'en
fert en Perfe.
Scboemu ftmple ou Corde
eft une diftance de 50 Sta-
des parmi les Egyptiens.
Schoenus compofé eft une
diftance de 60 Stades en E-
gypte.
A 5
CHAP.
Nouveau Traite
CHAP. IV.
"Des noms, dontonfefert
tant Pour l'attaque que
la defence des places ■,
mis par ordre Cdlph/t-
(/(tiqUC'
^*
Aller font de grands co-
tez qui terminent à
droite & à gauche les ou-
vrages extérieurs, comme à
Corne, ou à Couronne Sec.
,^ihs Je P^tmég , font
des Régiments portez fur la
droite & fur la gauche,
quand l'Armée eft en ba-
taille.
t^iitejlature eft un petit re-
tranchement , fait de ga-
bions pour occuper le relie
d'un terrain attaqué.
^pprochif , font toutes
fortes d'ouvrages à l'aide
desquels on peut avancer
vers u ne place alliegée.
arrière gar Je eft une par-
tie (le l'Armée i]ui marche
après le corps de bataille
pour le garder; empêcher
& retenir les defertcurs.
^rfenal eft un lieu deftiné
à la conftruftion & à la
confervationde tout ce qui
eft néceflaire pour fe dé-
fendre & pour attaquer.
artilleries^ toute forte
d'armes à feu.
^Jfaut , c'cft l'attaque
faite a une fortereflè pour
s'en rendre maitre par- force,
tAttaque eft un effort
fait par l'afliegeant , pour
s'approcher des murailles
d'une fortereflè.
^ttaquefauffe eft un ef-
fort qu'on pouflepour mê-
me fin , mais plus lentement,
afin d'obliger Pafllegé de
partager fes forces.
attaquer en flanc , c'eft:
attaquer par les deux cotez
dubaftion,
lAvmt-foffé eft une pro-
fondeur qui environne le
glacis.
^vantgarJct^\yaz par-
tie de l'armée qui marche a-
vant le corps de bataille.
B.
Bacule eft une porte qui
fe levé en trébucher avec un
contrepoids , devant les
corps de garde avancés
proche des portes & qui
eft foûteniie fur deux gros
Faux,
Banquette eft un petit dc-
orémisau bas du parapet,
fur lequel les foldats mon-
tent pour faire feu dans le
foflé & fur le chemin cou-
vert,
Barricadsi font des arbres
' tailt
}.
des Fortifications.
taillez à fix faces , traverfez
de bâtons longs d'une demi
pique, ferrez au bout, qu'on
met dans des partages on
brèches , pour letarder tant
laiflêaupieddu rempart en
dehors , pour empêcher
que la terres, ne tombe dans
lefofle.
Èlmdes font des pièces de
la Cavalleric que l'Infan- bois qu'on met de travers
teric- j fur la tranchée , pour foûte-
Barriere/, font de gros : nir les fafcinesou les clayes
Faux plantez à dix pieds ! chargées de terre , qui
l'un de l'autre, hauts de 4 i doivent couvrir la tran-
à 5 pieds , avec leurs tra- j chéc.
verfiers , pour arrêter ceux | Blocquer une place c'eft fe
quivoudroient entrer avec j faifirdes avenues d'un en-
violence & où l'on fait dire i droit.
à ceux qui fe préfentent , j Boulets nugeriontAtshoxs.-
à'dh ils viennent. lets cju'on fait rougir dans
Bjftton , ell une mafTe de | une forge, dont on chargele
terre élevée d'ordinaire fur j canon.pour mètre le feu aux
l'angle de la gorge , com. i maifons , & dans les maga-
poféede deux flancs & de i Im.
deux faces» | Boyau eft un foffé bordé
Bajhonplat, eft Celui qu'on
met fur la courtine quand
elle eft trop longue, pour
ètrefurhfamment défendue
des Baftions qui font à
côté.
Bataillon , font plufieurs
gens de pied rangez en ba-
taille ; il eft compofé de
deux manches de moufque-
taires , Se du centre des pi-
Guiers.
Batterie^ eft un lieu élevé
d'un parapet qui eft tiré
d'une tranchée à l'autre
pour leux communication.
Brèche eft le débris que
le canon, ou la mine font à
une fortification , pour la
prendreparaflâut.
Brigade eft une di vifion de
l'armée.
Brigadier^t^ celui qui à le
commandemant fur un
corps de l'armée.
£)•{/}((■£; eft une ligne de 4
pour y planter les canons, jufqu'à ç Toiles qu'on don-
& pour faire feu fur l'en- ne a la Courtine & à l'oril-
nemi. Ion pour faire la tour creule.
Benne, eft un petit cfpa- ou pour couvrir le flanc câ-
ce de 4 oà s pieds qu'on che.
\ A 4 C.Cf'7-
8
Nouveau Traité
Caiffon dit bomber, eft Une e-
fpece de coffre de bois,dans
lequel on met depuis trois
jufqu'à fix bombes, qu'on
place fouz un terrain pour
le faire fauter en l'air , en
cas qu'il foit pais.
Cainpictt. un terrain vafte,
oi l'armée s'arrête , foit
pour un fiege , foit pour y
îejourner.
C<i'«/' volant , cft un petit
corps de l'armée qui tient la
campagne pour s'oppofer
aux courfesde l'ennemi; in-
commoder fon païs , em-
pêcher fes convois , & fe
jetter dans des places^ que
l'on veut alfieger.
O/'0»/^)T,eft un logement
creufé d'environ 4 ou j
pieds , bordé d'un petit pa-
rapet de 2 pieds de haut,
pour porter des planches
chargées de terre : on y fait
de petites embrafurcs ap-
pellées meurtrières. Ce lo-
gement eft capable de con-
tenir 20 à 30 Mous-
quetaires; on le place à l'or-
dinaire iur l'extremitc des
Contrefcarpes.
Carcajfe , eft un feu d'arti-
fice, compolé de ? jufqu'à 4
grenades, avec plulieurs pe-
tits canons de piftolet char-
gés & enveloppés dans des
ctoupes trempées dans, des
matières huilleufcs; on met
autour une toile goûdra-
née; On place tout cela dans
une efpece de lanterne,qui a
une plaque de fer à chaque
extrémité , entretenue par
deux branches de fer , lef-
quelles font croifécs par des
cercles de même matière :
& à l'une des plaques il y à
un trou pour donner feu a
la carcaflé,qui fe jette après
comme les bombes.
Cartouche eft un rouleau,
dans lequel on met la char-
ge du canon , qui outre I3
poudre confifte en plufieurs
anneaux de chaine , bouts
de piftolets , baies , têtes de
doux de charette , & autre
ferraille : le canon qui eft
caché dans les flancs retirés,
fe chargé ordinairement à
cartouche pour faire plus
de fracas.
Cafcanes , font certains
puits plus creux les uns que
les autres , qu'on fait dans
le retranchement du terre-
plein , proche la muraille,
pour éventer une mine, ou
bien ce que faifoient les aflie-
geans lors qu'on minoitles
places par deffous le foflé.
C afemattry eft une certaine
voûte, faite dans la partie
du flanc qui eft proche de la
Courtine toute mallonnée :
elle eft faite pour faire féa
fur
des 'Fortifications.
fur l'enncmyî défendre la
face du baftion oppofé , &
lefofle.
Cavalier , cft une maflc de
terre élevée dans une Forte-
lefl'e , pour loger les ca-
nons •■, pour découvrir la
campagne '-, ou pour oppo-
fcr à un commandement.
ChandclmsXoTit des para-
pets de bois , couverts de
rafcines, remplis de terre de
qui règne tout autour Sdu
foffé vers la campagne,
ayant une banquette & le
glacis pour parapet.
Chemin de ronde , cft l'al-
lée entre le rempart & la
muraille.
Chetinjced la folidité d'une
muraille à plomb , depuis
Ion talus , jufqu'au cor-
don-
Chevaux de Frife , ( ainfi
la hauteur d'un pied , dont ! dits parce qu'on s'en iervit
on fe fert dans les Appro- ' premièrement àGroninguc
ches , Mines & Gallcries, | ville de Frife) fontdegrof-
pour couvrir les travail- ] Tes pièces de bois à fix cô-
leurs & empêcher que l'af- tez tranfperfez par des
fiegé ne les puifTe incommo-
der, ni contraindre de quit-
ter le travail.
pieux de bois armez de fer ;
on les met fur des chemins
& des pafiages , pour empê-
Chateati,ei\. une fortereffe i cher que ni Cavallerie , ni
fermée de tours & de fof- 1 Infanterie ne puiflentpour-
fcz ; quelques uns ont aufii i fuivre leurcourfe.
leur rempart & leur para
pet: on les bâtit ordinaire-
ment dans des endroits, d'où
on peut commander à un
autre lieu, ou paflage.
Chauffii-trappct , font des
fers à 4 pointes , d'environ
4 pouces de long, tellement
difpofés.que de quelque ma.
niere qu'on les jette, il y a
toujours une pointe en
l'air : on s'en fert pour les
jetter dans des fofTez & des
brèches car ils eftropicntôc
arrêtent les Soldats
Chtmm çoHv:it , ell l'allée 1 aux ennemis,
A s
Circonvalatior?,e{i un foïïe
bordé d'un parapet qui fe
flanque de diftance en di-
ftance, fait.autourducamp
de l'ailiegeant , tant pour
empêcher le fecours de l'af-
fiegé, que les defcrteurs.
Citadelle, cft un Fort de
4. 5. jufqu'à 6. Baftions,
qu'on fait dans un endroit
avantageux d'une ville ,
tant pour la défendre contre
l'attaque de l'ennemi, que
pour la tenir en bride , de
peur qu'elle ne fe rends
Claycsj
lO
Clayex, font des branches
entrelafTées les unes dans les
autres , ayant la figure d'un
carré long: on les met fur un
logement & on les couvre
de terre; quelques fois on
les jette pour affermir un
endroit marécageux.
Coffre, eft une profondeur
de6 jufqu'à; picds,creufée,
& large de IÇ jufqu'à i8
pieds, tout autravers d'un
Fofiefec, avec un petit pa-
rapet de 2 pieds, qui a des
meurtrières : on met fur le
haut de ce parapet & en
travers, des pièces de bois,
couvertes de clayes char-
gées de terre.
Colonne , eft la file de
l'Armée quand elle mar-
che.
Commandement , efl: une
hauteur de 9 pieds, qu'un
lieu a par defllis un autre.
Complément de lalignede
défence , eft le refte de la
ligne de défence , après
avoir ôté l'angle du flanc.
Complément de la Courti-
ne, eft le refte de la courti-
ne, après avoir ôté fon flanc
^ jufqu'à l'Angle de la gor-
ge-
Contre-afprochei, font des
travaux que l'alliegé fait
pour empêcher les appro-
ches de l'ennemi.
Çontrefcarpi , eft pro»
Nouveau Traité
prement le panchant du
foflé du côté de la campa-
gne , quoique fouz ce nom
on entende le chemin cou-
vert avec fon parapet.
Contreforts , font de cer-
tains pilliers & parties de
murailles, diftans de 15 à zo
pieds les uns des autres , qui
s'avancent le plus qu'on
peut dans le teirain; qui fe
joignent à la hauteur du
cordon par des voûtes, pour
foutenirle chemin des ron-
des & partie du rempart;
fortifier la muraille & affer-
mir le terrain.
Contregardef , font pièces
triangulaires en forme d'un
gros parapet qui s'élève du
tofl^é devant les faces & la
pointe d'unbaftion pour les
conferver.
Contre-mine , eft un che-
min foûterrain que l'afliegé
fait pour aller chercher la
mine de l'ennemi & en tirer
la poudre, afin qu'elle n'ait
aucun eftet, quoique renne
mi y mettele feu.
Contrevalation, eft un fof-
fé bordé d'un parapet que
l'alliegeant fait pour fe cou-
vrir contre les forties de
ceux de la place,
Convoit , font des efcortcs
pour conduire les munitions
néceffairesà l'Armée.
Corkiùnt i font un'efpece
de
des Fortifications.
de gabions remplis de terre,
qu'on met fur le parapet
Î)our faire feu fur l'ennemi
ans être veu de lui. ,
Cordon, eft une bande de
pierres arrondie Qu'on met
où finit la muraille & où
commence le parapet ; elle
règne tout autour de la pla-
ce.
Coridoy, eft le chemin cou-
vert qui eft fur la contre-
fcarpe autour de la place ,
entre le fofleôc la paliiFa-
de.
Corww, font des dehors qui
avancent fort vers la cam-
pagne & qui portent en
tête deux demi baisions en
forme des cornes qu'ils pré-
fentent à l'ennemi.
Corff de bataille, eO. le gros
de l'armée qui marche entre
l'avant & l'arriére garde.
Corpfdi garda , font des
foldats commandez pour
garder un porte fous le com-
mandement d'unoudeplu-
iîeurs Officiers.
Corp f de refcrve , eft une
partie de l'armée que le Gé-
néral fait porter derrière les
lignes au jour du combat,
pourfecourir les portes les
plus foibles.
\Cote exteneur dupoUgone,t{\.
la ligne tirée du point capi-
tal d'un bairton à l'autre.
Çôtii intérieur du Polizone,
II
eft la ligne tirée d'un angle
de la gorge , à l'angle de la
gorge voillne.
Coucher au bivovac , c'eft
paffer la nuit fouz les ar-
mes.
Couronnement , eft un ou-
vrage tracé au delà des cor-
nes pour éloigner les enne-
mis.
Courtine , eft la plus lon-
gue ligne droite qui règne
tout autour du rempart , ti-
rée d'un flanc à l'auDe , &
bordée d'im bon parapet
haut de 5 pieds .derrière le-
quel le foldat fe met pour
taire feu fur le chemin cou-
vert & dans le tbfle.
Cuvette , eft un petit fofFé
large de 4 Toiles qu'on
creufe,d'ordinaire,au milieu
d'un grand foffé fec, jufqu'à
ce qu'on trouve l'eau : il eft
bon pour empêcher la mine
de l'afliegeant.
Défenfes Sont toutes fortes
d'ouvrages qui flanquent &
que l'ennemi s'attache à
ruiner le mieux qu'il peut,
avant que de pafler le fofle.
D(7Ç/f',eft un endroit étroit
& ferré , par lequel on ne
peut pafler qu'à la file.
Ucjï/tir, c'eft marcher par
quatre , par fix, parnaan-
che, pardemimançhe.
Df
12
DehorrSont toutes fortes
d'ouvrages détachez , com-
me Ravelins, Demilunes ,
Contregardes , Ouvrages à
Corne, & à couronnes, Te-
nailles &c: on les fait pour
mieux couvrir la place.
Demi-dijlance des Boligoner,
eft la diftance entre les po-
ligones extérieurs & les
flancs.
Demi-gorge , efl: la ligne
tirée du flanc jusqu'àl'angle
du poligone.
Denii-luns , eft un petit
baftion flanqué , que l'on
met devant la pointe du ba-
ftion , quand il eft trop foi-
ble, pour le mieux défendre:
quelquefois on met aulli
cet ouvrage devant la Cour-
tine , quand le fofle eft un
peu plus large qu'il ne doit.
DcfcmU âant lefojfe, eft un
enfoncement qu'on tait dans
les terres du chemin cou-
vert, en forme de Tranchée,
dont le defïïis eft couvert
contre le feu d'artifice, pour
descendre dans le fofle.
Détachement , eft un cer-
tain nombre d'Officiers &
de foldats, qu'on fait fournir
par régiment.
Dijiance ditpoJigoner,t^ la
ligne compofée du flanc &
de fon prolongement juf-
qu'au poligone extérieur.
Divifion , font flx rangs
Nouveau Traité
de Soldats, quand un batail-
lon marche.
Donjon , eft un lieu de re-
traite dans une place , pour
y capituler avec plus d'a-
vantage avec les attaquans
en cas de neceflité
£.
Embarras, eft un cheval
de Frife.
Entbrafure, eftletron,ou
l'ouverture par laquelle on
tire le canon.
Embufcade , eft l'endroit
où l'on fe cache , pour fur-
prendre les ennemis au paf-
(àge.
Enceinte , eft la circon-
férence d'une place, quelque
fois revêtile & compofée de
baftions & de Courtines,
quelquefois non.
Encloiier le canon , c'eft
faire entrer un clou par
force dans la lumière du
Canon.
Enfiler , efl: tirer le long
du rang.
Epatilement , n'eft autre
chofequel'Orfllon.
Efcadrons , l'ont plufiains
Cavaliers rangez en bataille
fur trois rangs.
Efcalader , c'eft monter
la muraille , avec des échel-
les, pourfe rendre maitre
d'une place.
Efcarfe , eft le talus qu'on
bailie
des Fortificatîonsl
H
baille vers le foffé à ia mu-
raille, pour la mieux foù-
tenir.
EManaâsy eft la place
qui fe trouve vuide de mai.
fons> entre la citadelle & la
ville : d'autres diientqucce
n'eft autre choie que le
glacis.
Etoile, eft un ouvrage à
plufieurs faces , compofé de
rartiés dont l'une flanque
autre.
Etre en faUiott , c 'eft être
en fentinelle.
Evolutions , font des mou-
vements & des figures
qu'on fait faire aux batail-
lons.
f.
tact , eft la partie du ba-
ftion la plus avancée vers la
campagne:elle eft toujours
la première dans l'attaque.
Faire feu , c'ell tirer in-
ceflamment.
Faire alte , c'eft s'arrê-
ter.
Faire main baffe , c'eft tout
faire pafTer au ni de l'épée.
Faire la patrouiUe , c'eft
aller par les quartiers durant
la nuit, pour empêcher les
defordres.
Faire la ronâe , c'eft aller
la nuit autour de la place fur
le rempart, pour écouter s'il
n'y arien qui pade par de-
hors, qui foit capable d'en •
dommager la ville, & pour
voir, files fentinelles font
bien leur devoir.
Fafciner , font des fagots
de menues branches d'ar-
bres , larges de deux pieds
& longues de 4. elles font
liées par les bouts & le mi-
lieu, on les jette dans les
fûflez où il y a beaucoup
d'eau afin d'y paflcr deflus
jufqu'a la muraille.
Faujfe-hraye , eft un petit
rempart large de 4 Toifes,
bordé d'un parapet,& d'une
banquette régnant tout au-
tour du rempart du Corps
de la place : on s'en fert, ou
pour faire feu fur l'ennemi
quand il eft déjà fi bien
avancé qu'on ne le peut plus
rechaflerde deflhs le para-
pet du corps de la place ; ou
pour y recevoir les ruines
que le canon fait dans le
corps de la place.
Fer à cheval, eft un ou-
vrage qui eft tantôt rond ,
tantôt ovale, bordé d'un
parapet 5 en le fait pour
couvrir une porte , ou pour
venir au fecours de la defen-
ce trop longue.
Feu, eft toute partie , de
la quelle on peut tirer &
faire feu pour la défence
d'une place , qu'on peut
enfiler, razerou nettoyer.
Fi'
î+
Nowveafi Traité
Figure , eft an efpace ter-
miné, propre à fortifier.
Tclanc , eft la partie qui
joint la Courtine à la face
dubaftion , de la quelle la
face du baftion prochain
cherche fa defénce.
Vlmc couvert, eft Celui
dont !a partie extérieure
avance pour couvrir celle
oui eft plus intérieure; &
u cette partie avancée eft
arrondie , on l'appelle Gril-
lon.
Flane-fichant , eft celui
dont les coups qui en font
tirez , peuvent le ficher &
donner en 1 igné droite, dans
la face du baftion voifin.
Flanc-razant, eft celui de
laconjonftion duquel avec
la courtine , les coups qui
en font tirez , razent ta face
du baftion prochain ; ce qui
arrive quand on ne peut
découvrir la face que du
feul flanc.
Flanquer une place , c'eft
bâtir une place de manière
qu'il n'y ait aucune partie
qui ne foit défendue , & de
laquelle on ne puiflc avec
avantage frapper fon enne-
mi à face& ados;& ainfi
l'obliger de fe retirer.
Forts de campagne ou For-
tins, font toutes forterefles
dont lesanglcs flanqués font .
diftants entre eux, au moins
de izo Toifes:on les fait
feulement pour quelque
temps, fçavoir, ou pour
garder un pairage , ou un
autre endroit dangereux;
on s'en fert auffidans la
circonvalation.
Fojfé, eft une profondeur
large félon le bifoin , qui
règne tout autour d'une for-
terefle ; il peut être fec ou
rempli d'eau; on le fait pour
empêcher que l'ennemi ne
puifle entrer dans une pla-
ce à (on gré.
FougaJe, eft un petit four-
neau fait fouz un terrain
que l'ennemi veut empor-
ter; il eft garni de quelques
facs de poudre , auxquels il
y a une fauciflc attachée,
qui répond à un autre pofte
afin d'y pouvoir donner feu
fans être en danger.
Fraifet , font des pièces
debois, de7 jufqu'à 8 pieds
de long , dont on enfonce
prefque la moitié dans les
terres du rempart du côté
de dehors & un peu au def-
fous du parapet : elles pré-
fentent leurs pointes vers la
campagne en baiffant un
peu; on s'en fert pour em-
pêcher lesdeferteurs &les
fùrprifes.
Gahio
font de grands
pa-
des Fortifications.
paniers également larges en
haut & en bas , d'environ
4 pieds de Diamètre , & de
6 de hauteur : on les rem-
plit de terre, & on les place
ordinairement aux batteries
& aux parapets qui ont
foufFert le plus grand mal,
comme aufli aux autres pla-
ces foibles , pour fe cou-
vrir contre le feu des enne-
mis.
GaBerie, efl. une allée cou-
verte ou de terre ou de ga-
fons: l'es cotez font faits de
planches & de piliers. On
s'en fert pour les met-
tre dans le fbfTéquieft déjà
rempli de fagots & de fafçi-
nes,afin que le Mineur puif-
le venir au baftion à cou-
vert.
Gafouf, font des morceaux
de terre fraîche & encore
couverte d'herbe , d'envi-
ron un pied de long & de-
miipied d'êpaiffeur, taillés
en forme de coin : on s'en
fert pour revêtir le parapet,
& pour les mettre fur les
traverfes des galieries.
GlacU , eft le parapet du
chemin couvert, qui fe va
perdre infenfiblement dans
la campagne-.lcs plus grands
font les meilleurs.
Gorge , eft l'entrée du ter-
re-plein des battions &
autres ouvrages : elle ne
doit jamais avoir de para-
pet, de peur que l'ennemi
en étant maître,il ne fe cou-
vre de ce parapet contre le
feu de ceux de la place. On
paliflade ordinairement les
gorges des ouvrages déta-
chez crainte de furprife.
Grenade , eft un petit glo-
be creux qu'on remplit de
poudre , auquel répond une
petite fufée de poudre, pour
y mettre le feu ; on s'en fert
pour nKttre le feu aux
endroits étroits & ferrez,
ou bien pourfcparer les fol-
dats, quand ils fe font afîera-
blez en quelque endroit.
Grand demi-Diametre , eft
la ligne compofée de la Ca-
pitale & du petit demi- Dia-
mètre du poligone.
Grand:: garde, eft un Efca-
dron pofté à une demi lieiic
au delà du camp , du côté
des ennemis pour garder
l'armée.
H.
Heriffûn , eft une poutre
garnie d'une grande quanti-
té de doux , dont une poin-
te eft en dehors-.elle eft fou-
tenue par un pivot fur le-
quel elle roule pour fermer
un paflage & fervir de bar-
rière.
Herfe , eft un treillis de
groffes pièces debois poin-
tues
16
Nouveau Traité
tues par embas, foùtenu par
une corde attachée à un
moulinet, laquelle on coupe
en cas de furprife , afin que
la Herfe tombe & bouche
le paflàge d'une porte ou
entrée de fortereffe.
Infulter mrpofle , c'eft l'at-
taquer contre les formes or-
dinaires , en fe mettant à
découvert avec les troupes
<]ui le défendent , pour n'è-
trc pas expofé aux four-
neaux & aux coups de
ceuxrdelaplace.
t.
LigM capitale , ell la ligne
tirée de l'Angle de la gor-
ge, jufqu'à l'Angle duba-
nion.
Ligtte cogritaJe, eft la ligne
tirée depuis l'Angle du cen-
tre , juiqu'à l'Angle du ba-
ftion.
Ligne de dcfence. , eft celle
qui eft repréfentée par le tir
des armes à feu du Soldat,
qui découvre la face d'un
bartion en la rafant.
ZÀgne de defence fichante,
eft la ligne tirée du point
commun à laCourtine & du
flanc, à l'Angle flanqué du
baftion.
, Ligne de défencs rafante ,
efl: la ligne tirée du point
capital d'un baftion, jufqu'à
l'endroit de la Courtine,
d'où la défence commence
à découvrir la face du mê-
me baftion.
Lignes , font pluficurs ré-
giments rangez en battail
le.
Ligner de communication >
font des lignes , qui vont
d'un ouvrage à un autre ,
pour empêcher la courfe
aux ennemis.
Ligner en dedant , font des
foffez vers la place pour
empêcher les forties.
Ligner en dehorr , font des
foflez vers la campagne
pour empêcher les le-
cours.
Logement d^un^ attaque, eft
le travail qu'on fait dans un
porte dangereux en fe cou-
vrant contre le feu des en-
ennemis ; ce logement fe
fait de tout ce qu'on peut
trouver capable de reiifter.
M.
Madrier , eft une grofle
planche propre à couvrir la
bouche d\in pétard , & qui
s'applique avec le pétard
contre les lieux qu'on veut
rompre ; on donne encore
ce nom à des poutres plats,
qu'on met au fond des fof-
' fez pour foùtenir la murail-
le d'un revêtement.
des Fortifications, \j
'. T^anteht , eftuneouplu- fe de leur grand éloigne-
fieurs planche-; jointes en- ment: cit ouvrage eftpro-
femble & couvertes de fer pre i mettre un corps de
blanc , portées fur deux moufquetaires pour faire
roues tjue les travailleurs feu de part & d'autre,
d'un fiege pouCTent devant 'MuraïUt;, eft une mafibn-
eux , pour fe couvrii contre nerie qu'on fut de peur que
le feu du moufquet. la terre du rempart, ou du
Merlon , ell la partie du chemin couvert nés' e'boule.
parapet qui eft entre deux I
embrafures. ■'^■
M»«i;, eft un chemin fou- Nettoyer la trancht'e , c'efl
terrain voûté & rempli de en chafler la garde & les
[)0udre pour faire fauter en travailleurs , pour la com-
'air un ouvrage hier en fuite & enclouer
Monter à l'affaut , c'eft les canons, fi on peut,
efcalader une ville, Scen-.
trer dedans par force.
Mortier, eft une efpece
de gros canon fuit court ,
lequel on charge de bom-
bes , ou de carcaffes , ou
0.
Occuper une hauteur , c'eft
fe faifir d'un lieu qui com-
mande fur un autre.
Oiguet , font des pièces de
de pierres '-, il eft monté bois groffes & longues , fuf-
fur un affût, dont les roues pendues au delTis d'une
font fort balles. porte , chacune par une cor-
Motilitiet , eft une croiv de qui réponde à un mouli-
de bois qui le tourne liori- net qu'on coupe en cas de
zontalement fur un pieu de fuiprife ; elles font préfe-
bois qui eft à côté de la bar- râbles aux herfes
riere , entre les barres de la- ■ OnUon , eft un petit arron-
quelle p.iflent les gens à: dilîement, qui fe joignant
pied. I avec la tour creule à la fin
Moyeiiau , eft une efpece ! de la face du baftion , coa*
de petits baftions plats, fort j vre une partie du flanc. • .
bas, qu'on met au milieu] Ouv-.turedelatrancljd'e.cli
d'une Courtine trop long'ie, le premier enfoncement que
dont les baftions qui font à } l'alliegeant fait dans les ter-
fcs extrémités ne fe dcfen- res du niveau delacampa-
gne,pours'approcher à cnu-
B vert
dent pasdi,unoufquct,à eau-
[8?
Nouveau Traité
vert dt la place qu'on atta-
que.
P»
Pallifader , font des pieux
debois,hautsdeçà7 pieds,
ferrez en haut d'un fer à i
ou 3 pointes , qu'on fiche
devant les ForterefTes.Cour-
tines , Remparts & Glacis ;
il y en d'autres qui ne font
point ferrez.
Pj»/ , n'eft autre chofe
qne la face.
Parapet, eft une élévation
de terre fur le renipart , der-
rière laquelle le Soldat fe
met , comme aufli le Canon,
deftiné pour la défence
d'une place.
Parc , eft un certain en-
droit choifi dans un camp
hors de la porLcedu Canon
. delaplaceafliegée, poury
mettre l'Artillerie , les feux
d'artifice, la poudre, la mu-
nition de guerre ; il n'eft
gardé que par des piquiers.
Partir , font des gens
commandez pour aller à la
guerre , obliger les pais en-
nemis à contribuer , faire
des prifonnicrs , & fçavoir
de leurs nouvelles.
Pétard , eft une machine
creufe faite de métal , à
peu prez de figure d'un cha-
peau de 7 jufqu'à 8 pouces
de profondeur , & de 5. de
Diamètre à la bouche : fa
charge eft de poudre qu'on
bat le plus qu'on peut , en
fuite on y attaché un ma-
drier.
Petit demi-diametre , eft
la circonférence tirée à\t
centre par les gorges.
Place d'armuf , eft un ter-
rain propre à aflembler les
troupes pour les envoyer
de là dans les lieux, où l'on
enabéfoin.
3 PUce d'armer Jeiofr,ett une
place qu'on donne aux che-
mins couverts où ils font des
angles obtus , pour y mettre
quelques petites pièces de
canon ou des fauconneaux,
& en faire retirer ceux qui
avancent dans les appro-
ches.
Place d'armer particulière ,
eft une place proche de
chaque baftion, où les fol.
dats envoyés de la grande
place pour aMer aux quar-
tiers deftinez, relèvent ceux
qui font de garde, où qui
combattent.
Place fortifiée , eft une
place bien ildnquée & bien
couverte.
}^lace irrtfguliere , eft une
place dont les angles & les
cotez font inégaux.
Place régulière , eft une
place qui à fes angles & fes
cotez égaux partout.
Pliiit.,
Û
des Fortifications.
ip
porte qu'on fait fort fou-
vent au bas de la courtine,
ou auprès del'orillon, pour
faire des forties fecretes.
Profil, eft la reprélenta-
tion d'un ouvrage dans fes
Flan , eft la repréfenta-
lion d'un ouvrage dans fcs
longueurs & largeurs.
f lutte forme , eft toute
pièce de tbrtification bâtie
dans un angle rentrant.
PoU^one extérieur , eft la longueurs , largeurs & hau
Idiftance de la pointe d'un , teurs.
' baftion , à la pointe de l'au-
tre.
Poligone intérieur , eft la
ligne tirée de l'angle de la
gorge d'un baftion , à l'an-
gle de la gorge de l'autre.
Pont de Jom: , eft un pont
fait de grofles bottes de
joncs qui croilTcnt dans les
marais , qu'on lie après, les
Quartier du Roi ,tQ. le lieu,
au camp , où loge le Géné-
ral avec les principaux Oifi-
diers de l'Armée.
Quartier d'un Jiege , eft le
campement qu'on fait fur
l'un des plus importants
. paflages qui fe trouvent au-
unes avec les autres, iur tour d'une place qu'on allie-
lesqueUesonmct des plan- ^e , afin d'empêcher le fê-
ches pour les jetter dans des
endroits bourbeux & maré-
cageux , afîn d'en affermir
le paffàge.
Pont flottant , eft un pont,
feit en forme de redoute ,
cours & les convois.
R.
"Ravelin, eft un petit ou-
vrage triangulaire fins
Compofé de deux bateaux flancs , & n'ayant que fes
couverts de planches , qui
les entretiennerit l'un avec
l'autre ; leur conftruûion
doit être fi folide , qu'on
Er puifTe pafler de la Caval-
erie & des Canons.
deux faces ; on les fait d'or-
dinaire devant les courtines;
où le fofie fait un angle Tail-
lant.
Redanr , font des ouvra-
ges faits en forme de dents
Ponthvif , eft une partie! de fcie en angles rentrai ts
du pont , ainfi faite qu'on la j & faillants,à fin qu'une par-
ipuilTe lever par deux tic défende l'autre; on les
chaines & en fermer une
porte.
Poterne , eft une faufle
place d'ordinaire fur les en-
trées des rivières.
Redoute eft un petit fort
20
quarré n'aiant fa défertce que
de front. On le deftine d'or-
dinaire à foûtenîr la tran-
chée, à placer aux circon-
valations & contrevalati-
ons: on les fait (quelque
fois l'un Se l'autre de maf.
fonerie , dans des endroits
aquatiques pour aflurer le
voifinage.
Réduit, eftun lieu avan-
tageux , retranché du refte
de la place , pour s'y retirer
en cas de furprife • réduire
les bourgeois à faire leur
devoir, &fe défendre con-
tre les ennemis.
Rempayt , eft une levée de
terre qui règne tout autour
d'une place, compofée de
baftions & de courtines,
pour y mettre des lbldats,&
des canons pour fe défendre
contre l'attaque.
RairaJa^ elf un retran-
chement formé par deux
parapets faifans un angle
rentrant , qu'on fait dans
un ouvrage dont on veut
difputer la terrain pied-à-
pied ; quelquefois il a un
foUé.
Retranchement , efl le tra-
vail qu'on fait d'une portie
du rempart , quand l'ennemi
cft il avancé qu'on ne lui
peut plus relîiler ni le battre
dedellusle vieux rempart;
i?c afin qu'il ne puiile s'op-
Nowveau Traité
pofer de nouveau, il eft
bordé d'un parapet , quel-
quefois de gabions ou fas-
cines chargées de terre.
Revêtir , n'eft autre chofe
qu'environner le rempart,
parapet , ou fofle d'un bon
mur -, ou de bons gafons.
Rideau , eft une petite
élévation de terre, dans la
rafe campagne ,f qui s'étend
en longueurs , très propre
à favorifer ceux qui veulent
allieger une place qui feroit
auprez : on donne encore
ce nom à un lieu propre
pour venir à couvert juf-
qu'au pied de la place.
Rondel, eft une tour ron-
de qu'on met quelquefois
à la place des battions.
S.
Sac à terre, eftun fac de
grofle toile qui peut conte-
nir un pied ou un pied &
jdemi de terre: on s'en ferc
, en diverfes rencontres , mais
fur tout pour faire des re-
tranchements à la hâte.
Saccager une -ville , c'eft
réduire une place fouz fon
obeïflance & la piller en fui'
te.
Saigner un fojfi: , c'eft en
tirer l'eau par des conduits
foùterrains , afin de le paffer
plus- aifément , en jettant
des clayes fur la boiie qui
refteaufond.
S^ippe,
des Fortifications.
StppcfA un enfoncement
qu'on fait dans les terres du
glacis & chemin couvert,en
forme de tranchée, Scipro-
fond.Les terres qu'on en tire
fervent à fe couvrir à droit
&: à gauche, & on fe couvre
par defRis contre le feu
d'artifice, avec des madriers
ou clay es chargées de terre.
Sarrafine, n'eft autre cho-
fe qu'une Herfe.
Saucijfe . eft un morceau
de toile fort longue , dont
on coud les cotez tout du
long- en forme de boyau ,
lequel on goudronne 6c
remplit de proudre: fagrof-
feur eft à peu prez capa-
ble de contenir une balle à
ioiier : on met l'un des bouts
à l'endroit oîj il y a une Mi-
ne , ou un Fourneau , ou une
Fougade , ou un caifTon de
Bombe; & l'autre bout ré-
pond à l'endroit où eft l'In-
génieur qui lui doit donner
Saticijfoitt , font des fagots
faits de grofles branches , li-
éespar le milieu Se les bouts.
Leur ufage eft prefque le
même que celui des fafçi-
nes.
SentineEe , eft un Soldat à ,
pied, qu'on met aux rem- \
parts & devant les portes
pour écouter & avertir.
Sillon SH Eitvdopfg , eft uu j
21
petit rempart couvert de
ion parapet , mis dans un
fofT; trop large, dont le trait
forme des Angles rentrants
& faillants; afin que les par-
ties fe flanquent récipro-
quement.
r.
Talut , eft la pante qu'on
donne aux ouvrages qu'on
élevé, foit de terre , foitde
mafTonnerie, pour les mieux
faire foùtenir ; plis les ter-
res qu'on élevé font mauvai-
fes , plus on leur doit don-
ner de talut.
Tt-nailluied une Fortifica-
tion qui porte en tête un
Angle rentrant , lors qu'il
n'y a pas des flancs j Src'eft
ce qu'on appelle tenaille
fimple ; mais s'il y a des
flancs , on l'appelle tenaille
flanquée.
Terre-plain , eft la partie
du rempart qui eft égale-
ment aplanie pour le recul
du Canon S; le chemin des
Soldats.
Tour creufi , eft un arron-
diflément fait du refte du
flanc de deux brifures , pour
joindre la Courtine à l'Oril-
lon ; on y plante la Mouf-
quetairie , pour n'être pas
tant expofé à la veiie de
l'ennemi.
Tranche { , eft un foflï que
B 3 l'ai-
2Z
l'alTiegeant fait pour s'ap-
procher à couvert de la pla-
ce qu'il attaque^ les terres
qu'oH en tire fe jettent du
côté que l'affiegé peut voir,
pour fe mieux couvrir , fa
profondeur doit être de 6 à
7 pieds , fa laroeur de 8 juf-
au'à lo. Elle doit être con-
fite de manière quel'aflie-
gé ne puiffe découvrir de-
dans : quelquefois on eft
obligé de faire la tranchée
de gabions , facs à terre, ba-
lots de lame & fauciflons.
Traverfe, eft un petit fofle
bordé d'un parapet à droit
& à gauche, queraffiégeant
fait tout au travers du fofle
de la place qu'il attaque , à
fin de le pafler à couvert des
coups du flanc , & attacher
le Mineor aa Baftion : on
Nouveau Traité
couvre la trav€rfe avec des
madriers , ou des clayes
chargées de terre , pour fe
couvrir des feux d'artifice:
la feule différence de cet
ouvrage avec le coffre , eft,
que celui-ci eft fait par l'af-
fiégeant,& l'autre par l'af-
fiegé,
r.
Vedette , eft une Sentinel-
le à cheval.
Fille , eft une affemblée
de plufienrs perfonnespour
vivre fouz les mêmes loix,
& fc défendre contre ceux
qui les foudroient inquié-
ter.
ViUe dofe , eft une place
environnée de murailles ,
fortifiée ou non.
N OU-
des FortificaihnS' Liv.II. 23
NOUVELLE
MANIE RE
de fortifier
LES PLAGES,
»-.-,.- r> ' . »- — ~
LIVRE IL
CHAP, I,
Des Maximes de la Ford-
fùatio».
Omme il eft im-
polllble ik pou-
voir bâtir une
bonne place fans
avoir conlideré
auparavant quelles font les
raifons qui peuvent perfua-
der un Ingénieur à la faire
d'une manière vju'il n'y ait
pas grand chofe à redire ;
on a établi certaines Ma-
ximes , félon lefquelles
quand on êleve une Fortifi-
cation , il y a fort peu de
chofe à dire qu'elle nefoit
avantageufe pour ceux du
dedans :, comm
.pourrez examiner vous mê-
me, parles fuivantes.
I.
Toutes les parties qui
doivent renfermer un éfixi-
ce, doivent être flanquées,
c'eftàdire, veiies décote,
afinqu"il n'y ait aucun en-
droit autour de la place , où
l'ennemi fe puiflè loger , qui
ne foit vu de ceux du de-
dans non feulement de
front, mais de côte& mê-
me de revers, fi on peut
II.
Tout ce qui renferme u-
ne Fortification permanen-
te , doit être ou flanc , ou.
face, ou courtine, & mê-
me tellement bâti, que les
vous le premiers coups d-u canon ne
B 4, puifr
24
Nouveau Traité
puifTent percer leur êpaif
feur.
III.
La Fortification r'^qnliere
eft de beaucoup piétéiable
à l'inégiliere.
IV.
Il eft inipoflible de forti-
fier unTriaimle à la r^u
liere , parce que l'Angle de
la Gorge eil toujours plus
petit de podegrez.
V.
Autant que l'Angle du
centre eft étroit,' autant la
défence devient forte , &
par confeq je.nt , la place eft
meilleure parce qu'il gagne
plus des cotez.
VI.
L'Angle du Baftion ne
doit jamais être plus grand
que de loodeiiiez, n plu^
petit que de 60 , car ètai.t
plus grand , la face ne peut
être défendue comm'il faut:
& étant plr.s petit , il elT:
trop foible pour refiflcr à
l'injure du temps; aux ef-
forts delà mine & du canon,
^''oyez le chap. i. §.4. du
Liv.IV.
VIL
Les plus grands Angles
font les meilleurs à forti-
fier.
VIII.
L'Angle de la Courtine
ne doit jamais être plus pc-!
tit q le de 9,0 degrcz , ni
plus gi and que de iio: Car
étant plus grand il eft trop
fujet à la vue de l'ennemi.
Voyez le chap. i» §.5. du
Um IV.
IX.
Les grandes demi-gorges
font préférables aux petites,
tant pli ce qu'on a plusde-
quoi s'y retraiicher , que
puce qu'on peut faire des
flincs retiiés , ce qui aug-
mente beaucoup la défen-
ce.
X
Les grands flancs font les
meilleurs.
XI.
La face ne doit jamais
êtie plus petite que la moi-
tié de la Courtine, fi ce n'eft '
dans une Fortification iac-
guliere.
XIL
Les faces du Baftion doi-
vent être défendues de !a
Moufquetene des flancs
oppofés.
XIIL
Les pl'is courtes faces
font les meilleures, parce
qu'elles ne Ibnrpastantlu-
jettes à être attaquées, que
quand elles s'avancent
beaucoup dans la campa-
gne. Voyez le chap. 3. du
Liv.IV.
XIV. La
des Fortifications. Liv.IT. 2 y
XIV.
La Courtine ne doit ja-
mais être plus courte c]ue de
60 Toifes, ni plus longue
que de 1 00 , fi ce n'eft dans
la Fortification irréguliere.
XV.
La ligne de défence ne
doit pas être plus grande
quede 120 ou I2Ç Toifes,
parcequç la portée du
Moufquet ne va pas plus
loin avec effet : Holâman
pêche contre cet axiome ,
lors qu'il dit qu'elle peut ê-
tre de 1 50 Toifes , & George
Pafchjqm croit qu'elle doit
être longue de i}6.
XVI.
LeTalut ne doit point être
forcé, mais on lui doit don-
ner cet efpace , que le recul
de fes terres fe fafi'e de foi-
inêmc.
XVII.
Les fofrcz larges & pro-
fonds font préférables aux
étroits & creux, ou larges
& peu profonds, parceque
l'ennemi trouve plus de dif-
ficulté à paffer les premiers.
Voyez le chap. 10. du Liv.
IV.
XVIII.
Les fofTez fecs font préfé
forties, les retraites , &les
lecours font néceflaires.
XIX.
Les foflez pleins d'eau, qui
ne peuvent tarir doivent
être proférés aux fecs dans
les petites Forterefles, où
les forties , les retraites &
les lecours ne font pas fi né»
ceflaires.
XX.
Les ouvrages extérieurs
doivent être toujours plus
bas que la Fortification du
corps de la place, & les plus
loin détachez doivent être
les plus bas.
CHAP. IL
De la fttuation da
Places.
COmme il efl rarement
permis de choifuTef-
pace qu'on veut fortifier, &
qu'au contraire le lieu eft
prefque toujours détermi-
né, foit qu'on veuille rac-
commoder une vieille For-
tification, ou entourer quel-
que bourg de baftions , &
d'autres ouvrages 4 foit
qu'on fe veuille rendre maî-
tre d'un paflage de rivière,
rablcs à ceux qui font pleins \de quelque endroit ferré, ou
d'eau, principalement dans ' d'une hauteur avantageufe
de grandes places , où les [ pour commander au plac
B s païs.
26
Nouveau, Traité
païs , oa d'une ifle dans une
rivière ; d*one ou plufieurs
avances de terre dans la
mer pour former un port;
& enfin pour divers autres
fujets , dont le détail ne
f(^auroit qu'être ennuyeax ;
il eft bon de connoitre qael-
les font les meilleures fitua-
tions pour élever une bonne
forterefIè,8c ce que d'autres
en difent.
"Ni
l.
^eli font les avantages
d'une Forterejje fttme
fur une montagne.
(i) Cette Fortification eft
mat aifée à ruiner par les
mines.
(2) L'ennemi a une peine
incroyable à y mener les
machines poux battre cette
fortification.
(l) Ceux de la place j>eu-
vent découvrir l'ennemi de
loin, & ainfi empêcher qu'il
tt'ofe approcher de plus prés.
(àf) Les batteries ou Ca-
valiers de l'ennemi faits ou
en rafe campagne ou fur u-
ne hauteur, ne peuvent en
domager aucunement cette
fortification, étant toûpurs
plus bas.
(j) Sur use liauteur Tair
eft toujours meilleur que
dans des vallées ou autres
endroits qui font plus bas.
(6) L'ennemi ne prendra
jamais un tel lieu par affaut,
que fort rarement.
^ueh font les désavan-
tages d'une Forteref'
fe bâtie fnr un ro-
cher.
(1) Ily manque ordinai-
rement d'eau.
(2.) A peine y peut-on
mener des matériaux , des
vivres , & d'autres muni-
tions.
(;) Ces fortifications font
d'ordinaire de peu de du-
rée , n'aiant qu'une terre fa-?
blonneufe pour fond.
(4) On ne peut fecourir
des places ainfi fituêes qu'a-
vec fort grande peine.
(î) On ne peut pas bien
défendre une telle place à
caufe que ce que fait le Ca-
non , de haut en bas, eft de
peu de conféquence.
(6) Les forties y font fort
dangereufes, pouryeu qu'on
s'éloigne des Contrefcar-
pes.
(7) Ces fortifications font
prei-
des Fortifications. Liv.IL 27
prefque toù>ours irrégulie- , (4^ L'air y efl toujours
tes. " mal Ikin , ce qui caufe de
Avù*
On peut dire que ces for-
tes de fituations font bon-
nes pour desCitadelles.Cha-
teaux, & autres petites For-
tcrefTes, pour fe rendre mai
tre du plat pars.
II.
Lei avantages de la fi-
tu^tion marècageufe.
(\) L'ennemi n'en peut ap-
proclier qu'avec danger de
périr.
(1) Cette fortification eft
malaifée à faire fauter
en l'air.
(j) Ces lieux fe peuvent
forfifierà peu de frais,
(4) On n'y a pas béfoin
d'une grande garnifon.
hes defavantages de la
(it Hat ion marècageufe.
(i) Il eft prefque impof
Cble de la fecourir.
(2) Tout y doit être pilo-
té.
(3) Les forties en font
ordinairement infruAueu-
fes.
fréquentes maladies , par-
ce que l'eau y eft toute g.î-
tée.
(ç) On peut attaquer ces
lieux fans perdre grand
monde , pourveu qu'on at-
tende les gelée s.
III.
Lei avantages à'uneflace
toute envirotmèe deau*
(1) On ne la peut pas mi-
ner.
(2) On n'a pas befoin
d'un grand ouvrage.
(5) Les coups de canon
des ennemis ne font pas tou-
jours feurs, parce que l'eau
leur ôte la force.
(4J Les affiegés peuvent
fort facilopent mettre le feu
dans les navires de l'enne-
mi.
(5) L'Armée navale eft
trop expofée à la vue de
l'artillerie de la place.
Les âefavantages d'un
lieu tout environné
d'eau.
(i) L'ennemi lui peut fi-
2S
Nouveau Traité
cilement couper les vivres
& empêcher le fecours.
(ij Les feuls bateaux font
fuffifants pour attaquer une
telle place, & ainfi on n'a
que faire de cavalleric.
(;) Ces places font fu jet-
tes à de plus fréquentes ma-
ladies que les autres.
On peut dire que «es places
toutes environnées d'eau,
laquelle on ne peut oter du
tout ou pour le moins que
difficilement.font encore les
meilleures , à cailfe quelles
font comme fortifiées par la
nature.
IV.
Les avantages àeî^ places
élevées dans un plat
païs^
(i) La bonne terre y eft
en abondance.
(i) L'eau n'y manque ja-
mais.
(5) Ces places font ordi-
nairement prefque toutes
régulières.
(4) OnyaafTez de terre
pour faire des retranche-
mens , en cas que l'ennemi
attaque trop rudement.
(îj L'ennemi a befûin de
z ou 5 Armées s'il veut cou-
per les vivres & les muniti-
ons qui viennent pour ceux
de la place , de toutes parts.
Les dejdvantages des pla-
cet élevées dans un plat
pais.
(i) Le bon terrain qu'il
y a autour d'une telle place
ne fert que pour faire des re-
tranchemens , batteries, ap-
proches, redoutes, & au-
tres ouvrages de deflus les-
quels l'ennemi peut faire
grand dommage aux ailie-
géz.
(2) L'ennemi peut former
fon camp, comme ceux de
la place leur Fortification ,
c'eftàdire, lui donner une
figure régulière & l'envi-
ronner d'un bon fofle & d'un
bon rempart.
(5) Le terrain eft fort bon
pour faire des mines fous
une tellç place.
(4) L'ennemi peut fc fai-
fir tous les fruits qui croif-
ent autour de ces lieux.
Ces places font pourtant
les meilleures, parce que
l'avantage que l'ennemi y
doit chercher encore , ceux
d«
du dedans
double.
des Fottificattons,
l'ont déjà au
Liv. II. 29
Le penchant d'une monta-
gne cft un fort mauvais en-
droit à fortifier , & il le fant
éviter le plus qu'on peut,
parceque le fommet de la
montagne commande pref-
<^ue toujours au dedans de
la place.
VI.
La vallée efl: encore un
méchant endroit pour y
mettre des places : parce-
que l'ennemi les peut dé-
couvrir tout à fait, du haut
de la montagne.
VII.
Zfi avantages des places
Jttuées fur les bords d'u-
ne grande rivière.
(i) On y peut mener par
eau tout ce qui eft nécefiai-
re pour bâtir, & pour les
Soldats.
(z) On peut fortifier l'en-
ceinte régulièrement , ou à
peuprez : le côté de l'eau
fe fortifie à peu de frais.
(5) Les fecours y font
aifez.
(4) La terre y eft abon-
dante pour la réparation des
ouvrages & pour faire des
retranchemens.
(5) On y peut faire des
éclufes pour inonder toute
la campagne voifine.
(d) On n'y manque ja-
mais d'eau.
(7) Il faut beaucoup de
troupes à l'ennemi pour af-
iieger une telle place, à
caufe de l'éloignement des
quartiers.
(8) Si on attaque ces en-
droits feulement par terre ,
il n'y a rien qui empêche
l'afTiegé qu'il ne puiffe paf-
ier la rivière, à fon aife;
& être fecouru de bate-
aux.
(9) Si on l'attaque par
terre & par eau , il faut a-
voirdeux grandes armées,
c'eft ce qui çaufe trop, dô
frais.
Les àefavantages despla-
ces fituées Jur le bord
dune grande rivière^
(1) La rivière fert à l'en-
nemi , pour tranfporter tout
ce qui efl: neceffaire pour un
ficge.
(2) L'ennemi peut élever'
des mafTes de terre pour
commander dans la place.
(3^ L'ennemi fe peut ai-
féracnî
Jô
Naiiveau Traité
fétnent couvrir contre le feu
desalliegez aïant la terre en
abondance.
On ne peut nier gue ces
places ne l'oient préférables
à toutes celles dont nous
venons de parler » en cas
qu'on foit maitre du paffa-
ge, par lequel il faut emme-
ner les vivres & les niuniti-
on».
CHAP: III.
"Délit qtiditédu Ter-
rain.
QUand une fois on a
choifi le lieu pour y
placer une forterefle , avant
que de s'engager à une fi
grande dépence , il faut
examiner la qualité du ter-
rain, & voir s'il efl bon
ou mauva/s : car il y a des fi-
tuations merveilleufes dont
le terrain ne vaut rien &
au contraire, des Ikuations
méchantes ttont les terres
ibnt extrêmement bonnes,
maistellement commandées
que ce feroit une folie
de s'y arrêter. Les voicy :
§.1.
les Montagneî ont or-
dinairement le terrain pier-
reux, qui eft le plus mau-
vais , tant parcequ'il ne fe
lie point, que parceque les
parapets qui en font faits
ne valent rien: fi pourtant
on êtoit contraint de for-
tifier dans un pareil endroit,
il faudrait choifir les meil-
leurs veines de terre pour
faire le parapet & en faire
apporter d'ailleurs, il eft
vrai que ce terrain eft avan-
tageux , en te que l'affie-
geantade la peine à fe cou-
vrir dans fes approches, fau-
te de bontie terre.
§11.
Le terrain fablonneux eft
audi fort mauvais par le peu
de liaifon qu' il a , étant tou-
jours, fujet a s'ébouler :
quand on eft obligé de s'en
fervir , il y faut mêler de
la bonne terre , ou ; de vi-
eux fumier, & bien revêtir
les remparts de pierres ou
de briques , & les parapets
de gazons.
§. III.
Le terrain marécageux
eft meilleur que les deux
précedents,quoiqu'il ne foit
pas généralement bon , par-
ceque venant à fècher étant
éle-
¥
des Fortifaaiians, Liv. IL j i
élevé en remparts & para-
pets, il fe defutiit ; outre,
qa'on a de la peine à trou-
ver aflez de terre^ autour
d'un endroit marécageux
pour êleuer les remparts,
parapets , & glacis d'une
raifonnable hauteur ; joig-
nez à cette raifon , cja'il
faut toujours pilotter le ton-
dément de ces ouvrages.
Si pourtant on êtoit con-
tiaint de fortifier dans ces
endroits , il faut que ce foit,
durant ks chaleurs, afin que
la terre ait plus de confi-
ftance.
§. IV,
La meilleure terre pour
fortifier eft ce qu'on appel-
le terre grafl'e ou foi te ,
parcequ'elle eft maniable,
on n'efl: point obligé d'en
pilotter les fordemens , ni
de revêtir les remparts, à
moins qu'on ne le veuille
bien.
CHAP. IV. '
De la frovifion des Vi-
vres.
LOrs qu'une place n'a
pas la force de fuppor-
terlong temns l'attaque de
l'ennemi , s'il n'a pas de-
qvioi refifter, il y faut faire
pour cela provifion de tout
ce qui eft nécefîàire à un
Soldat , fouz lequel nom on
emend de l'argent pour bien
payer les troupes; de la fari-
ne , du bled , de l'avoine, du
vin , de la bière , du brande-
vin, du beurre, dufel, du
bois,de la poudre.du plomb,
delaméche, desbâles, du
canon , des moufquets , des
piqueSjdu foufre,de la poix,
du bitume, des palliflàdes,
des chevaux de Frife , des
moulins à bras , à cheval &
à vent , à fin que fi l'ennemi
coupe l'eau , on puiïTe avoir
quelquechofequi ferveà fai-
re de la farine.Un bon Com-
mandant y fait tout cela: un
bonMedecin.unChirurgien,
& un Apoticaire y font en-
core fort néceflàires. On
peut ajouter encore d'au-
très chofes requifes pour te-
nir un Soldat en tel état
qu'il puifle montrer le front
à fon ennemi, fi on veut.
i-IVRE
1-
iz
Nouveau Traité
LIVRE IH.
CHAP. I.
De la manière qu'il faut
infcrire un Voltgone
dam un cenle
donné.
N parle ordinai-
rement de ce
problème dans
la Géométrie ;
néanmoins à
caufe qu'il eft impolTible de
travailler à la Fortification
régulière fui le papier fans
fçavoir auparavant infcrire
les figures régulières dans
un cercle donné ou pris à
plaifir ^ nous voulons en di-
re quelque chofe mainte-
nant.
(0 Divifez le Diamètre
de vôtre ceicle donné A B.
en autant de parties égales
que vous voulez donner des
cotez à vôtre figure ; par
ex. en cinq.
{i) Prennez le Diamètre
A B. & faitez avec cette
diftance des points A B.
deux arcs qui fe coupent en
C.
fî) Tirez du pointe, par
la (econde partie qui eft
marquée par le point E. du
dit Diamètre , une ligne
droite « jufqu'à ce qu'elle
touchela circonférence auffi
audeflbus duDiametre en H.
("4) Cette diftance de l'in-
terfedion jufqu'au premier
point A. duDiametre, fera
toujours un côté du poligo-
ne demandé. Voyez la plan-
che B. fig.2.
§. II.
De la con[tru£îion détint
Echelle.
Comme tout fe fait par
l'Echelle, il feut fçavoirauf^
lî la manière dont elle fe
fait, qui eft la fuivante :
(i) Divifez une ligne en
dix parties égales, & une de
ces dix pour marquer les
pieds,en dix autres, ainfi une
de ces dix dernières fera la
centième partie de vôtre
ligne.c'eft à dire, une Toifc
de vôtre Echelle.
(2) Pour bien faire Tè-
chelle, il faut divifer auili
une
des Fortifications, Liv. III.
Le ^arré.
De !a grande mtnicre
(l) Le Demi
3î
uneToife en 6 autres par-
ties égales , pour marquer
les pieds , car une Toife eft
de 6 pieds Géométriques ,
comme il a été dit ci-deflus.
Et de cette manière vous
aurez une échelle parfaite,
pour connoître toutes les
largeurs, longueurs & hau
teurs.
(5) Quand on veut faire
quelque chofe qui.foit fort
jufte, il faut prendre aulli un
pied & le divifcren 12 au-
tres parties égales ; on peut
avoir ainfi les pouces , car
an pied tient i » pouces.
CHAP» II,
De quelle manière il faut
faire le deffei» dtt
EN France il y a trois
fortes de Fortifications,
ta grande , la moienne & la
petite : mais aujourd'hui
on ne fe fert que de la
moienne ; néanmoins nous
verrons premièrement leur
différence , avant que de
I parler de la moienne.
dianietie a
14,1 Toif.
(2) Le côté ouPoligone ex-
térieur zooToifl
(5) La perpendiculaire 27
Toif.
C4) La face 60 T.
(5) Pour le complément de
la ligne dedéfenceon
prend 38 T.
(G') Le flanc 22 T.
La Courtine 73 T. 4 p.
(7)
(8; La ligne
de défence
14» T. 4P»
De la Moienne.
(i) Le Demi - diamètre a
127 T. z p.
(2) Le côté extérieur 180T.
(3) La perpendiculaire 22
Toif.
C4) la face 55 T.
(j) Pour le complément de
la ligne dedéfenceon
prend 3? T.
((5) Le flanc iST.ip.
(7) La Courtine 64 toif. 4
pieds.
(8) La ligne de défence
126 T.
De
34
Nouveau Traité
De la Petite.
A) Le Demi - diamètre a
113T.IP.
(2) Le côté extérieur 160
^ toif.
(■3) Ls perpendiculaire iiT.
(4) La face 45 T.
quatre cotez en Jeux par-
ties égales avec 90 toif.
comme E. F. G. H.
(4) Tirez , des points
E.F.G.H. des lignes droites
vers le centre , qu'on appel-
le des Perpendiculaires, aux
quelles il faut donner 21.
(4) la tace ^J J ■ jojf ^ç longueur, comme
(5) Le complément «*« '^ L l ^ N
lignededéfence 55 T. " "^ j^^;^^^ ^^ ^^^^ ^^^
{6) Le flanc 18T.4P
(7) La Courtine 64 T.
(8J La ligne de défence
iisT.4p.
Expltcafion de la Table
moïenne.
Aiant vu la différence de
ces trois manières , nous ne
traiterons que de la moien-
ne , comme étant la plus en
ufage aujourd'hui, &pour
commencer, nous examine-
rons latablemoienne.
(i) Prenez 127 toif. 2.
pieds entre les pointes du
compas & f,;iitez un cercle.
(2) Prenez l8a toif. &
les divi'.'ez avec le cercle en
(quatre parties égales. Lors
qu'elles font jointes l'une à
l'autre, on k s appelle, Co-
tez ou Polygones exté-
rieurs, comme A. B. C. D.
{s) Mettez la régie
pointes capitales A.6.C.D.
& tirez des lignes droites
par la fin des perpendicu-
laires L L. M. N. à plai-
fir.
{6) Prenez 55 Toif &
mettez les fur ces lignes que
vous venez de tirer des
pointes capitales , pour en
marquer la longueur des fa-
ces , comme a.b.c. d.e. f.
g. h.
(7) Prenez ?5 Toiz. &
mettez les du point où finit
la perpendiculaire , fçavoir,
des points L I. M.'N. fur les
lignes qui ont furpafle les
dits points , pour en mar-
quer la longueur qu'oniri
prend pour le complement||
de la ligne de défence, com-
me 10. IP.LQ^LR.MS,
M T. N V. N X.
(8) Tirez la fin des faces
& ces points O.P.Q^R.S.
T. V.X. qui terminent le
complément de la défence, .
(3) Partagez un de ces ,& vous aurez les flancs.
1 JoiS
des Fortifications, Liv. 1 1 1. 35
(9) Joignez aufli enfemble
les pieils des flancs, & vous
aurez les Courtines.
Vour futre tOrïllon.
Mr. de Vnuhin ne laifle
pas (es flancs, comme Mr. de
Pagan à fait , ou comme les
HoUandois & lesAllemands
font encore aujourd'hui ,
mais il en cache une paitie
pour mieux couvrir le Ca-
non , par le moien de l'Oril-
lon , & à caufe de cein nous
apprendrons fa conltruc-
tion , quin'eftpas fortdifi-
cile, la voici,
(i) Divilez le flanc en
trois parties égales.
(i) Partagez la première
de ces trois en deux autres
égales, pour joindre , de ce
milieu , les deux extremi-
tez de la première partie
du côte du ifofie ; ce petit
arrondiflement fait l'Oril-
lon.
four faire laToar Creufe
ou flanc retiré.
Comme vous avez vu la
réforme de la premieiedes
vois parties mifes far le
flanc , vous en verrez main-
te, lant une autre des deux
reliantes , la forme defquel-
les vous appellerez aprez.
Tour Cmuj'c , dont la cou-
fl:raction eft telle :
(i) Tirez des pointes ca-
pitales des Basions une pe-
tite ligne droite en dedans
du Baiiion, par la tin de l'O-
rillon.
(2) Mettez 5 Toifes fur
cette ligne que vous venez
de tirer, de même fur celle
qui lui efl prefque parallèle
au bas de ta Courtine; on
appelle cela la br ifure.
{l) Prenez les extremi-
tez de la , brifure avec le
compas, & tirez avec cette
diftance deux arcs qui fe
coupent vers le fofl-;, en 8-
(4) Mettez le compas fur-
cette interfeition & joig-
nez les dites extremitezde
la bf ifure enl'einble par une
ligne courbe, & ainfi vous
aurez la figure qu'on fiit au-
jourd'hui en France à la
place des flancs , comme
aulfi le dcffein du Quarré
entier. Voyçz fouz B,
fig- 3-
C 3
CHAP.
3<5
NouveauTraité
\
CHAP. III.
"De la conjiruBïon au corps
de la place du
Suarrè.
IL faut voir maintenant '
c'.ielle largeur il faut don-
ner aux Rempirts , Para-
pets, FolTez Chemins cou-
verts & Glacis des Qaarrés,
& de quelle manière il les
faut tirer ; marquez donc ce i
qui luit,
(1) La bafe du rempart a
1 1 . Toif.
(2) La bafe du parapet 3.
toif.
(}^ La première banquette
i^ pied.
(4) La féconde banquette
2. pieds.
(î) Le foffé depuis lé.juf-
qu'à 10. T.
(6) Le chemin couvert 4.
toif
(7) La place d'armes i;.T.
(8) Le Glacis 36.T.
Au css que le terrain per-
mette d'en prendre d'avan-
tage , il le faut faire.
'Explication de cette
Table,
(i) Prenez ir Toif. &
menez les parallèles aux
Courtines,flancs, faces, bri-
fures & Tours Creufes du
deflein, du côté vers le de-
dans de la Place , pour fça-
voir de quelle manière il
faut tirer la parallèle à la
tourcreufe; mettez ces 11.
Toifcs devant : & en fui-
te ouvrez le compas jus-
qu'au point duquel vous _a-
veztiré vôtre tour creufe,
& tracez du màne point,
par les dites ir. Toif une
ligne courbe j juKju'à ce
\ qu'elle joigne la bafe de la
j brifure & de la face.
I (i) Prenez 3 .Toif.& me-
nez les de même parallèles
! au deflein, afin que la bafe
du rempart lui foit oppofée
I & parallèle ; mais' il faut
faire ce parapet . ou ces 5.
Toif auUi parallèles à l'o-
rillon , julqu'à la brifure,
car c'eftlàoùle parapet de
l'orillon doit finir : Tou-
chant la tour creufe , met-
tez , comme il à été dit , 5
Toif car c'eft la largeur du
parapet , devant la tour
creufe , & ouvrez le com-
pas
des Fort locations, Liv.III. 37
pas jufqu'au point duquel
vous avez tiré la tour creafe
& la bafe de fon rempart ,
pour tirer, du même point
f)ar les î Toif. raifes devant
a tour creufe une ligne
courbe Joignant le parapet
de la bnlure bafTe & le pro-
longement de la brilure
haute enfeniblc , & là où je
touche le dit prolonge-
Inent, de là je tire une peti-
te ligne jufqu'à la brifurc
prochaine.
( } ) Prenez un pied & de
(5) Pour marquer le che-
min couvert prenez depuis
4 jafqu'à 5 Toifes & menez
une parallèle aufuflé, mais
qu'elle forme une pointe
devant l'arrondillement.
(6) Où le chemin couvert
fait un angle faillant par ex.
en G. mettez y lo. toifes à
chaque côté, comme G. I.G.
H.&enfuiteavec ij.Toif.
vous ferez des points où les
ïo Toifes le finiflent , &
tirerez des dits point s , dans
le point de l'interfeftion des
mi & tirez avec cette di- '. lignes droites ; & c'eft ce
ftanceune parallèle, tout qu'on appelle la Place d'ar-
autourdu parapet, vers la
bafe du rempart , laquelle
vous repréfentcra la pre-
mière banquette : autour de
la quelle il faut tirer une au
mes.
(7) Prenez ^6 Toifes ou
autant que le terrain vous le
permettra , & menez au-
tour du chemin couvert &
tre parallèle de deux pieds ' des places d'armes lUie pa-
pour en marquer la féconde, rallele , pour en marquer
(4) Pour tirer la largeur le Glacis ou parapet du
dufoffé, prenez depuis 16 chemin couvert. Et ainf»
jufqu'à iO Toifes & tirez vôtre Quarré fera achevé
avec cette diftance une pa- tout à fait,
rallele aux faces , jufq'à ce
qu'elles fe couperont de- 1 — ~~
vant la courtine : pour tra- CHAP IV
cer cette parallèle autour de
la pointe du baftion.ilfaut ^^ ^^ confiruaion de la
mettre le compas de l'ou
vcrturc de 16 jufqu'à 2.0
Toiles fur la dite pointe du
badion, & en tirer un petit
arondiflèment jufqu'aux pa-
rallèles des faces.
T>emilufi€ , dev.tnt la
Courtine du .^arré.
(r)f^Leveide l'angle du
jL^folle ou de la con-
C 3 tre-
38
Nouveau Traité
trefcarpe une perpendicu-
laiie de la longueur de la
demicoui fine, avec fa brifu-
le, pour capitale P. (^Re-
marquez que dans les poli-
gones la Capitale doit avoir
45 Toil. de longueur.
fi) Du point Q^tiiez une
ligne druite vers l'orillon du
baftion , finidânt au bord
dufoflé, enS.&D.
( }) Prenez 5 Toir.& met-
tez les de S & D. fur la
contreîcarpe, vers le dedans
de la Demilune , comme
E.F.
(4) Mettez la régie per-
pendiculairement fur la
courtine du corps de la pla
Ce , & érigez , des points
E. F. deux petites lignes
droites jufqu'à ce qu'elles
coupent les faces de la de-
milune , comme en V. H.
& le3 lignes E. V. F. H. vous
feront les flancs de la demi-
lune.
(5) Vous tirez la bafe du
rempart A B. de 8 Toifes
paiatlelleaux faces & aux
flancs de la demilune vers
le dedans ; comme aufii le
parapet" A C. de ; Toif. la
piemiere banquette d*an
pied & demi , la féconde de
2 pieds.
(6) Prenez 1 1 toif. pour la
la!i;eurda folle , lequel doit
être tiré pnrallele aux faces,
mais non pas aux flancs;
vous lui doniiczaufl] fonar-
rondiflement devant la
pointe capitale.
(7) Le Chemin couvert.
Places d'armes , & Glacis fe
font comme le Chap: III,
Liv: 1 1 1. §. 5. 6. 7. vous len-
leigne. Voyez la planche
C.
CHAP. V.
De la conflruB'ton du Ra-
velia devant la
Courtine.
CEt ouvrage fe fait
comme la demilune ,
quand on ne lui donne
point des flancs.
§. II.
Pour faire un Ravelin à
Lunettes.
Aiant fût le Ravelin,
comme il fa\it-;
(1) l^rencz deux parties
du flanc du corps de.la pla-
ce , partagé en trois égale-
ment ; & mettez les , de-
l'Angle des deux foflez , fça-
voir , du toflé du corps de la
place
»
des Fortifications. Liv. III. 39
place & de celui du Rave-
îin.fur la Conrrefcarpcpour
en marquer lesDemi-gorges
des LunetteSjComme  B.&
AC.
{1) Prenez k flani; du
corps de la p'ace entier &
tirez, des points BC deux
arcsjjqui s'entrecoupent en
D , & en fuite joignez B D
& CD enfemble par une
ligne droite , pour avoir les
faces des Lunettes.
(:j Vouztirezlefoïïede
ces lunettes de la moitié de
celui du corps de la place ,
en lui donnant aufli un ar-
rondificment.
(4) La bafe du Rempart;
des Parapets , & des Ban-
quettes le t'ait , de même
(z) Mettez I ç toif fur la
Contrefcarpe du folTë du
corps de la place , en met-
tant le compas dans l' Angle
des deux fonez , comme
CD.
(3) Joignez DB enfem-
ble par une ligne droite , le-
quel côté & l'autre A B il
faut fortifier d'un Rempart,
Parapet, Banquettes, FclTé,
chemin couvert & Glacis,
comme le Ravelin même,
les diftances duquel il fauÉ
aulTiobferver ici.
(4) Aiant mis cet ouvra-
ge ae l'autre côté du Rave-
lin, on met i:n petit Réduit
en tête, entre ces deux Con-
tregardes , dont la conftruc-
tiou cft telle ; premiere-
qu'au Ravelin. Voyez la ment, où les fofies des Cop/
planche D.fiij;.V.
S. III.
tre-gardes s'entrecoupent,
érigez du même Angle une
perpendiculaire de zo toif.
comme F. F. Enfuitedivifea
faces des ContrcgardeS
les
Four faire un Ravelin à \ en deux parties égiles,com
Contre- garda.
Aiant fait le Ravelin feul
avec fon fofle , de la maniè-
re qu'il a été dit;
(i) Prolongez les faces
du Ravelin par dcflus fon
foflé,& depuis l'interl'eftion
de cette ligne & du foflé
mettez fur le prolonge-
ment 50 toif, comme A B.
me B G , A G , & tirez du
point capital de vôtre Ré-
duit une ligne droite vers le
milieu des faces , marqué
par le point G, finiffintau
bord du fofi'é des Contre-
gardes en H, & la ligne F H
fera la face, laquelle feule;
il faut fortifier d'un Rem-
part, Parapet, Folié, che-
min couvert &Glacis,s'il eft
C 4 be-.
^ Nouveau Traité
befoin. Voyez la Planche
C.Êg.VI.
§. IV.
Tour faire un Rnvelin
quon met pour des en-
trés de Places*
(i) Aiant la place pour
nn RavelîD.on érige de l'an-
gle de la Contrcfcarpe une
perpendiculaire de 1 1 toif.
comme A B.
Cl) On met , du même
Angle A, 6 toif. fur la Con-
trefcarpe pour les Demi-
gorges, comme A C & A D.
I (';) Erigez furies points
C D des ' perpendiculaires
de 4 toif. pour les flancs.
{a) Joignez les flancs &
la capitale cnfemblc pour
gvoir les faces.
(ç) Tirez un FofTé autour
de cet ouvrage de 2 toif. &
demi, feulement parallèle
aux faces & rond devant la
pointe : dans ce petit ou-
vrage on met un grand
corpsde Garde, pour mieux
garder la porte & le pont,&
préfenter les armes aux Of-
ficiers.
(6) Ce qui vousrefte de
la place deftinëe pour le
Ravelin, doit être jomtcn-
femble , comme fi le corps
de Garde n'y êtoit point , &
fortifier de Remparts, Para-
pets &c. comme un autre
Ravelin. Voyez la planche
D.fig.VII.
CHAP. VI.
Pour faire un Ouvrage k
Corne devant la
Courtine,
(\) T^Rigez une perpen-
jlidiculaire de 85 juf-
qu'à 88 toif de la pointe du
Ravelin.ou de la demi-lune,
comme Q_G.
(i) Tirez du point G à
chaque côté un arc de 60
toifes.
(5) Prenez 114 jufqu'à
1 1 8 toif qui eft le plus com-
mun, & recoupez ces arcs
enE F , de l'Angle de deux
Contrefcarpes D R.
(4.) Joignez ED enfem-
ble par une ligne droite, de
même F R & FE.
(5J Diviiez la ligne E F
en deux parties égales , du
milieu de laquelle faitez
tomber une perpendiculai-
re de 10 toif comme G H •
(6) Tirez les faces com-
\ me au corps de la place.leur
I longueur eft de j8 toil".
' Pour
1#
des Fortifications» Liv. III. 41
La ligne de dcfence EM
84 T. 4 p.
La bafe du Rempart 8 T.
La bafe du Parapet 5 T.
La première Banquette i i p.
La féconde z pieds,
La largeur du FofTc 12 T.
(7) Pour le complément
de la ligne de défence on
prend 11 toif. ipieds,qu'ûn
joint enfemble après la fin
de la face & du complé-
ment, pour avoir les flancs.
Tirez aulli la Courtine.
(8) Pour faire l'OrilIon
& la Tour Creufe on fait la
même chofe. qui a été dite
Liv. III. Chap. II, hormis
que l'on ne partage le flanc
qu'en deux parties égales ;
Mr. de Clermant veut
qu'on donne à TOrillon du
Quarré deux
Pour faire un Ravelin de-
vant ces Cornes,
parties du flanc,
(9; La bafe du Rempart
fe fait de 8 toil". celle du Pa-
rapet de 3, celle du FofTé,
de II, celle du chemin cou-
vert , de 5. La première &
féconde Banquette & le
Glacis ont la même largeur,
comme il a été dit ci-defl*us.
(i) De l'Angle du FofTé
des Cornes érigez un ligne
cinquièmes droite de 24 toif. pour capi-
Table,
La Capitale Q_G 88 Toif
L'Aile DE 118 T.
La Perpendiculaire
La Face EL 3» T.
Le Flanc L N iç.T. jp.
Le Complément &c. H N,
HM. 2rT.2p,
La Courtine M N 3 8 T. 5 p.
taie OP.
(1) Du point B , tirez des
reàilignes vers l'OrilIon
des demi-baftions des cor-
nes finiffant au FofTé . .•i>ai-
meOQ^ OQ^ -:i;-
(5J Tirez la bafe du r.'e.-i -
part& les autres diftauccs,
comme à l'ouvrage à corne
même , hormis que le FofTc
ne doit pas être plus large
de 8 toil. mais il doit néan-
moins avoir fon arrondifle-
ment.
(4) Le chemin couvert.
Places d'armes & Glacis fc
G H 1 font comme au corps de là
zoT.lPIace. Voyez la planche C.
au Chap. IV. du Liv. m.
C î
€HAP.
4»
Nouveau Traité
CHAP. vu.
Four faire un Ouvrage à \
Corne dev(ti%t le
BAliion. 1
I
(l) nr^Irez de la pointe!
1 du Baftion une lig-|;
nedroitedeSôtoif. AB. '|
(i) Du point B , tirez à ;
chaque côté un arc de 6o j
toif. I
(3) Prenez depuis 118 j
jufqu'à i 10 toif, & recou- |
pez ces deux arcs en C D ',
des angles où le foflé du Ra- |
velin le jette dans le foffé :
du corps de la Place , com-
ine= E F.
(4) Joignez EC, CD &
D F. enfemble par des lignes
droites.
{s) Divifezla ligne CD
en deux parties égales , du
milieu de la quelle abaif-
fez une perpendiculaire de
18 jui'qu'à 20 toif. comme
BH.
(6) Tirez les faces com-
m'à l'ordinaire : leur lon-
gueur ell de 38 toif comme
K I , le complément eft de
21 toif i.p. comme L N,
enfin tout le refte ell comme
à l'ouvrage à corne devant
}a Courtine, dont les par-
ties ont auiïi la même d)f-
tance. Voyez la Planche
E.Fig:VIII.
CHAP. VIII.
Tour faire un Ouvrage h
corne avec Epaule-
mens.
[i) f~\^ prolonge les
\_^ flancs vers la cam-
pagne de la longueur de la
Courtine A B, CD.
(i) De B & D tirez une
perpendiculaire de 25 juf-
qu'a 28 toif comme BE,
DF.
C3) Des points EF, éle-
vez d'autres, perpendiculai-
res de 118 Jufqu'à iio toif.
comme E G, H F.
(+) Joignez G H enfem-
ble,par une ligne droite que
vous diviferez en deux par-
ties égales, & du milieu de
la quelle vous abaiflerez une
perpendiculaire de 20 toi-
fes, comme IK.
(5) Vous tirerez les fa-
ces , comme à l'ordinaire
dont la longueur eft de 3J
toiies.
(6) Lecomplemeutdela
ligne de détence fe trouve,
quand on met le compas fur
l'extrémité des deux faces,
&
des Fortifications.
& en laifiant une pointe di;l
compas à fa plice, onfair
tomber l'autre fur la ligne
de dérence; c'efl: ce qu'on
fait de l'autre côté aufli,
comme L M, N O.
(7) On tire LM &N0
enfemble , pour les flancs,
de même M O pour laCour.
tine.
(8) Pour avoir l'OrilIon,
on prend deux cinquièmes
parties du flanc de cet ou-
vrage ; le refte fe fait com-
me à l'ordinaire, de même
quelatourcreufe, ou flanc
retiré,
(■9; La bafe du Rem-
part &c. doit avoir la même
largeur que les autres ou-
vrages à corne, & être tirée
parallèle jufqu'au foflé du
corps de la Place.
(lo) Le Ravelin devant
cet ouvrage fe fait comme
ilaétédit auChap. VI Liv.
IIL Voyez la Planche F.
fig.IX.
CHAP. IX.
Tour faire un Ouvrage
à Corne cou-
rotzné.
\\) T^Ivifez lepoligone
rexteiieur de I'ob-
Liv.Iir. 45
vraee à corne en 4 parties
égales, A B C D.
(i) Prenez 7, parties de
ces quatre & les décrivez
avec un arc, de l'angle du
fofie du dit ouvrage E.
(3) Erigez du point Eu-
ne perpendiculaire jufqu'à
l'arc F.
(4) Mettez les mêmes
trois parties du point F lur
cet arc, comme F G & F H,
& joignez, FG & FH en-
femble, par une ligne droi-
te.
(5) Du milieu de la ligne
FG&FH, abaiflêz la per-
pendiculaire de 1(5 toifes,
comme I K , L M. En fuite
tiiez les faces , comme à
l'ordinaire,dont la longueur
foitde ip toifes.
(6) Pour le complément
de la ligne de défencc , on
prend 15 toif. & ontireen
fuite les nar.cs & la courti-
ne, comme ci-deflus.
(7) Prolongez la face des
cornes de 27 toiles, comme
AN, DO, & joignez G N
& H O enfemble , pai' uiic
ligne droite
( 8) Mettez 24 toifes, fur
l'aile de la coi ne du côté de
la place , des points A D,
comme A P & D Q^
(9J Tirez, des points N
& O des lignes droites vers
les points PQ^ quifiniflent
an
44*
au bord du foffé de l'ouvra-
ge à corne, en R S.
( ( o) Pour faire l'Orillon,
on divife le flanc en deux
parties égales , dont l'une
fert pour le ditOrillon, &
l'autre pour le flanc retiré.
Il faut obferver , qu'on laifTe
les flancs qui joignent leurs
faces au fofle de l'ouvrage à
corne , fans Orillon & fans
flanc retiré . comme N R,
OS.
(Il) la bafe du Rem-
part &c. , & toutes les au-
tres difl:ances fe forment
félon l'ouvrage à corne.
Voyez la Planche F. fig.
X.
Nouveau Traité
CHAP. X.
Tour faire un ouvrage a
Couronne, devant
la Courtine.
(i)f^Rigez de la pointe
LvCapitale de votre Ra-
velin une perpendiculaire
de loo toiles , & au cas
qu'il n'y ait point de Rave-
lin, prenez la courtine du
corps de la Place avec la
brifure , pour tirer deux
arcs, qui le coupent devant
la courtine ; duquel point
de rinterfcdtion , il faut fai-
re ce que je viens de dire de
la pointe capitale du Rave-
lin, comme A B.
(2) Prenez les ftiêmes
lootoif. & faitez du point
B à chaque côté, un arc.
(5) Prenez 11:5 toif, &
recoupez ces deux arcs du
commencement de l'Oril-
lon, C D en E F.
{4) Joignez E B & B F
enfemble par des rcftilig-
nes , & tirez des lignes droi-
tes , des points E F , vers
l'Orillon de la place, finif-
fant fur le bord du folFé,
G H.
(5) Divifez la ligne EB,
& l'autre B F en deux par-
ties égales , du milieu des-
quelles abaiflez des perpen-
diculaires , chacune de ly
jufqu'à \6 toifes , comme
IM,LN.
(6) Vous tirerez les fa«
ces comme à l'ordinaire,
dont la longueur eft de ^r
toifes , comme OPQ_l\.
Le Complément &c. de 16
toifes , comme S T V W.
Les flancs & la courtine fe
font auiH , comme il a été
dit déjà fortfouvent.
(7) Divifez le flanc en
deux parties égiles , dont
vous referverez l'une pour
l'Orillon, & l'autre pour le
flanc retiré.
(8) La bafe du Rempart
a 8 toi-
desFortiJîcntions. Liv. III, 45-
a 8 toifes : celle du Para-
pet 5 ; la première banquet-
te un pied & demi : la fé-
conde 2 pieds ; la largeur
du fofle ert de ii toif. Le
chemin couvert & le glacis
gardent la même largeur,
qu'il y a autour du corps de
la Place. Voyez la Planche
G.fig.XI.
Table ^our cet Ou-
vruge.
La ligne capitale A B i oo
toif.
Les côtés extérieurs BE, BF
loo toif
Les ailes EC. & F D. avec
leurs compléments juf-
qu'aux Grillons, ii^T.
La Perpendiculaire, 17 T.
La face , 31 T.
Le flanc, 13T.5P.
La courtine, 30 T.
Le Complément de la ligne
dedérence, 16 T.
C H A P. XI.
tour faire un Ouvrage à
Couronne , devant le
Bafiion.
(i) T~?Rige2 fur la pointe
Xicapitale du baftioo
une perpendiculaire de loo
T. AB.
(1) Du point B. tirez à
chaque côté un arc de
TooT.
(3) Prenez 92 toifes &
recoupez ces arcs au con-
cours des deux foffez , fça-
voirdeceluidu Ravelin &
de celui du corps de la Pla-
ce, en C D. comme E D F C.
(4)JoignezCB.BD.FC
&ED. enfemble, par des
lignes droites,
f 5 ) Di vifez les ligiTes CE.
& BD, en deux parties éga-
les , du milieu desquelles
vous abailTerez la perpendi-
culaire de 17. toif.
(6) Vous tirerez les faces
à l'ordinaire, dont la lon-
gueur efl de 51 Toif.
Le complément &c. de
idToif.
Le flanc , de 15 toif 5 pieds.
La Courtine, de 19 toif. j p.
La bafe du rempart de
8 toif.
La bafe du parapet de 3 toif.
Les banquettes à l'ordinai-
re , comme aufll le chemin
couvert & le Glacis. Voyez
la Planche K.fio;XIL
CHAP
4^
Nouveau Traité
CHAP. XII.
Tour faire un Ravelvi
devant la, pointe dtt
Bafito».
(l) T)Rolongezle para-
X pet du corps de la
P!ace par defTus le folTé , en
forte qu'il le coupe en Q^S.
(2) Erigez , de la pointe
du baftion , une ligne droite
& perpendicalaire , fur la
«juelle mettez g6 toif. com-
mençant au foffé; comme
C. V. pour la capitale.
(^) Sur le prolongement
du parapet par les points
S Q^ mettez 14 toif pour
la longueur des flancs, com-
me ST. QR. I
(4) Joignez T V . V R. '
eniemble; vousamez ainll
les faces.
(5) Autour des faces &
des flancs , vous tirerez la
bafe du rempart de 8. toifes.
Celle du parapet de 3 toifes.
les deux banquettes, com-
me à l'ordinaire. Etlefofle
de 12 toif parallèle aux fa-
ces & aux flancs, avec (bn
arrondiflement , devant la
pointe capitale V. & les
flancs TR. Voyez la Plan.
chci.Figiij.
CHAP: XIII.
Pour faire une Tenaille
fimple.
(i) "pRolongez les flancs
X du corps de la Place
de 1 10 toifes, comme AB.
CD.
(2) Joignez B D. enfcm-
ble par une reftiligne,
divifez-la en deux par-
ties égales , & faitez tom-
ber, de ce milieu, unepef-
pendiculaire de 26 toifes,
comme E F. Mais il faut re-
marquer que cette ligne ne
doit pns être plus longiie
que de i -^ ou i2 toif quand
il y a un ravelin , ou une
Demilune devant la Courti-
ne du corps d e la Place.
(3) Voustirezles extre-
mitez des ailes dans le point
F. comme B F. D F.
(4) Tirez la bafe du rem-
part de 8 toif Celle du pa-
rapet de 7,, Les deux ban-
quettes à l'ordinaire. Le
fofledeii toif Le chemin
couvert & le glacis, com-
me aa corps de la Place.
le
des Fortifications,
abaiflez
Liv.III.
Le Ravelin àevunî cet
Ouvrage.
(i ) Divifez les faces de
la tenaille B F. & FD.
en deux parties é:;ales , &
mettez la moitié , de l'une
fur la perpendiculaire éri-
gée fur l'angle de la contres-
carpe , comme G P.
(i^ Tirez , du point .G.
vers le milieu des dues fa-
ces de la tenaille , des 1 ignés
droites pour les faces du
Ravelin, comme G L. G. M.
(;j Lesdiftances pour le
corps de la Place du Rave-
lin (ont les mêmes que cel-
les de la tenaille , hormis
que fon fofle n'eft large que
deStoifes. Voyez la Plan-
che K.fig. XV.
C H A P. XI V.
PourfAtre Lt Tenaille
double,
(0 TJRolongez les flancs
X du corps de la Place
deiiotoifes, comme AB.
C D. & joignezB D.eniem-
blepar une ligne droite.
(2) Divifez la ligne B D.
en deux parties égales, &
47
de fon milieu,
une perpendiculaire de 2(>
toifes , comme E F.
(3) Tirez des points BD.
des lignes droites dans le
point F. pour les faces, dont
chacune ibit partagée en
deux parties égales, comme
B.G.D.H.
(4) Erigez une perpendi-
culaire fur l'angle des faces
de 45 toifes, comme F I.
(5) Tirez, du point! le*
contréfaces dans les points
GH.
(6) Aux ailes, aux faces
& aux Contréfaces , tirez
labaledu rempart parallè-
le , de 8 toif. & toutes les
autres diftances comme
dans la Tenaille fimple.
Voyez la Planche K. fig.
XVI.
CHAP. XV.
Pour faire un Baftion à
ccntregardes.
ON avoit accoutumé
autrefois de mettre
ces ouvrages devant lesbaf*
tions, pour les mieux cou-
vrir ; en vaici la conftruc-
tion.
(i) Tirez des lignes pa-
rallèles aux faces du bafiion
de
4.S
de I s toifes , finiflant fur la
contrefcarpe du ravelin,
cudelaDemilune, & for-
mant une pokite , devant la
pointe du baftion, comme
A.B.C.
(2) T irez la bafe du rem-
part à ces faces , de 8 toif.
comme E. D. Toutes les
autres dillances font les mê-
mes, que celles du Rave-
lin, ou delà Demilunc. Vo-
yez la Planche I. fig. XIV.
Chap.XII.Liv.IlI.
Nouveau Traita
CHAP. XVI.
De la conftruclion du
Pentagone.
(0
LE demi-diametre a
i5?Toif.ip.
(2) Le c6té extérieur A. B.
C. D. L. iSoT.zp.
( ^) La perpendiculaire E F.
25 T.
(4) La face A I. jo T.
(5) Pour le complément de
lalignededéfence F G.
on prend 38 T. 3 p.
(6) La ligne de défence
Gaellde 151 T. 3 p.
(7) Le flanc I G. eft de
22T.zp.
(8) La Courtine G H. eft
tle 75 T. 4P-
Explication de cette
Table.
Voyez le Chap. II. Liv.
III. Vous y trouverez tout
ce qui eft né;efl"aire pour
la conftruftion du Pentago-
ne , pourvu que vous pren-
niez lesdirtancesprefcrires
ici pour celles dont il eft
parléau même lieu. Voyez
Planche L. fig. XVI.
De la conjiruciion âe lu
Tenaille dans le fojje.
Pour juftifier ce qu'on a.
ditci-deflus, de la ligne de
défence, voyez cet ouvra-
ge, dont la coairtrudtion eft
telle.
(il Mettez la régie fur
le flanc avancé du corps de
la place, & tirez une pa-
rallèle à ce flanc de f juf-
qu'à 6 toifes , qui touche
la ligne de défence devant
l'OrillonenEB.
(2) Partagez le refte de
laligncde défence, depuis
ces points B E. jufqu'à l'an-
gle le plus proche C. en
deux parties égales, comme
BF.EG.
3 Prenez
des Fortifications. Liv. III.
(5) Prenez la diftance FG.
entre les pointes du com-
fias , & en laifTant une fur
e point F. portez l'autre,
du point G. fur le complé-
ment de la ligne de défence,
marqué I. En fuite laiflèz
une pointe du compas lur le
point G.& portez l'autre
de F. fur l'autre complé-
ment oppofé ; marqué H.
Enfin joignez H F. & IG.
cnfcmble , pour former les
flancs ; faites le même pour
la courtine H I.
(4) Tirez la bafe du
rempart de 8 toifes , aux
faces & aux flancs de la
Tenaille ; & à la courtine ,
de 4 jufqu'à 5 toif En fuite
la bafe du parapet de deux
2. toifes 3 pieds , tout au-
tour ,- vous ferez les deux
banquettes a l'ordinaire.
Voyez la Planche M. fig,
XVI.
CHAP. XVII.
De la Conftru^ion de
l'Hexagone.
(i)T E Demi-diametre a
\_, 180 Toif.
(2) Le Poligone extérieur,
180 toif.
(3) La Perpendiculaire , 27
toif.
49
(4) La Face, 50 toif.
(5) Pour le Complément de
la ligne de défence on
prend, 38 toif.
(6) La ligne de défence,
I j<S toif.
(7) Le Flanc, 2Jtoi(i
(8; La Courtine, 71 toif.
(p) Les autres diftances font
égales à celles du Pen-
tagone,
§. II.
L'Heptagone^
(i) LeDerai-diametreazo?
Toif. 7, p.
(2) Le Côté extérieur, 180
toif.
( 3) La Perpendiculaire , a/
toif.
(4) La Face, 50 toifl
(5) Pour le Complément
.&c. ? 8 toif.
(6) La ligne de défence,
1 3 5 toif. 3 p.
(7) Le Flanc, 24toil.
(8) La Courtine, 72 toif.
3P-
§. ni.
UO[îogone.
(i) Ae Demi-diametre , a
23 5 Toif. 1 p.
D (i) Le
50
Nouveau Traité
Ct) Lt Poligone extérieur,
iSotoif.
(j) La Perpendiculaire, 28
tqjf.
(4) La face , ^o toif.
(j) Pouf le Complément
&c. 38 toif.
(6) La ligne de défence ,
lîytoif. 3p.
(7) Le Flanc, •2Çtoif.4p,
(8) LaCourtinc,7i toif.+ p.
§. IV.
L Ennengofje^
(l) Le Demi-diametre , a
263 Toif. I p.
(i) Le Poligone extérieur,
1 80 toif.
(3) La Perpendiculaire, 32
toif
(4) La Face 50 toif.
(5) Pour le Complément
&c. ^8 toif
{6) La ligne de defence,
1 38 toil".
(■7) Le Flanc, 29 toif
(S) La Courtine 70 toif 3 p.
(0
(5)
(4)
(5)
(6)
(7)
(8)
Le Poligone extérieur,
180 toif.
La Perpendiculaire , 56
toif.
La Face, 52 toif.
Pour le complément
&c. 38 toif.
La ligne de
Le Flanc,
La Courtine
défence,
I3f toif.
jitoifi
70 toif.
3 p.
§. VI,
JJ Eniecagone.
Ci) Le Demi-diametre , a
519 toif 2 p.
(2) Le Poligone extérieur,
180 toif.
(3) La Perpendiculaire , 37
toif.
(4) La Face, fa toif,
(5) Pour le Complément
&c. 58 toif
(6) Lalignededéfence,r35r
toil!
(7) Le Fianc, 3 1 toif 2 p.
(8) La Courtine, 70 toif.
§. V.
Le "Décagone.
(1) Le Demi-diametre , a
291 toif 2 p.
•§. VII.
Le Dodécagone,
(0 Le Demi-diametre, a
3+7 toif. 4 p.
2 Le
des Fortifications. Liv. III. f i
{%) lé Poligone extérieur,
iSotoif.
(5) La Perpendiculaire, 42
toii;
C4) La face, ^itoiC.
(5) Pour le Complément
&c. 38toif.
(6) Lalignededéfence,!^/
toif.
(7) Le Flanc , 37 toif.
(8) La Courtine <5ptoif
CHAP. XVIIL
Pour J aire le ProfiL
PUifque nous n'avons
traité que des largeurs
& longueurs des parties d'u-
ne place, ileil: juftededire
quelque chofe maintenant
de la hauteur des ces par-
ties, ou pour mieux dire, de
qu'elle manière il faut faire
le Profil d'une place. Pour
cela il faut remarquer deux
chofes.
(1) Qu'on élevé le Pro-
fil des ouvrages extérieurs,
tout de même que celui du
corps de la placdprincipa-
le, pourvu qu'on y applique
les hauteurs, dont je dirai
ce qu'on en doit fçavoir, &
les largeurs dont nous avons
parlé ci-deflus.
(2) Qye dix toifes de l'ê.
chellc dont je me fuis fervi
en faifant le corps de la pla-
ce, n'en font qu'une , quand
je veux faire le Profil de la
même place. Ainfiiootoi-
fes que j'ai appliquées au
corps de la place, me don-
nent, à cette heure feule-
ment, une longueur de 10
toifes.
Le Profil au Corps de U
Place.
Faifons, par exemple , le
Profil du Pentagone ; & re-
marquez ce qui fuit.
(i; Tirez une longue lig-
ne droite , & y marquez 1 1
toif pour la bafe du Rem-
part , commençant à gau-
che, comme A B.
{z) Mettez i toif 4 pieds
immédiatement derrière le
point A. fur la même ligne,
comme A C. Ce triangle
vous marque le talut inté-
rieur. Et pour marquer le
talut extérieur , mettez
I toif. immédiatement de-
vant B. comme B D. Mais à
la campagne il faut donner
j un plus grand talut au Rem-
I part conformément à la na-
j ture du terrain.
(3) Erigez fur CD deux
' perpendiculatres , dont cha.»
D i chune
5»
Nouveau Traité
chune ait î toiH de hauteur, i (7) Prolongez le taluî
comme CE, D F. & joig- | extérieur B F. encore de
nez en fuite AE , E F, deux pieds, comme F P. &
oc F B , par une ligne droi- | joignez O P enfemble, pour
te; cela vous repiéfentera i avoir la largeur du Parapet
la hauteur du rempart, avec 1 avec fon talut extérieur,
fontalut. _ ! (8) Mettez 4 pieds fur la
(4) Mettez 4 toil". du j première ligne derrière le
point E vers la droite , pour i point B , comme B Q^ du
en marquer le terre-plein | quel point abaiflez la per-
du Rempart, comme E G. l pendiculaire QJl de 5 toif.
( 5} Erigez fur G une pe- i & joignez B R enfemble,
tite perpendiculaire d'un ' pour l'Efcarpe. Cela fait ,
pied & demi , pour la hau
teur de la première ban-
cjuette , comme G I. En fui-
te, tjrez du point I. une pa-
rallèle à la hauteur du rem-
part d'un pied & demi de
large , comme I H. C'eftla
largeur de la banquette. A-
prés cela, mettez une autre
perpendiculaire fur le point
H. de la même hauteur,
comme H L. & du point L
tirez aufli une autre paral-
lèle de 2 pieds de large,
comme LM. Vous aurez
les deuv banquettes.
(6j Mettez 4 pieds im-
médiatement derrière le
point G , comme G N.
lur lequel point érigez, en
fuite, une perpendiculaire
de 8 pieds , comme NO.
mettez 20 toif derrière le
dit point B. pour la largeur
du fofle , comme B S. en
fuite mettez 2 points , de-
vant le point S, comme S T.
duquel abaiflez un autre
perpendiculaire de 5 toif.
comme T V. Enfin joignez
V S enfemble , pour avoir
la Contrefcarpe de même
R V. & ainli vôtre foifé fera
entièrement repréfenté.
(9) Derrière le point S,
mettez depuis 4 jufqu'à 5
toif pour la largeur du che-
min couvert , comme S W.
& mettez devant le dit
pointW. une banquette d'un
pied & demi de haut , & de
large, comme W X Y Z.
(loj Prenez depuis jC
toifes, jufqu'à autant que
le terrain vous permetra
d'en prendre , & mettez les
Cela fait, joignez le point
M. & le point O enfemble,
pour gagner la hauteur in- j derrière le point W. fur
rericure du parapet avec fon la même première ligne,
takit. 1 com~
des Fortifications. Liv. III. 5-»
comme W A. & les joignez
après cela enfemble , par
une ligne'droite, pour ré-
préfentcr le Glacis. De cet-
CHAP.i XIX.
te manière vous aurez le Comment il faut faire le
corps de la place devant les dejjein d'une FortereJ-
yeux , (ëlon fes longueurs,
largeurs & hauteurs., Voyez
la Planche N.fig. XVII.
Le Profil des ouvrages
extérieurs.
Le' Profil fe fait comme le
pre'cedent au regard des 7
premiers points, hormis que
la bafe du Rempart n'eft
pas plus large que de 8 toir
ni le Rempart plus haut de
14 pieds. Quant au 8 point
de la defcription du Profil
précèdent, la feule différen-
ce confifte , en ce que le fof-
fé n'eft pas ici plus large
que de iztoif, ni plus pro-
fond que de 2 & demi.
Tout le reftefe fait comme
dans le précèdent. Voyez
la Planche N.fig. XVIII.
fe
â la cam'
^agne.
A Prés avoir vu la maniè-
re de fortifier fur le pa-
pier,il eft néceflaiie à un In-
génieur , ou à celuiqui veut
raifonner un peu des Forte-
reiïes, de fçavoir de quelles
largeurs, hauteurs & profon-
deurs leurs parties doivent
être 5 d'où l'une & l'autre
partie prend fa défence ; s'il
n'eft pas béfoin de fortifier
un endroit plus qu'un autre;
en quel lieu on pourroit at-
taquer une Place ; & de
quelle manière on pouiroit
faire échouer le deflein de
l'ennemi. Nous verrons
maintenant comment on
trace une Forterelle à la
campagne : pour cela il faut
fçavoir quels font tous les
Angles des Poligones exté-
rieurs ; ce font les fuivaijti
D 3
U^n
54
Nouveau Traité
V Angle du Poligone ex-
térieur.
Celui
du Quarré efl: de
9oDegiez.
Celui du Pentagone , de
loS D.
Celui de l'Hexagone, de
120 D.
Celui de l'Heptagone , de
128 D.
Celui de l'Odlogone , de
r?5p.
Celui de l'Enneagone , de
140 D.
Celui du Décagone , de
144 D.
Celui de l'Endecagone , de
I47D.
Celui du Dodécagone , de
150D.
Explication de cette
TubU.
Par exemple, fi vous vou-
liez tracer un Poligone de
$ baftions qu'on appelle
Pentagone , dont chaque
polygone extérieur eûtl la
longueur de la ligne donnée
A B. qui eft de 180 toifes,
faites ce qui fuit.
(i) Mettez le bâton fur
lequel vous avez l'Aftrota-
be , dvis le trou que fait
le piquet B. de manière que
vous puiffiez voir par les
deux dioptres dcl'Aftrola-
be , du point B. ou de l'en-
droit où vôtre inftrument
eft planté, le picquet A
(2} Contez à gauche, vers
la droite, un Angle de 108
degrcz , qu i eft l'Angle des
Polygones extérieurs , a)i
Pentagone ; ( fi on fait un
Hexagone on prend cet An-
gle de 120 degrez &c ) ï'ai-
tez y planter un piquet que
vous puilliez voir par ces
dioptres mobiles > parex.C.
Cela fait , attachez une cor-
de, ou une chaîne au piquet
B.& tirez une ligne droite
vers le pointe, fur laquelle
vous mettrez après , la lon-
gueur de la première ligne
donnée A B, comme B D.
(}) Mettez l'inftrument
fur ce point D , en forte
que par fes dioptres vous
puilTiez voir le piquet B.
Enluite cherchez par la ré-
gie des dioptres l'Angle de
108 degiez , & faitez y
planter un autre piquet, que
vous puifliez voir par fes
dioptres, comme DE. Ce-
la fait, tirez une lignedroi-
te , depuis le point D , juf-
qu'au point E & enfin met-
tez la longueur de la ligne
B D , fur la ligne D E , com-
me D F.
(4} Fai-
des Fortifications, Liv. IJJ»
(4) Faites cela aatant
de fois qu'il le faudra pour
un Pentagone.
(5) Divifez le flanc en
trois parties égales , & la
première encore en deux
autres , au milieu de laquel-
le plantez le piquet H. En
fuite attachez la chaine au
dit point H. & tirez l'ar-
rondiflement , comme fur le
papier, avec le compas. Ce-
la fait, tirez les brifures de'
5 toif. & faites dans leurs
extremitez deux aies qui fc
coupent en I. Enfin plantez
à la place du point I. un pi-
quet & avec la chaine qui y
eft attachée, vous tirerez le
flanc retiré.
(6) Pour fairel'arrondif-
fement dufoflé, plantez le
piquet- fur la pointe dubaf-
tion ou du Ravel in , & tirez
avec la chaine l'arrondifTe-
ment. Voyez la Planche O.
fig.XIX.XX.
CHAP. XX.
Pour faire les rués dam
une Fort ère jfe.
(0
rallele de 10 toil
rez aux Courtines
e la place une pa-
pgur lai
5f
place d'armes auprès du
rempart
(z) Tirez tous les points
faits de cette ligne devant le
baftion dans le centre de la
Place, par ex. ABC DE.
( j) Prenez la Demi- gorge
de la Place , ou pour mieux
^e 50 toif. & mettez les»
du centre fur ces lignes
A BC D E, comme a b c d e,
lefquellesdiftances joignez
aufli enfemble par des lignes
droites.
(4) Prenez 5 toif. & met-
tez les, des points A a, vers
B b & C c, comme F f , G g.
c'eft ce qu'il faut faire auUi
après cela, de B b, C c, D d,
Ee &c.
( 5)Joignez F f & G g en-
femble , par des rei3nlignes.
(6) Prenez 8 toif. de la
ligne F f , & divifez le refte
en trois parties égales. En
fuite prenez une partie de
ces trois , & mettez la des
points F & G , fur les lignes
tirées dans la grande Place
d'armes de la Place, comme
FH,GL. Cela fait, mettez
4toif. fur les mêmes lignes,
après les points H L, comme
HM, LN. Enfin tirez HL
& MN enfemble, par des
lignes droites.
(7) Prenez la féconde
partie des trois premiè-
res , & mettez la àpr's
D 3 W N,
0
M N , fur les mêmes lignes,
comme MO, N P. & joig-
nez la ligne O P enfemble.
Cela fait, vous remettrez 4
toif après les points O P,
comme Q_R,& joindrez en
£aiteQ_R aulTi enfemble.
(8) Partagez chaque cô-
ne FG, fg en deux parties
claies, comme S T. & joig-
Nouveau Traité
nez ces lignes S T enfemble
par une redriligne. Enfuite
mettez 5 toifes à chaque
côté des point&S T, comme
S s s , T t t. & tirez S T
enfemble; elles formeront
les rues de vôtre ForterclTe.
Voyez la Planche P. Fie.
XXI.
HVRE
des Fortifications, Liv. IV. 5-7
LIVRE IV.
CHAP I.
JN trouvera dans
[ce Livre l'expli-
f cation des par-
• ties de la Forte-
reflc', dont nous avons par-
lé ; ce qu'il faut fçavoir, des
Cavaliers , Rues , Places
d'armes, Contregardes, Ma-
gazins , Portes , Poternes,
Ponts levis. Ponts & autres
chofes.J Pour commencer
nous parlerons première-
ment des Angles.
§. I.
Tour trouver l'Angle du
Centre de chaque
ForîereJJe régu-
lière.
Divifez la circonférence
du Diamètre qui eft de 360
degr. par le nombre desBa-
ftions de vôtre Fortereflè;
le nombre qui provient de
cette divifion fera l'ouver-
ture, ou l'angle du centre.
Par exemple, cherchons
l'Angle du centre d'un Pen-
tagone; il faut divifer ^60
degrez par 5. Car nôtre
Fortereflè n'ayant que cinq
Battions , on ne peut pas
prendre le Divifeur plus
grand. Comme donc le
nombre qui en provient eft
-Z- il faut dire que l'angle
du centre d'un Pentagone a
72 degrez d'ouverture.
55)
§. II.
Pour trouver t Angle de
la Gorge qu'en appelle
a la Vaubane\ ou l'An-
gle des Tolygones exté-
rieurs.
Pour trouver cet angle
on n'a qu'à fouilraire l'angle
du centre de la même For*
terefie de 180 degrez; ce
qui refte fait l'angle de la
Gorge. Par ex. li onvçut
fçavoir quel eft l'angle de
D j la
5»
Nouveau Traitt
la Gorge d'un Pentagone,
il faut , de i8o degrez en
fouftraire 72 : car c'eft
l'angle du centre d'un Pen-
tagone ; garder ce qui re-
fte ; qui fera ro8 degrez, &
dire que l'angle a io8 de-
grez d'ouverture.
i8o
72
Io8.
Touchant l'angle du Ba-
ftion & tous les autres,il eft
impoltîble de fçavoir quel-
les font leurs ouvertures, car
elles ne font pas toujours les
inêmes. Ainfi il dépend du
fçavoir de l'Ingénieur de
faire les flancs , de manière
qu'ils forment un bon angle
de Baftion, félon lequel
prefque tous les autres pren-
nent leur mefure. Voyez
fur ceci nos Auteurs, Nean
moins nous mettrons ici
l'ouverture des principaux
angles de nôtre manière de
fortifier.
Au ^uarré,
(0 L'Angle du Centre eft
de j)o D.
(2) L'Angle de la Gorge , de
poD.
(3) L'Angle du Baftion, de
(4) L'Angle de la Courtine,
de 98 D. 3o"m.
(5) L'Angle forme-flanc, de
Sî. D.jom.
(6) L' Angle forme-face, de
iizD. 30'm.
(7) L'Angle flanquant , de
67 D. }o m.
Ah Pentagoac^.
(i) L'Angle du Centre eft
de 7îD.
(i) L'Angle de la Gorge, de
108 D.
(3) L'Angledu Baftion, de
77 D.
(4) L'Angle de la Courtine',
de loi D. 50 m.
Cj) L'Angle forme-flanc, de
78D. lom.
(<J) L'Angle forrae-fece , de
ii6T>.
(7) L'Angle flanquant , de
64 D.
A l'Hexagone»
{l) L' Angle du Centre eft
de 60 D.
(2) L'Angle de la Gorge, de
120 D.
fj) L'Angle du Baftion , de
87 D.
X4) L'An-
des Fortifications* Liv. IV. fp
(6) L'Angle forme-face , de
121 D,
(7) L'Angle flanquant , de
59 D.
A l'Enneagone.
(i) L'Angle du Centre, de
40 D.
(2) L'Angle de la Gorge , de
140 D.
(jjX' Angle du Baftion , de
100 D.
(4) L'Angle de la Courtine,
de 1 06 D-
(5) L'Angle du Baftion, de (jj L'Angle forme-flanc.de
9Î D. I 74 D.
(4) L'Angle delà Courtine , (6) i'Angle forme-face , de
de loiD. 30 m. 1 i2yD.
(5; L'Angle forme-flanc, de (7) L'Angle flanquant, de
(4) L'Angle de la Courtine,
(Je 1 ©6 D.
(ç) L'Angle focmç-flanc, de
74 D.
{6) L'Angle forme-face, de
121 D. 40 m.
(7; L'Angle flanquant , de
58 D. 20 m.
A l'tlept agoni,
(i)L' Angle du Centre, de
5:20.
(1) L'Angle de la Gorge, de
iz8D.
77 D. 50 m.
(6) L'Angle forme-face ,5de
1 10 D.
(7) L'Angle flanquant , de
do D.
J ro5iogme.
(i) L'Angle du Centre, de
4SD.
( i) L'Angle de la Gorge , de
(3) L'Angle du Baftion, de
1 00 D.
(4) L'Angle de la Courtine ,
• de iGjD.
(s) L'Angle forme-flanc, de
77 D.
î5D.
Ah Décagone.
( I ) L'Angle du Centre , de
35 D.
(i) L'Angle de la Gorge, de
144 D.
(3) L'Angle du Baftion, de
100 D.
(4) L'Angle de la Courtine,
de 93 D.
(5) L'Angle forme-flanc.de
87 D.
(6) L'Angle forme-face ,de
115D.
(7J L'Angle flanquant , de
6o
Nouveau Traité
A l'Endecagone.
(i ) i' Angle du Centre , de
33D.
(1) Z-'Angle de la Gorge, de
147 D.
(j) L'Angle du Baftion , de
looD. 30 m.
(4) Z-' Angle de la Courtine,
de ICI D. 30 m.
( 5 ) Z-' Angle forme- flanc,dc
78 D. 301T1.
(6) i'Angle forme-face,de
12 j D.
(7)i'ADgle flanquant, de
ÎSD.
Au Dodécagone,
(t)i'Angledu Centre, de
30 D.
(2) i. Angle de la Gorge, de
iÇoD.
(})i.'Angle du baftion , de
looD.
(4) i? Angle de la Courtine,
loi D. 50m.
( î ) i'Angle forme-flanc,de
de 78D. 50m.
((S) ii'Angle forme-face, de
128 D.
(7) L'Angle flanquant, de
§. IV.
De l'Angle des Baf-
tions.
Cét'Angleaétéun grand
fujet de coiiteftation entre
la pliipart des Anciens , qui
ont traité de la Fortifica-
tion : car les uns ont eftimé
que cet Angle devoit être
toujours aigu , & les autres,
qu'ilne le devoit être que
jufques à l'Hexagone , &
qu'il devoit être droit aux
figures de plus de fix Ba-
ttions; c'eft ce qu'a fait
t^ntome de Ville. Il y en a
d'autres qui ont foùtenu le
contraire; qui ont dit, qu'on
ne devoit admettre l'angle
aiga,qu'aux figures qui IbnC
au deflbus de iix Baftions,
& qu'il le faloit faire tou-
jours obtus à une Fortereflè
qui excedoit cette quan-
tité. Il eft vrai que le plus
grand nombre a été pour
l'angle droit, &c"étoit mê-
me une efpece d'ignorance
que de foutenir le contrai-
re. Mofsheufer la pris au
Quarré de 60 degrez , au V.
de72.avi. de '80, à Viî.
de8y.degr.43. m. à VIII.
jufqu'à XI. de 90 degrez.
Fis/Uag prenoit cet angle au
IV.
des Fortifications. Liv. IV. 6i
IV. de (îç degrez , au V. de
de 74. à VI. de 80. à VII.
de 84 degrez 17 m. à VIII.
de 87. degrez 30 m. à IX.
jiifqu'à XII. de 90. Mais
il changea bien tôt d'opi-
nion , foùtenant que cet
angle devoit être, au IV.
de6odegrez, auV.de 69.
à VI. de 75. à VII. de 79
degrez 17 m. à VIII.de 8i
degrez 30 m. à IX.de 8y
degrez, auX.de 87 degr.
àXI.deSSdegr. 38 m. au
XII. de 90 degrez. Gti/z/-
«;^« prend cet angle au IV.
de65degr.au V. de 69. à
VI. de 7 5. à VII. de 79 de-
grez 17 m. à VIII. de 8z
degr. 30 m. à IX. de 8$. au
X. de 87. à XI.de 88 degr.
38 m. au XII. de 90 degrez.
Fafcha le prend au (juarré
de ô'o Toifes , & l'augmen-
te toujours de cinq , félon
que le Polygone gagne plus
de côté. Néanmoins , ceux
qui ont pafl'é pour mieux
entendre l'art de fortifier, é-
toient, comme j'ai déjà dit
pour l'angle droit ; quoi
qu'on alléguât , qu'en le
faifant aigu , on taifoit plus
de feu des courtines , ou
qu'en le failant obtus , il é-
toit plus capable de reiifter
aux Batteries & à Pinjurc
du temps. La raifon qui les
tenoit ainfi attachez à cette
opinion , c'eft que de leur
temps , on faifoit la Brèche
avec le canon , de forte que
cet angle étant droit , il a-
voit toute la perfeâiorj
qu'on pouvoit fouhaiter, au
lieu que le faifant obtus, ce-
la diminuoit la capacité
d'unBaftion& de fon flanc:
outre qu'une même Batterie
pouvoit battre les deux fa*
ces ; & en le faifant aigu ,
!a pointe en êtoit bientôt
rompue par de fréquentes
décharges , principalement
fi plufieurs pièces tiroient à
la fois. De plus, c'eft que le
mauvais tems ruinoit aifc-
ment cette pointe. Pour
dire ce qui en eft , il faut
croire que cet angle , foit
droit . loit aigu , foit obtus ,
ne doit jamais embarafler
l'efprit, pourvu, qu'il n'ait
pas moins de do degrez , ni
beaucoup plus de loo: car
jufqu'à préfent , on fait la
brèche avec la mine qui n'a
gueres plus de peine d'em-
porter une pointe du Baf-
tion à l'angle obtus qu'un
à l'angle droit ou aigu: de
plus , c'eft qu'on ne fait
que rarement la brèche à la
pointe du Baftion, mais à
l'une des faces , afin qu'en
pafTant le fofle on ne foit
cxpofé qu'à un feu. Ainll
pouivii que l'angle puiflè
bien
6t
Nouveau Traité
bien reûder à l'injure du , difpofé de cirtte forte , par-
tem?, c'eft affez. Il ne ce qu'elles feroietit trop de
doit pas excevkr de bean- , biaù; : car de tirer le canon
coup lor degrez , parce- pardeflas le parapet , c'eft
qu'étant plus 0"jvert , il fau- le mettre dan? rimpoQîbili-
droit que la ligîie capitale , té de le conforer en état ;
fut courte , auquel ca? le ' outre qu'an flanc difpofé de
Baftion c'auroit pas afiez cette manière ne peut dé-
de capacité.
^ V.
De CAft^U de la Courtine.
fendre le paiTage du tbfle .
ni flanquer k brèche , ni en-
fin découvrir les chemins
couverts. Fmr Mr . le Cfe-
vMfifrik Tll'.t qui à feit le
âanc perpendiculaire à la
Courtine , il a plus de rai-
Les IiîgenJeurs ne tom- fon qu'£rrj'J , quoique fes
bent pas d'accord touchant flancs foient plus petits que
rouremireduâanc , fibien csvs.ào^.i ytr.àtViuban fe
oue chaoïn la fait à fa fan- fert ,& qu'ils ne battent pas
taifie. £r^jri fait le flanc aflezlefolTé, nilescontre-
perpendicalaire aux faces fcarpes , ce qui eft pourtant
de« Baillons ; la raifoa qu'il la plus eflentielle partie de
prérend avoir pour les dif- la défence : de plus on n'a
SDfer ainS, eft, que ces que trop apris par experien-
ancs étant obliques, iur la ce. que lors qu'une contre-
Courtine , c'eft à dire fai- icarpe eft emportée, le reftc
fent un angle aigu avec elle, tient peu de temps Que il
font beau coup plus expofez on en demandera railon,
à l'ennemi , & par confe- c'eft que la difpofition des
quent plus difficiles à être places eft fi defayantageufè,
ruinez , n'étant batos du qu'ute journée les voit re-
catxjn que fort oblique- duire en poudre , & les em-
ment. Pofons que cela foit brafures faites à ces para-
aicG, il n"' eft pas moins \Tai pets perpendiculaires à la
dédire, que s'ils font peu Courtine , font encore trop
expofez , aufli ne voïent-ils aiguës , principalement li
pas beaucoup: & ileftim- on veut qu'elles bâtent les
pofllbîe de riire de bonnes ' chemins couverts. Te fçai
embralures à on parapet qu'on peut dire qu'il eft atfé
d'r
des Fort if cations, Liv. IV. 6^
d'y faire un Orillon & un ; tifiées félon leur méthode
flanc retiié en rond ; mais fontfi peu de refiftance &
FOrillon fera trop foible , à qu'il n'y en a pas une , qui
mcms qu'on ne lui donne la loit bien détendue da ca-
moiricâaflarc, & le refte non. Néanmoins on pour-
ne fu Vif a pas pour fa défen- rcit dire que la manière de
ce , étant trop peu fpâcieux Mr.de Pjgm n'eft pas non
pour y mettre pl'jfieurs pie- plus du tout fans défauts:
ces , outre qu'il ftiudroit car l'ennemi peut battre ce
faire un m=iange d'artillerie flanc air.fi difpok; avant que
& des moufquetaires , ce d'être arrivé fur le chemin
qui cauferoit un embarras ; couvert. Pour jouir de tous
Inévitable. iles avantages que l'un &
Mr. is Vjgan , qui a l'autre produit pour fe dé-
une expérience confommée fendre Mr. i: r'juhn donne
danslaguenc&qui s'ei^a- une ouverture à cet angle,
quis, àjufte titre, la repu- dcpuis^Sdegr: jufqu'à lOÔ.
ration d'être un des plus ha- comme on le peut voir
biles Ingénieurs de nôtre ci-deflas Liv.IV.Chap.I.s.j.
temps , a été le premier qui car par ce moien les embra-
a changé la difpofition des fures faites dans le parapet
flancs perpendiculaires à la de ce flanc , découvrent
Courtine, en leur donnant parfaitement bien le foiTé
beaucoup plus d'ouverture: & le chemin couvert.- &
car il les fait à plomb , fur quand même Mr.Ji rjutjn
l'extrémité de la ligne de : neferoitpasce flancenlig-
défcnce: &ilen donne de ne courbe par le moien de
fort bonnes raifons dans fon l'OrilIon&du flanc retiré;
Livre des Fortifications , où on devroit le préférer aux
il dit , que fa prélence en autres , parceque le Rave-
plus de vingt fieges. Ta lin couvre l'ouverture qu'on
perfjacequelesflar.es per- j lui donne pardefllis les per-
pendiculai.'-esa-ax Courtines • pcndiculaires à la courtine,
font de peu de durée : & il ,&onne l'cxpolc par confe-
s'étonne que la réputation , quent point trop : de plus
qu'on donne aux Hollan- > c'eft qu'il s'agrandit con-
dois d'avoir perfednonné llderablement & diminue
l'art de fortifier, foit fi gran- Mes faces qui font les plus
de, paifqueles places for- ' foibles parties d'une fortifi-
1 cation, '^H-'^»
<$4
Nouveau Traité
CHÂP. II.
Du Flanc.
IL faut repeter ici ce qui a
été déjà dit , ciue quoi que
les plus grands flancs foient
les meilleurs , néanmoins
cela eft en difpute entre les
Ingénieurs. MorsheufirisÀ-
foit le Flanc au Quatre de
I(ÎToifes,au V.dei8.avi.
deio. à VIL de 2 2,. à VIII,
jufqu'auDodecagone de 14,
Freittag le faifoit au Quarré
de 12 au V.dei4. à VI. de
id. à Vii.de 18. à Vi//. de
20. à iX. de 22. au X. de
2+. laquelle longueur il re-
tient aulll aux Polygones de
1 r. & 1 1 Baftions. Goldman
Je faifoit an Quatre de 1 1.
auV.de 16. à V^i.deiS. à
VU. de 10 à VlII. de 22. à
iX. jurqu'aux Polygones
de I i Battions de z4Toires.
En général les Hollandois
font leur flanc auQuarré de
idToif zP.auV.deiST,
a P. & demi ;au Vi.de 19
T.2 P. à Vii.de il T. 5 P.
àViii. de ziT.i P. àiX.
de 2 2. T. une pied & demi ;
auX.de 15. T. i P. à A7.de
24 T. 2 P. au A ii, de 24 T.
2 P. Monfr. le Comte de Pa-
gan prend le flanc au Quar-
ré cle 19 T. I p. au V.àt 24.
&c. comme on le peut voir
dans fon Livre, CliapXF/.
8cXFIl.Liv.IIL
CHAP. IIL
Des Faces.
COmme la Face ell la
partie d'une Forterefle
la plus dangereufe, & qu'el-
le eft extrêmement expoféc
à la vùe^des ennemis ^ il faut
qu'elle foit aufli courte
qu'elle peut l'être , parce
qu'autant qu'elle eft avan-
cée vers la campagne, au-
tant eft-elle fujette à être
attaquée ; d'où vient qu'au-
jourd'hui l'ennemi cnoifit
ordinairement cette partie
pour y faire la brèche. Tou-
chant la longueur des faces,
les Ingénieurs font aufli dif-
ferens entre eux , qu'ils le
font à l'égard des flancs.
^dnan Metiits veut que la
Face emporte deuxtroifié-
raes parties de la Courtine.
Mr. le Comte de Pagan la
prend au Quarré , de 55 toi-
fes, & donne cette même
longueur aux Poligones.
Freittag veut que la face ait
toujours 48toifes, comme
le pratiquent tous lesHol-
laftdois. Pour la longueur
des faces à la Vaubaite.
Voyez le Chap. XVI. du
III. Livre.
CHAP.
CHAP. IV.
T>e l'Orilkn é" Fldnc re-
tiré avec la Brï-
fure.
/«
POiir ce qui regarde la
conftrudlion de l'Oril-
lon, & du flanc retiré de la
ipaniere dont s'y prend Mr.
Aq l'auban , on n'a qu'à lire
ci-deflus le II. Chap. du Li-
vre III. Mais voici une nou-
velle manière , qui quoi
qu'elle ne foit pas meilleu-
re , ne lajflè pas pourtant
d'être aulli bonne. Apres
avoir tracé nne Forterefle,
on divife le flanc d'un de les
Baftions en trois parties é-
gales, &la faceduBaftion
oppoféendeux,comme AB.
BC.
(2) On tire, du point B,
qui fait le milieu delà face,
une ligne par le tieis du
flanc qui eft le plus prés de
l'Angle de l'épaule D. pro-
longée dans le corps du baf-
tion de 5 Toifes , comme
DE.
(3) Partagez ce même
tiers du flanc en deux par-
ties égales, comme FG &
G D. duquel point G. élevez
une perpendiculaire d'enri-
des Fort if cations, Liv. IV". 6^
ron deux toi f comme G H.
Enfin mettez le compas fur
le point H , décrivez l'ar-
rondiflement de l'Onllon
joignant F D enfemble.
(4) Tirez , de l'Angle
rentrant du foffé P. une lig-
ne droite , par l'Angle de la
Courtine I. prolongée dan»
le corps de la Place, d'une
grandeur égaleà la ligneDE,
c'eflàdire, de 5 T. comme
Kl. pour avoir laBrifure,
qui elt l'endroit , où l'on
peut placer la pièce de ca-
non qui regarde dans la De-
mi-lune , 6c qui ne peut être
battue de la campagrte, par-
ce qu'elle eft comme cou-
verte parleRavelin. Enfin
pour faire l'arrondiflement
de ce flanc retiré, on prend
la diftance K E. entre les
pointes du compas , & ori
fait des feéfions vers le fofl"é
en L. d'où l'on décrit en fui-
te l'arc de KenE.
On ne peut pas dire que
ces Orillons ne foient pas
bons,car ces arrondinemens
donnent moins de prife au
canon del'ennemi, & aug-
mentent l'efpace , taot pour
y placer des canons, que des
Moulquetaires. Si vo.us
m'objedbez que l'éloigne-
ment jufqu'à l'endroit oh
l'ennemi peut paATerlefoiTé
eft trop grand 5 je répons,
B que
66
Nouveau Traité
<]ue le principal fonds delà j Mr. de CUrmont lui donne
défencedu Moufquet.pour trois cinquièmes parties du
empêcher le paflage du fol- i Poligone» Mr. leComtede
fé, refide dans la Tenaille, Fagan 60 Toiles. Mr. de
où l'on peut mètre un corps ^Vauban la forme félon la
de Moufquetaires, pour fai- pluralité des baftions, com-
reun feu continuel. imeonle peut voir Liv. III.
Sur cette matière Mr.de Xhap. XVII.
-C/fz/KOK? remarque, que rO-| Quant à la figure des
rillon du Quarré lëroit trop Courtines , il y adeslnge-
Îietit.fionneluidonnoitque ; nieurs, qui les veulent, com-
e tiers du flanc comme aux ' me il eft marqué Lettre A.
Poligones, c'eft pourquoi, [ dontla conitrudion eft tel-
il demande deux cinquié- ; le. Voyezla Planche P. fig.
mes du même flanc , pour i xxiii.àlafinduLiv- III.
rOrillon. Voyezla Planche (1) Divifez la ligne AB
P. Fig. XXII. à la fin du en ç parties égales, comme
Liv. m j AD. DM. M N. NC & CB.
I & prenez-en une pour la
• Demi-goige , comme B C,
AD.
(2) Partagez la même
ligne A B en trois parties é-
gales,& prenez-en une pour
la capitale , comme BE,
A F.
(5) Où ces trois parties
font marquées, comme en R
& G. abaiflez, des points R.
G. deux perpendiculaires,
CHAP. V.
De Id Courtine.
C>Ommc laCourtir.e doit
^couvrir la plus grande
partie d'une Place, il faut
qu'elle foit d'une raifonna-
ble longueur , c'eft à dire,
qu'elle ne foit jamais plus i dont chacune ait la troifié
courtede6oToif& jamais; me partie de la ligne capi-
plus longue de loo. Mors- j taie pour fa longueur, com-
hetijh- luidonneyiToif &:%eRH,GI. & joignez en
ïiiittag autant. Goldmjn
veut que fa longueur foit de
96 Toif Antoine di: FiUc,
de 100. Trcu la faitlongne
de 74 Toif. Hwifd de 84.
luite H & I. enfemble par
une ligne droite.
(4) Faites fur les points
D & C. l'Angle de la Cour-
tine de 100 degrez , & don-
nez
des fortifications^ Liv. IV- 6-f
nez au flanc lalongueur de
la Demi-gorge, comme D P
& C Q^ Cela fait , joignez
E Q_& D P eniemble , pour
avoir les faces. Lesdétauts
de cette Courtine font,
I. qu'elle coûte trop, 2. que
fil fortification emporte un
trop grand efpacc, 2,. qu'el-
le rend le baftion trop ai-
Il y en a d'autres qui iror-
ment un Angle en dehors,
comme celle qui ell mar-
quée de la lettre B. dont la
conibuftion ell telle,
(i) Partagez la ligne A B
en j parties égales, comme
AC,CD,DE,E F&FB.
(2) Erigez fur C F des
reàilignes d'une ouverture
de 1 00 degrez,8c mettez fur
ces lignes, la Demi-gorge,
pour la longueur du flanc ,
comme FG,C H.
(3) Partagez la première
ligne A B en trois parties é-
gales , & donnez-en une
pour la capitale, comme A I
& B K , enfin joignez H I,
B K enfemble pour gagner
les faces.
(4) Partagez-la Courtine
CF en deux parties égales,
& érigez fur fon milieu
marqué de la lettre L une
perpendiculaire , qui ait la
moitié de la face G K, com-
me L M.
(î) Tirez de CF deux
lignes droites dans le point
M. & votre courtine fera
faite. Voyez la Planche P.
fig. XXIV.
D'autres font la courtine
d'une figure circulaire en
dedans, comme celle qui eft
marquée C. dont la con-
ftrudlion eft telle Voyez la
même Planche fig. XXV.
Aiant obfervé ce qui a été
dit, touchant les trois pre-
miers points de la courtine
précédente, prenez les ex-
tremitez de la courtine B C.
& faites deux arcs , qui s'en-
trecoupent au deffous ; &
de ce point d'interfedion,
tirez un arc, d'un bout de la
courtine à l'autre.
Enfin, il y en a d'autres,
qui forment lacourtine.d'u-
ne figure circulaire en de-
hors , comme celle qui efb
marquéeD.dont laconftruca
tion eft égale à celle que
nous venons de propofer ,
hormis que vous faites ici
l'interfeébion au deffus de la
courtine en E. du quel point
vous tirez enfuite, l'arc,
d'un bout de la courtine à
l'autre.
Les meilleures courtines
font celles qui font tirées
tout droit, d'un flanc à l'au-
tre. Voyez la même Planche
P. à la fin du Liv. III. fig»
XXVI. E 2 CHAP.
68
Nouveau Traité
CHAP. VI.
Du Parapet.
COmme cet ouvrage efl
fait pour couvrir le ca-
non & le Soldat, qui défend
la Place , il lui faut donner
une laifonnable hauteur &
lart^eur. C\Uarnis\m donne
f) pieds de hauteur , avec un
Tj.'/ff d'un pied en dedans,
parce que le Soldat fc peut
mieux IbiJtenir quand le pa-
rapet eit bâti de la forte. La
hauteur par dehors depuis
le cordon, ne doit pas e'tre
de plus de 4, p. parcequc la
pente qui eft faite par ces
i-lifferentes hauteurs, inté-
rieure & extérieure , facili-
te nu Soldat la vue des che-
mins couverts &: des foflez,
qui font devant lui. Pour ce
qui regarde l'épaiflèur du
parapet, Mr. de Cla-mont lui
donne pour bafe le tiers de
la baie du rempart. Mr. le
Comte de Pagan le fait large
de i Toifcs, de laquelle o-
pinion font plufieurs autres,
par exemple , Goldmanjrei-
tag, i)f Mr. dsVauhan mê-
me. Ainfion ôfedire, que
l'épaiflèur du parapet eft
bonne , quand elle n'eft pas
moindre de 18 p. ni plus
latgede24. Car étant plus
fuible le parapet ne peut
pas fubfifter long temps , à
caufe de la force des coups,
qui l'égaleroient bientôt au
fonds ; & étant plus épais, il
oteroit la vue du Soldat
dans le folié & dans le che-
min couvert.
Quand on veut revêtir le
parapet on lui donne peu de
talut, afin que le Soldat fe
tienne plus ferme. Le meil-
leur revêtement qu'on puif-
fe faire aux parapets, eft de
gazons : Au refte pour ce
qui regarde les terres dont
on veut fe fervir , en éle-
vant un parapet , il y faut
mêler des branches de fau-
le, ou d'épine, & y femer
tout ce qui peut faire de
longues racines , pour fi
bien lier ces terres enfem-
ble, que le canon ne les per-
ce pas facilement. Pour ce-
la le foin de Bourgogne eft
extrêmement bon , parce
qu'il n'y a aucune herbe qui
jette plus de racines, ni plus
profondes.
CHAP.
k
CHAP. VIT.
De la B<tnc[uette.
AU pied du parapet fur
le teireplein , on fait
deux banquettes , dont la
première eft d'environ deux
pieds de large. Goldman la
fait de 4. p. Fieittag de 5.
LeComtedetaganàt i. Mr.
de Clennont de même 1 & un
pied, ou lin pied & demi
de haut; en quoi tous tom-
bent d'accord. La leconde
banquette a un pied & demi
jufqu'à 1. p. tant de largeur
que de hauteur. On en fait
deux , parce que les loldats
ne font pas d'une même
hauteur : ainfi les petits
lont placés fur la plus hau-
te & la plus avancée vers le
parapet ; & les grands fur
la plus baffe, en forte que
chacun peut découvrir par
deffus le parapet , & tirer à
fon aife.
CHAP. VIII.
D« Rempart.
Cet Ouvrage eft la prin-
cipale pièce d'une Pla-
ce, c'ell pourquoi le reni-
des Fortifications. Liv. IV. 6cf
part doit être plus haut &
plus large que les autres
parties. Foumier donne
pour la largeur du renipai t,
depuis 15 jufqu'à 25 pas; &
pour la hauteur , depuis le
niveau de la Campagne, 15
jufqu'à 25 pieds. Fieittag
prend pour la bafe du Quar-
ré 9 toiles. Pour celle du
Pentagone 10. Pour celle
de l'Hepagone 11. Pour
celle de l'Heptagone 1 2..
Pour celle de l'06togone
13. Four celle de l'Ennea-
gone 14, & garde cette
Targeuraux autres Pohgo-
nes.La hauteur du Rempart
lui lutïit s'il eft de ^ toii'es.
Le Cowtd de,Pjgjn fait la bar
fe du rempart large de 1 1
toif& élevé le dit rempart
par deffus le niveau de '.a
campagne de 5 toifes. ]^r.
de Clennont veut qu'on don-
ne une quatrième partie de
la face pour la bafe du rem-
part, oudanslacam.pagiie,
depuis 8 jufqu'à 12. toifes:
croyant qu'une plus grande
largeur feroit non feulement
inutile, mais encore pr£-
judicable, à caule de l'efpa-
ce qu'elle occuperoit, &
de la quantité de Terre
qu'il faudroit : Mj-. di
Vauban ne prend jamais la
, bafe plus large de 1 1 toifes ,
, alléguant la même raifoa
' £ 3 P^?
7°
Nowveau Traité
par la quelle Mr. de Cler-
mon fe défend. La hauteur
de fon rempart n'excède ja-
mais 4 toifes, ioit pour cou-
vrir les maifons de la Place,
foit pour commander fur le
travail de l'ennemi : car é-
tant plus baffe, ceux de la
place ne içauroicHt com-
mander fur les travaux.
Quand on me dit, qu'en
cei tains lieux, on a quelque-
fois bélbin d'une hauteur
plus grande , je répons
qij^un bon Cavalier repare
cedéfaiic, fansqu'on élevé
d'avantage tout le rempart.
La largeur fuperieure du
rempart doit être, depuis
4 jùfqu'à 6 toifes ; car é-
tant plus étroite , il faudroit
faire le parapet trop large,
pour employer le refle des
terres qu'on a deftmées
pour le rempart, & d'ail-
leurs cela feroit préjudicia-
ble , car un parapet trop
large empêche que le foldar
puifle voir dans le tbffé. Et
étant plus large, le refte des
terres ne fuBiroit pas pour
un bon parapet, c'eft ce
qui ell: encore dangereux,
■Touchant le talut du rem-
part, on a dit ci-deffus,
qu'il faut donner autant de
talut au rempart, que la
terre en s'i'boulant de haut
eu bas en prend elle même j
car perfonne n'ignore,
qu'autant que la terre efl:
méchante , autant le talut
doit être plus grand , pour
mieux foutenir le rempart,
Lameillcijre terre efl: celle
qu'on appelle l'argile grife,
enfuite la marécageufe ,
parce qu'à caule qu'el-
les fontgrafTes, elles refif-
tent mieux qu'aucune au-
autreSc a la chaleur & aux
pluyes ; elles fe lient par-
faitement bien, & fe foù-
tiennent avec peu de talut,
& nournffent beaucoup de
racines. A chaque pied de
terre où le rempart s'élève,
il Faut mettre des branches
fleuries de faule, qui ne
foient pas plus grofles d'un
pouce v outre cela , il faut
tellement battre la terre ,
qu'elle s'abaiffe de 4. ou ç.
pouces, & qu'il n'en refl:e
que 7. ou g. Enfin il faut
femer de l'herbe fur le de-
hors de chaque rang , afin
que les Terres fe mèlertt a-
vec les racines : & pour ce-
la il n'y a aucune herbe qui
jette plus de racines, ni
plus profondes que le grand
trèfle. De plus il faut élever
tellement le rempart que
fon plan penche un peu vers
la ville, afin que les eaux fe
puiflent écouler. Qiiand on
plante des arbres fur le rem-
part
des Fortifications^ Liv. IV. 71
part c'eft un grand orne-
ment en temps de paix ■, &
une bonne piovifion en
temps de guerre. 11 y a des
Ingénieurs à qui cet avis ne
plaitpas, carilsdifent que
le vent fait tant de bruit
lor?; que les branches s'en-
. trechoquent , . qu'à peine
s'entend-on l'un l'autre : ou-
tre que la fentinelle eft trop
empêchée à écouter; ce
qui n'eft pas trop à re)etter.
Enfin on re fçauroit palTer
"fous filence la fantailie de
quelques uns , qui propor-
tionnent l'èpaifîeur du rem-
part à la quantité des Baf-
tons delaPlace , comme iî
un Hexagone ne devoit pas
avoir un aufli bon rempart ,
qu'un Décagone. Je vou-
drois bien leur demander ,
fi on attaque les petites pla-
ces avec d'autres armes ,
que les grandes : que s'ils
répondent, qu'on tire plus
déterre d'un fiaflé d'une
grande Place, que d'une
petite , il faut répliquer
qu'on les pourra employer
aux Glacis ; puifque les plus
grands Glacis font les meil-
leurs.
CHAP. IX.
Des Embrafures ô" des
Merlofîs.
L'On a propofé diverfes
manières d'Embrafures,
mais la plus parfaite de tou-
tes efl celle qui eft étroite
en dedans, & large du cô-
té de la campagne afin que
le canon tire aifément à
droite Se à gauche. Les
Merlons pour être bons
doivent être faits de la ter-
re la plus maniable qu'on
puille trouver autour de la
place : on mêle cette terre
avec des branches de laule,
ou d'épines , pourveu qu'el-
les y prennent racine ; en
fuite on les revêt de bons-
gazons. 11 eil: à remarquer
que les Embrafures ne fe
Joivent faire que dans un
temps douteux, parce qu'el-
les affoiblifTent extrême-
ment le rempart.
CHAP. X.
D« F ojfé du corps de la
Place.
COmme chaque Forte-
refl'e doit être environ-
née d'un foflé , nous exa-
E 4 mir.e-
T^
Nouveau Traité
niinerons un peu , lequel fe-
ra préférable à l'autre. L'un
le t-ait large ; l'autre le veut
plus étroit ; l'un le tire pa-
rallèle aux faces ; l'autre le
trace plus étroit vers la
pointe du baftion , que les
autres endroits ; Enfin l'un
eft pour le fofTé fec, & l'au-
tre pour celui qui eft plein
d'eau ; Un autre aime le
profond & peu large , & un
autre préfère à celui-ci un
plus large & moins profond ;
Examinons ceci par ordre.
fait plus étroit vers la poin-
te du Baftion que vers les
autres parties , principale-
ment lî les flancs font
grands parce qu'il dit qu'au-
trement il faudroit que
lefofréfùtaulTi large que la
longueur du flanc , ou bien
plus étroit-; & au premiet
cas on feroit obligé de le
faire peu profond , ce qui le
rendroit défectueux, parce-
que l'ennemi s'épauleroit
aifément dedans. Êtpofons
qu'on le voulût faire d'une
Le Comte de Prf^aw fait fon ' raifonnable profondeur, on
foflé au Quarré , large de 1 6 | auroit des Terres , dont on
Toifes, & aux Polygones ; ne fçauroit que faire, à cau-
de io. fa profondeur ne fur- ' fe de la grande largeur. Au
monte gueres 4 Toifes. Mr. j fécond cas, il y auroit une
Je Clermont prend, depuis! partie du flanc , qui nedé-
16 jafqu'à 2oToif pourla j couvriroit pas le fofl'é, cç
largeur du foflé , fans avoir 1 ce qui feroit contre les prin-
égaid à la pluralité des baf- j cipes de la Fortification,
tions: & le fait creux , de D'autres répondent premie-
3 S iufqu'à 20 pieds. Fou
nier le veut large de 1 5 à 2 J
pas, &'ecreufe de I î à 2ç
pieds. CeUanur fait lefoflï
profond de 3 Toiles, & lar-
geen haut d'environ 19. &
en bas de prés de 13. Mr. Je
Vauban garde la manière
que Mr. Je Clcrmon-t préfei e
aux autres , touchant la lar-
geur & la profondeur du
foflé : car pour ce qui re-
garde la manière de tracer
le folié, Mr. de Clermont \ç
rement, que file fofleétoit
aufll large que le flanc , avec
une profondeur médiocre,
cette largeur empécheroit
l'ennemi de ne traverfer le
foflé qu'avec grande perte
des fiens : fi fa profondeur
alloit un peu plus avant &
qu'on demandât où il fau-
droit mettre les Terres
qu'on tireroit d'un foflé d'u-
ne telle largeur; ils répon-
dent, fur le Glacis. Les plus
fçavans en peuvent juger :
pour
des Fortifications, Liv. IV. 73
pour moi , je tiens le parti , m'objefterez , que le fofle
de ceux qui ont trouvé bon plein d'eau afiùre une place
Je fofTé parallèle à la ligne contre les efcalades (ïc les
de dêfence. Quand on dit
encore , que TarrondifTe-
mcnt du folTé étant auffi lar-
ge qu'ailleurs , il ne fçau-
roit découvrir toute la cour-
tine & la face du Baftion
oppofé ; il faut répondre ,
que fi on vouloir découvrir
ces parties fur l'anondifTe-
ment, il ne faudroit pas fai-
re du tout le fofle , parce-
que la pointe du Baftion
rnême n'eft pas propre pour
cela. Ajoutez, que fi on fait
le fofTé plus étroit vers la
pointe du Baftion , l'ennemi
aiant une fois emporté la
pointe , dont la terre rem-
plit une partie du fofié , il le
pafiera aifément , enjettant
des fafçines fur la ruine du
Baftion, qui lui montrera,
pour ainfi dire, le chemin
pour aller tout droit dans le
Baftion.
C'eft une queftion main-
tenant de fçavoir , fi le fofTé
plein d'eau efl préférable à
celui qui eft fec. Une di-
ftinâion entre les grandes
& les petites places décide-
ra tout. Touchant les gran-
des horterefTes, on ne peut
pas nier que les fofTez fecs
ne foient à préférer à ceux
qni font pleins d'eau, Vous
furprifes. outre qu'il efl fort
malaifé à combler & qu'il
donne grand'j peine à l'en-
nemi qui le veut , ou pafler,
ou s'y couvrir,ou y combat-
tre : & qu'au contraire, ou-
tre que le foflé fec efl ex-
trêmement expofé aux fur-
prifes ; fort aifé à combler,
& que l'ennemi le peut paf-
fer facilement, il eft: propre
pour fe couvrir & faire des
mines par lemoicndefque!-
les on pourra faire fauter u-
ne grande partie de la pla-
ce. Mais je répons là-def-
fus , qu'aulTi le foflé plein
d'eau empêche les forties de
ceux de la Place qui ne le
peuvent faire qu'avec des
bateaux, ce qui fera un fi
grand bruit , qu'il eft impof-
îible que la fentinelle la plus
expofée vers la Place aifie-
gée ne l'entende ^ & ce
qu'on peut dire de ces for-
ties, on peut le direanfllde
leurs retraites. Outre cela,
fi l'eau d'un foffê , dont il efl
rempli, n'eft vive & coulan-
te , elle engendre un air mal
fain ; caufe de fréquentes
maladies ; & rend les Sol-
dats moins courageux à
caufe de la méchante odeur
qui en fort ; & d'autre part,
E j le
1
74
le foffé (se eft fort commo-
de pour faire des forties &
deà retraites à couuert; on
n'a pas à craindre les mala-
dies qui viennent de l'eau
puante, & de l'air mal fa in.
Pour dire quelque chofe de
la commodité des mines que
l'ennemi peut faire, vous fe-
rez la cavetie au milieu du
fofle, large de 1 5 à 20 pieds,
& fort profonde , car ce pe-
tit fofTé plus il eft creux , &
meilleur il eft. Bordez-le
d'un bon parapet avec des
paliflades tout autour , &
ainfi vous ferez à couvert
des mines & des furprifes.
Quant aux petites Forteref
fes, le folTé plein d'eau eft
meilleur que le fec, parce-
queles forties , les retraites.
&les fecours n'y font pas fi
néceflaires qu'aux grandes
Places. On arrondit de mê-
me le foffé devant la pointe
du Baftion , afin que le foffé
ait une même largeur par
tout, & qu'il n'avance pas
trop du côté de la campag-
ne, ce qu'il feroit s'il étoit
pointu. On peut mettre fur
cétarrondiffement un corps
de garde pour mieux défen-
dre le chemin couvert. En-
fin quand on veut revêtir le
foffi on ne lui donne pas
grand talut ; on le lui don-
ne tel que la terre du rem-
Nouveau Traité
part & du fofle le donne de
foi même.
C H A P. X I.
Bu Fofjé des ouvrages ex-
térieurs , éj" àe l'A-
vant fofJé.
LEs Foilez des ouvrages
extérieurs ne doivent
être ni iî grands, ni lî pro-
fonds que celui du corps de
la Place, car une largeur de
r2Toif. fuffit pour cesfof-
fez, étant creux de ii jus-
qu'à 15 pieds.
Au refte , il y a des Ingé-
nieurs , qui font encore un
petit Foffé autour du Gla-
L'is.mais il y en a d'autres qui
pratiquent le contraire. Les
premiers difent que la terre
qu'on tire de ce foffé fert
pour mieux fortifier le Gla-
cis & couvrir le chemin
couvert. D'autre part , on
dit que cet Ayant-foffé ne
fert que pour empêcher les
forties & les retraites de
ceux de la Place ; & cette
raifon prévaut : car aiant
béfoin de terre pour mieux
couvrir vôtre chemin cou-
vert, vous faites le foffé
du corps de la Place plus
profond ,[& vous employez
cette
des Fortifications. Liv. IV.
/'>
cette terre qne vous en x\-\
rez , pour cela. Si vous
croyez que ce foffé empê-
che les furprifes & les ap-
proches de l'ennemi , je rê- !
pons qu'un bon glacis bien
large fera la même chofe,
fans faire tant de dépenfes
pour l'avant-fofTé : Néan-
moins on eft obligé quel-
quefois d'environner le gla-
cis d'un tel fofle. On lui
donne Ç Toif. pour fa lar-
geur & i. de profondeur :
On voit ce fofle autour d'u-
ne partie de la Citadele de
Strasbourg.
CHAP. XII.
"Du chemin couvert , ^
du Glacis.
LE chemin couvert pour
être bon doit avoir au
moins 5 Toif. de large, prin-
cipalement quand le terrain
le permet : car une plus
grande largeur eft inutile &
préjudiciable, à moins que
fon parapet ne foit plus
haut qu'à l'ordmaire, par-
cequ'il pourroit être enfilé
des batteries de l'ennemi :
& une moindre largeur eft
défedueufe , en ce qu'on
n'a pas la liberté d'y mener
l'artillerie & les troupes , 8c
que l'un embaraffe l'aittrc
outre que quand il eft c-
troit , il n'eft pas flanqiK-
d'affez d'endroits, & l'on
peut dire, que ce lieu ne
içauroit être trop vu dei af-
ilcgez , parce que le plu*
grand eftort d'un lîége eft ,
d'ordinaire , à fe rendre
maitrc du chemin couvert.
Ce chemin couvert n'a
point d'autre couverture
queleglacis qui lui fert de
' parapet tout autour ; falar-
I geur doit être au moins de
I 3(î.jurqu'à 40 T. fe perdant
j en pente infenfiblement vers
I la campagne. Mais pour
mieux couvrir le chemin
couvert, il faut dire que les
plus grands Glacis font les
meilleurs , fi bien que par ce
', moien i ennemi eft toujours
plus à découvert , & que
moins ils ont des pentes ,
meilleurs ils font , parceque
les moufquetaires font plus
aflurés dans le chemin cou-
vert, & font plus d'eft'et.
Enfin onne doit rien fouffiir
autour du Glacis qui puiflè
favorifer l'ennemi dans fes
aproches : fi le glacis eft
plus haut de 5 pieds de def-
lus le chemin couvert, il
faut mettre au bas une ou 2
banquettes , félon le bc-
foin , pour les petits foldats.
CHAP,
u
'Nouveau Traité
CHAP. XIII.
Dei Fauffes Brades.
C'Efticioùron me de-
mandera , pourquoi
les François n'admet-
tent pas des Faufles brayes
dans leurs Fortifications ,
comme c'eft une féconde
défence& un ouvrage ad-
mirable, pour difputer à
l'ennemi la Contrefcarpe ,
&lui empêcher la traverfe
dufoiTé. De plus il eft con-
fiant que les coups de mouf-
qoet ont plus d'effet tirez
d'un lieu bas, que d'un en-
droit élevé; outre que la
moijfqncterje placée dans la
Faufle braye double ladé-
fence , comme cet ouvrage
double la force de la Place.
Mais C vous parlez de la dé-
fence pourquoi mettez-vous
donc la contrefcarpe de-
vant les faces , fâchant que ,
ces endroits ne défendent
rien ? Vous répondrez que
c'eft pour difputer le palfa-
ge du fofré; mais confide-
lez, s'il vous plait , que
l'ennemi aiant rompu le pa-
rapet de la pointe, pourra
en fuite enfiler avec fon ar-
tillerie l'allée-qui eft tout le
long de la face : outre que
la ruine de cet ouvrage eft
fort avantageufe pour l'en-
nemi , qui voudroit bien
avoir dequoi remplir le fof-
fé: Touchant la partie de la
Fauffe braye , qui eft devant
la courtine , elle n'eft pas
bonne non plus , parce-
qu'elle ne flanque pas les
tacesdesBaftions, ni n'em-
pêche le paffage du fofl!e ,
qu'on objefte toujours pour
la principale railon. Néan
moinslerel^ede cet ouvra-
ge , qui eli devant le flanc
fera bon ; mais fçachez que
cette partie eft aifément
mifehorsde fervice par la
ruine du rempart & du pa-
rapet du flanc , laquelle
tombant dedans remplit fon
terreplein : & iî ce rempart
eft revêtu les éclats eftro-
pient tous les Soldats qui
tiennent ce flanc de la
Faufle braye. Pour reparer
ces défauts , les François
mettét aujourd'hui desTe-
nailles dans le fofle , devant
la Courtine & devant les
flancs , feparées du corps
de la place , par un petit
foHé , afin que la ruine du
rempart du corps de la Pla-
ce ne tuë ni n'eftropie ceux
qui s'y trouvent, étant tou-
jours revêtu de murailles.
Étiln'y arien , de tout ce
que vous dites des faufles
brayesj
des Fortifications. Liv. I V. 7%
brayes,qu'on ne le puifTe at
tribuer à ces tenailles, outre
qu'elles ne coûtent pas la
moitié tât quecesOuvrages.
CHAP. XIV.
Des Cavaliers.
LEs Cavaliers font une
ydes meilleures défences
d'une Place, tant parce-
qu'ils découvrent bien la
campagne, ce qui oblige
l'ennemi d'ouvrir la tran-
chée fort loin , que parce-
qiie ce font comme autant
de leconds Battions qui font
oppofés à l'ennemi ; D'ail-
leurs, outre qu'ils défen-
dent le piflige du foffé
& qu'ils comm;»ndent fur le
chemin couvert, & fur le
glacis , il eft certain qu'é-
tant bien difpofez , ils peu-
vent défendie la tête de la
brtcheque l'ennemi fera à
la face du baftion dans le-
quel ces cavaliers font con-
ftruits. Or comme les fen-
timens font differens, tant
à l'égard du lieu oti on les
doit placer qu'à l'égard de
leur fiçare, nous verrons
les raifons des uns & des au-
tres.
I.
Il y en a qui veulent qu'on
place les Cavaliers fur la
partie de la courtine qui dé-
couvre la face du Baftion
oppofé, c'cft à dire , fur l'a-
lignement du fécond flanc,
comme A. dont la conftruc-
tion eft telle. Voyez la
Planche Q^Fig. XX VII.
(i) AbaifTez une ligne
droite perpendiculairement
au deflous du flanc & met-
tez fur cette ligne deux troi-
iîémes parties de la Demi-
gorge, comme A B.
(2)Partagez la ligne AB.eti
deux parties égales , comme
AC, C B. & prolongez per-
pendiculairement le point
C. jufqu'à ce que ce pro-
longement foit égal à la De-
mi-gorge, comme C D.
(3) Abai^ezau{^luneper-
j pendiculaire , du point D.
1 de la longueur C B , comme
DE. 6c joignez enfin B E.
enfemble par une ligne
; droite.
! (4) Aiant élevé le Cava-
lier à une jufte hauteur, on
1 lui donne un Parapet de 3.
Toifes , & deux banquettes,
I comme à l'ordinaire.
I (ij Mais on peut dire
contre cette ficuation , que
! le Cavalier ne flanque que
I fort obliquement . & par
Iconfequent que Tes effets
fenc
78
Nouveau Traité
font de petite confequence. ; ble qu'il n'y foient que pour
(z) Que les ruïnes que 1 ornement,
fera le canon de l'ennemi) (i) Que l'ennemi ne craint
qui lui fera oppofé de front, ' plus le feu d'un Cavalier
tombant entre la courtine difpofé comme celui-là, lois
& ce Cavalier.empêcheront qu'une fois il eft logé fur les
Contrefcarpes , parce qu'il
eft trop élevé, & le canon ne
peut pasaflez plonger.
La conflruftion de ce Ca-
valier eft telle. Voyez la
Planche Q^Fig.XX VII. B.
(l) Du milieu de la cour-
l'effet de la Moufquetcrie
du lecond flanc.
II.
D'autres veulent qu'on :
loge le Cavalier au milieu \
de la courtine, & ils lui don- tineabaifTez une perpendi-
nent une figure triangulai- culaire , & mettez y deflus
re, difant que , de cet en- i4Toif. comme AB.
droit, un même Cavalier! (i) Prenez cette diftarure
peut flanquer deux faces & tirez du point B. un cer-
des Bartions. On répond à ^ cle.
{■!,) Divifez ce cercle en
trois parties égales , com-
mençant, du point A. com-
me  C , A D & C D. lef.
qui auroitTitpiusde la moi- quels joignez enfemblepar
tiède la courtine pour le le- , des lignes droites ; ce fera la
cond flanc, ce qui feroit dif- ' baie du Cavalier,
ficile, ànioins(|uece nefùt : (4) Tirez aux cotez A C
aux villes dont les Angles du ^ & A D. la bafe du Parapet
Poligone lont d'une grande de 3 Toif. Mais il ell; à re-
ouverture: carde dire qu'il marquer, que ces Cavaliers
faut faire ces féconds flancs, ne doivent être élevez que
fort grands, tant pour avoir j de 9 jufqu'à 10 pieds par
beaucoup de feu des courti- ' deflus le terre-plein du rem-
nes, que pour placer ainfi ce ' part, à moins qu'il n'y ait de
Cavalier , c'eft vouloir faire fortes raifons pour les éle-
des Baftions dans une Place ver d'avantage. Cependant
cela :
(i^ Qu'on ne fçauroit fai-
re un Cavalier de cette ma-
nière que dans des Places
pour n'y fervir de rien, puis-
qu'on en fait par ce moien 1
les flancs i'i petits, q'^'il fem- j
il eft vrai de dire que ce Ca-
valiern'eft pasmeilleurque
le précèdent, parce qu'il a
fes
des Fortifications. Liv. IV. 79
trcnchemens, qui favorifent
ladéfencedes afTauts: Ou-
tre que ces Cavaliers ne
peuvent de rien fervir pour
défendre la biêche qu'on
fait aux Baftions, où ils font.
De plus , c'eft que l'alTie-
geant peut, en même tems,
emporter avec la mine une
partie de ce Cavalier avec
la face du Balïion. Enfin,
c'eft fe priver de plufieurs
avantages qu'on va voir
dans la manière fuivante, la-
quelle a tous les avantages
des fituations précédentes,
fans être fujette à leursim-
peifeétions. Avant que de
parler de ce Cavalier , voici
la conftruûion de celui donc
nous venons d'expliquer les
avantages & les defavanta-
ges.
(i) Si leBaftion eft vui-
de, il le faut remplir jufqu'à
cequ'illbitauliihautque le
terre- plein.
(z) Aiant fait cela , éle-
vez ce qui êtoit vuide fur le
terre plein , de 9. ou 10.
pieds.
(}) Aiant applani cette
hauteur vers le fommet,
vous tirerez la bafe du pa-
rapet de j Toif. laquelle ne
doit être élevée que de 6.
pieds, parceque le canon ne
Far ce moien fe priver de ! doit pas être plus haut i car
avantage d'y faire de* re- 1 étant plus haut, il f^udjoic
faire
fes Angles trop aigus ; car
dés que l'Angle A. eft em-
porté, tout le reftenevaut
plus rien , puifque ni canon,
ni Soldat ne peuvent fubfif-
ter fur les côtéz A C & A D.
à caufc des coups que l'en-
nemi tirera de ces côtéz là.
III.
Plufieurs élèvent le Cava-
lier dans le terre-plein du
Baftion & le difoofent de
manière , que les faces & les
flancs du Cavalier , font pa-
rallèles aux faces & aux
flancs du Baftion, comme C.
Les avantages qui provien-
nent de cette difpofitiqn ,
font que l'enntmi étant ar
rivé fur la contrefcarpe op-
pofée, a de la peine a y lo-
ger fon canon,à caufe de ce-
lui qui eft fur le flanc & fur
le Cavalier , lequel tirant
fans cède, lui démonte fon
Artillerie ; l'empêche d'é-
lever des êpaulemens pour
fe couvrir : outre que la
brèche de la face oppofce
en eft bien mieux défendue
& la campagne mieux dé-
couverte. Mais il fcmble,
qu'on pourroit jouir de tous
ces avantages fans occuper
le terre-plein du Baftion , &
8o
Nouveau Traité
faire une batterie pour le
mettre tleflus.
IV.
Enfin , il y en a d'autres,
qui mettent le Cavalier dans
le Balîion, d'une figure cir-
culaire , en le difpofant
ainfi.
(i) On prolonge la ligne
dedéfencedansle corps de
la Place, jul'qu'à ce qu'elle
cou pe le rayon du centre, au
point A.
(2) Ondivife la dillance
qu'it y a entre ce point A. &
celui de la Gorge B . en deux
parties égales , comme A C,
CE.
(5) Du point C. on décrit
un cercle, qui fait la bafe du
Cavalier.
(4) On élevé cette Pla-
ce , de 9. jufqu'a 10. pieds,
pardelTus le tcrre-plein du
Baftion.
(5) On donne un parapet
à ce Cavalier large de 5 toif.
&li3ut d'une.
(6) Le meilleur revête-
ment de ce Cavalier eft de
gazons : car étant de maf-
ionnerie les éclats qui en
tomberoicnc, incommode-
roient trop ceux qui défen-
dent le rempart.
On oppoie à cela ; Qu'on
ne laide pas alFez d'elpace
entre le pied du Cavalier &
le Parapet du flanc , pour
faire palTer aifément les
troupes qui doivent défen-
dre la brèche, Scpour ran-
ger le canon , qui eft aux
flancs des Battions, p.nrce-
que leurs affûts étants fort
longs , ils occuperoient tout
l'efpace.
Mais on répond que ce
Cavalier étant éloigné pour
le moins de 5 . Toif. du Pa-
rapet ; il lemble que ce paf-
fage eft plus que futfifant,
pour communiquer du rem-
part dans la»Baftion, à l'é-
gard de la place du canon ;
& puifqu'on peut diminuer
la largeur de la baie du
Cavalier, jfi on trouve qu'il
incommode le pafTage , il
faut avouer qu'on a allez
d'efpace , non feulement
quand on monte le canon
fur un affût de petites fla;-
ques, mais aufli quand il eft
fur fon affût ordinaire ; ces
Cavaliers l'emportent fur
tous les autres.
CHAP.
desVortifications. Liv. IV, 8i
que occafion chaude, iîn'en
piit fortir aifément. La par-
tie de la contrefcarpe , qui
ell devant la pointe du baf-
tion doit être arrondie ,
pour gagner de l'elpace fur
le cl-.emin couvert , pour-
veu qu'on y puifle tenir un
corps de troupes , afin d'ê-
tre en état de foùtenir une
infulte.
CHAP. XVI.
Bei rués , Tliues ctarmtSy
Corps de garde , à"
CHAP. XV.
Des Contrefcarfes.
L'on peut dire que les
Contrefcarpes taillées
dans le roc font les meil-
leures; car outre la ditficul-
té de les ouvrir pour faire
hi defcente dins le foffe,
c'eft qu'il ne leur faut point
de talut , fe foutenantaflez
d elles-mêmes.
Les revêtues font préfé-
rables à celles qui ne !e
font pas, à caulc de lei^r
durée,quand on craint que
l'ennemi fe ferve de ce revê-
tement pour fe couvrir 6c
faire une gallerie tout le
long av;c des embrafures,a-
iin de tirer far ceux qui veu-
lent dél:endre le foff : mais il
faut due auffi, que cette rai-
fon ne vaut rien ; car lors
qu'un folié eft plein d'eau,
fa contrefcarpe doit être re-
vêtue de nécelfité, autre-
ment les terres étant dé-
trempées par l'e3a,elles s'é-
boulent ficilement : mais
9'ileftfec le revêtement n'y tions, dont la grandeur doit
cft pas abfjlument nécelfai* j erre proportionnée , pour
re. La pente doit être d jn- j l'ordinaire , à raifon de 200.
née, de manière , que fi ''en- , hommes , pour chaque bat
nemiy entroitaveclescrou- tioii , ou de îoo , s'il faut
pes de la place, dans quel- foùtenir un fiegc. Et puif-
F que
AYant fait
fus , Livre 1 1 1.
voir ci-de(-
Chap.
XX. comment il fa-.t faire
des rues dans une F orteref-
fe, nous parlerons premiè-
rement des Places a'armes.
La grande Phce d'armes
doit être au milieu de !a pla-
ce, dont la conftrudioneft
contenue au Chap.XX. §. j.
Les petites Places d'armes
doivent être du côté desbaf-
82
Nouveau Traité
I
que cliaoue homme mar-
chant en bataille n'occupe
que ^ pieds de front , & 7 de
file ; il eftFort aifé de fça-
voir combien il en taut dans
chaque Forterefle , & de
quelle grandeur les places
d'armes doivent être.
Le plus grand Corps de
garde doit être dans des en-
droits , oià la plus grande
garde monte ; il doit avoir
pour le moins une ou deux
cheminées, un petit théâ-
tre de bois tout du long,
hautpardeflusla terre de }
pieds & large de 7. ou 8.
pour le repos des foldats.
Les autres Corps de garde
bâtis de la même manière ,
doivent être placez proche
des portes , ou des paflà-
ges.
Puifqu'ona toujours bé-
foin de munitions j c'eft à
dire , de poudre & de baies,
pour les Soldats qui font
fur les remparts ; il faut bâ -
tir les arcenaux tout auprès:
mais il faut prendre garde
qu'on ne mette pas la pou-
dre dans un endroit , oià elle
fe moiuHe , & encore moins
où l'on peut mettre le feu.
/.es Magazins , où l'on
Îî-ii de le ^oin pour la caval-
erie doivent être bâtis pro-
chcles écuries où les cava-
liers ont leurs chevaux. Les
autres peuvent être bâtis
dans des endroits plus affû-
tez.
Comme les Soldats tant
Infanterie que Cavalier ie
font logez fort fouvent dans
des Cazernes , ces Cazernes
doivent être placées proche
le rempart, afin qu'en cas
de béfoin ils foient prêts à
défendre la place fur le
rempart. Et pour cela la
ville leur doit fournir des
lits.des tables, & des bancs,
des tapifleriers pour les
chambres des Officiers, fous
le gouvernement desquels
lesfoldats qui y font logés
doivent vivre , parce que
leur préfenceefl: un moien
pour les tenir en bride, de
peur qu'ils n'incommodent
les bourgeois. Chaque
chambre doit être fi grande
qu'on y puifTc loger 4. fol-
dats. On donne à chaque
Capitaine une chambre
particulière , & une autre
a deux Licutenans. La lon-
gueur des Cazernes peutê-
rre de 1 8 Toif. & la largeur
de 7 . & demi : la hauteur de
4. Toif. il y en a qui font
plus hautes.
CHAR
desVortijîcatîom. Liv.IV. 85
I flancs retirés , & destenail-
CHAP. XVII.
Deî Fortes.
UNe porte , pour être
bien difpofée , doit ê-
tre au milieu de la courtine ,
parce que dans cet endroit
elle eft défendue des deux
flancs , qui font à fes extre-
mitez. On ne fçauroit trop
aflurer une porte, parce que
les furprifes fe font d'ordi-
naiiepar cet endroit , foit
qu'on la petarde, foit qu'on
ait intelligence dans la Pla-
ce.Quelques uns placent les
portes dans les flancs , par-
ce, difent-ils,que les forties
en font pVus fecretes , &
que ces portes font vues, de
revers , du flanc oppofé :
mais outre que dans cet en-
droit elles affoibliïïent ex-
trêmement les Bancs , qui
ibnt prefqiie la force d'une
Place-, & qu'elles empê-
chent, parce moien , que
la face oppofée à ce flanc
ne l'oit bien défendue , elles
empêchent l'ufage des
les.
Pour celles qui font dans
les faces des baflions , ce
font les plus mal difpolées,
non feulement parce que
c'eflune efpece de brèche
toute faite , mais encore
parce qu'elles ne font flan-
quées que d'un endroit fort
éloigne ; les forties font
trop en vue , & l'on ne peut
dans cet endroit les couvrir
que de quelque Ouvrage,
qui n'eft pas flanqué, ce qui
eft un défaut très eflèntiel.
La largeur des.portes doit
être de 14. jufqu'à 1 6 pieds.
La hauteur de 15. jufqu'à
17. L'épaifleur femblable à
celle du rempart de la mu-
raille. Elles doivent être
voûtées toutes, ou en par-
tie & bien gardées.
On doit mettre de profites
pierres aux ex'remitez de la
porte, pour empêcher que
les chariots ne gâtent la mu-
raille» Le bois de la porte
doit être de bon chêne , de
5. ou 4. doubles , joints , &
afl!ermis de bons doux &
fortes barres de fer.
F i
CIÎAP
84
Nowveau Traité
CHAP. XVIII.
Ves Poternes é"
Ponts tevis.
POur fortir des faufles
brayes on fait des Po-
ternes d'une telle largeur ,
que le canon y puifle pafler,
c'eft a dire , qu'elles doi-
vent être larges de 7 jufqu'à
8 pieds & hautes de 8. juf-
qu'à 9. /
Les Ponts levis fe font de
plufieurs fiiçons : mais les
pi us communs fe font à flè-
ches. Leur longueur & leur
largeur doit être égale au
chatlis de la porte qui le
une forte bande de fer cour-
bée, qu'on mettra à la join-
ture du feuil& jambage de
la porte. Les flèches auront
deux fois la hauteur de la
porte pour le moins, & un
pied de diamètre. Lequar.
ré intérieur fera traverfé
d'une croix de St. André,
quifervira da contrepoids.
Les chaînes doivent être
brazéespar tout , afin qu'on
ne puiflè pas abbatrc le pont
fans faire du bruit.
CHAP. XIX.
Ldoivent être larges de
14. à 15. pieds ; être plus
doitcontenir'étantlevè; les [plus bas que la campagne,
bras doivent avoir 8. ou 9. & tournez un peu en rond,
pouces d'èpaiflèur , de mê- j Quand ils font tout droits, il
me que la poutre qui les lies faut faire au milieu un
joint. peu plus hauts que vers les
i'èpaule où aboutiflïent 1 extremitez , ahn qu'on ne
les bras, & ku laquelle ils puille pas découvrir le pied
doivenftourner, doit avoir
I4. jufqu'à 16. pouces de
diamètre. Les deux extre-
mitez étant ferrées de deux
bons cercles de fer , on fera
entrer dans le centre deux
chevilles de fer , longues
d'un pied & i.ou 3. pouces
de la porte. Bien que les
piliers des ponts puiflent è-
:re de pierre , néanmoins
ils feront meilleurs, s'ils ont
leurs plâchers & garde-fous
dehois, afin qu'on les puil-
fe couper en cas de befoin.
Quand il n'y a point de De-
de diamètre , atin qu'elle fe niilune devant une porte , il
puifle mouvoir à l'aife fur | ertconllantquele pont qui
tra-
des Fortifications.
traverfe le fofTé doit être
f)lus large, parce qu'il y
aut faire un bon Corps de
garde & un pont levis. Mais
s'il y en a une , quelques
unsdétournentle chemin le
long de la Gorge de cette
Demilune fur la contrefcar-
Liv. IV. 8f
pe , & font un Corps de
garde & une paliflàde , qui
empêche qu'on n'y puilTe
entrer : d'autres mènent le
chemin par l'extrémité de
la face. Il faut avancer au
bout du pont un bon Corps
de garde qui ait une bafcule.
IIVRI
86
Nouveau Traité
LIVRE V.
CHAP. I.
jOinme la Fortifi-
îcationeftouper-
Imanente, oupaf-
Uagere, nous par-
^lerons mainte-
ijant de la dernière, étant
fiiffifamment inftruits de la
première ; commençons par
par la Redoute
De la conftruSîio» de la
Redoute.
(i) Faites un Quarré rec
angle , dont chaque côté
ait 12. jufqu'àao. Toif.
(i) En dedans de ce
quarré tirez labafe du rem-
part large de 3.Toifes, &
celle du parapet de 9- juf-
qu'à 10. p. La hauteur du
rempni t par defTus le niveau
de la campagne doit être de
5. p. & celle du parapet par
gefllisleterreplein du rem-
part de 5. comm'à l'ordinai-
re , ou de 7. quand il y a
deux banquettes. Mais
quelquefois on élevé le
rempart plus haut , félon
que la néceiïité le requiert,
(j) Autour du rempart
vers la campagne, tirez une
autre parallèle large de j.p.
qu'on appelle la Berme.
(4) Autour de la Berme ,
faitesunfofPde^.. toifes a-
vec l'arrondiflement devant
les pointes des cotez exté-
rieurs : la profondeur du
foffé doft être de S.ouio.
pieds.
(5) Le pont pour entrer
dans la redoute doit être
large de lo. où i2. pieds,
quand on y veut mener du
canon , car autrement il fuf-
fit qu'il foit large de 5. où 6.
p. Voyez la Planche Q^fig.
a8 au Chap. 1 4. Li v. 1 v.
CHAP. IL
De la Demi-redoute.
Il
(0 'T~"Irez une ligne de
JL 17. Toif. comme
*AR
(2j Ele-
I
des Fortifications, Liv. V. 87
(z) Elevez avec iztoif.
dci points A B. un triangle
Ilbfcele , comme A C, C B,
& joignez A C , C B, em-
femblc.
(}) Prolongez la ligne
A B, & mettez fur le pro-
longement, à chaque côté
8. toif. 3. p. comme AD.
BE.
(+) Tout le refte fe fait
comme dans l'ouvrage pré-
cèdent. Voyez la Planche
R. fig. ip.
CHAP. III,
Bit Quatre étoile.
{i) T^Aites urf Qnarré
Aites _
dont chaque coté
12. toif. de longueur.
ait
comme A BCD.
(1) Du milieu de chaque
côté extérieur abaiflez une
perpendiculaire de 2. toif.
comme DE FG.& tirez en-
fuite A D, dans le point E.
BC.dans le point F.DC.
dans le point G, &DA.
dans le point H. Le refte fe
fait comme dans la redoute.
Voyez la Planche R.fig- }0.
CHAP. IV.
Dtt Pentagone étoile.
(i) Tairez un cercle de
X 27 toif. & divifez
leen 5 parties égales, avec
;i toif j p. comme ABC
DE.
(i) Joignez ces cotez en-
femble , par des lignes
droites , & ciiyifez chacune
en deux parties égales, pour
abaifler de leur milieu des
perpendiculaires de j toif.
comme F G H I L.
(O Tirez des points 'A
B C D E. des lignes droites
dans les points F G H l L.
(4) La bafe du rempart
a 6 toif Celle du parapet z.
Laberme ? pieds ■.& la lar-
geur du foffé efl de 5 toi'es;
Voyez la figur ji. de la
Planche. R.
CHAP. V.
De l'Hexagone étoile-
(i) nrirez un cercle de
X i2T.&divifez-le
en 12. parties égales , com-
meABCDEF.
F 4 (2) JoU-
88
NotWeau Traité
(2) Joignez ces points
enfemble, par des lignes
droites, &divifcz chacune
en deux parties égales, pour
faire tomber, du milieu, une
Perpendiculaire de iToif.
comme G H I K M N.
{3) Vous joignez ces
points enfemble avec les 6.
premiers , comme dans les
ouvraf^es précedens.
(4) VcKis tirezlabafedu
Rempart ('e ? toif cellcdu
Parapet de 9 pieds ; la 15er-
iTie de ? pieds, & le Foïïi de
î toif. Voyez la Planche R,
Fig. xxxii.
CHAP, VI.
Du Triante des T>emi-
bafliom.
(i) "T^Aites an Triangle
\j éqailateral , dont
chaque côté ait 24. Toiles,
comme ABC.
{■t) Prolongez le côté
A B. d: mettez fur ce pro-
longement 8 Toif comme
BE. enfuite prolongez auifi
l'autre BC. & mettez fur le
prolongement 8 Toif C F.
Enfin, mettez fur celui de la
ligne C A. la même diflan-
ce, comme A G.
(3) Pour des Demi- gor-
ges vous prenez cette même
diftance, comme BH,CI,
& A L. & vous élevez en-
fuite des Perpendiculaires
furlespointsHIL. Et pour
les flancs une longueir de
4 Toif. comme HM, IN,
& L O. Cela fait, vo'JS joig-
nez les points ME, O G &
N F enfemble, pour gagner
les faces, & de cette maniè-
re vous avez le deffein de
vôtre Triangle.
(4) La bafe du rempart a
3 Toifes 8: demi. La bafe
du Parapet I Toife4pieds.
La Berme 5 pieds. Le Foffé
5 Toifes ; il doit être paral-
lèle aux flancs , & rond de-
vant les pointes des Demi-
baftions. Voyez la Planche
R. Fig. xxJtlii.
CHAP. VII.
THt ^nrr ' des Vemi-
Baftions.
(l) T^ Aites un Quatre
X/ dont chaque coté
ait 24. Toif. comme ABCD.
(1) Prolongez la ligne
B A. & mettez fur Iç pro-
longement 8 Toif. comme
A É. Enfuite faites celui de
la ligne AD. de la même
diftance, comme D F. Cela
fait, prolongez auffi la ligne
DC
des Fortifications. Liv. V. ' 85)
DC deSToif.commeCG.
Enfin faites la dernière C B.
de la même longueur , com-
me B H.
(3) Pour des Demi-tror-
ges vous prenez aufli 8 toif.
comme B M , AI, D K (S:
CL.
(■4') Elevez fur les points
I K L M. perpendicnlaire-
ment les flancs , dont la lon-
gueur eft de 4i"oif comme
IO,KP,Ld &MN.
(s) Tirez les faces en
joignant enfemble N H ,
QG, PF&OE.
(6) Aiantainfi le deflein
du Quarré, vous ferez le ref-
te comme au Triangle pré-
cèdent. Voyez la Planche
S. Figxxxiy.
CHAP. VIII.
Du Quarré des Bafiions
entiers.
(i)TJAites un Quarré
\j dont chaque côté
ait 51 toife , comme ABCD.
(2) Du milieu de chaque
côté abaiffcz une perpendi-
culaire de 4 toifcs, comme
EFGH.
(3J Tirez les faces à la
Fauhane 6i y ajoutez 10.
toifçs.
(4) Prenez les extrenii-
téz des deux faces, de l'une
defquelles laifTez tomber le
compas fur le complément .
de l'autre, & dans l'endroit
où touche le romplcmenr,
joignez le même point à
l'extrémité de la face, qui
lui eft la plus proche pour
le flanc. Cela fait, tirez la
Courtine.
(<)) La bafe du Rempart:
açtoifes, celle du Parapet
2 toif 5 p. laBerme3.p.&
la largeur du Foflé 6 toii'
Voy.z la Planche S. Fig.
XXXV.
CHAP. IX.
BuPentaqpne Avec des
Biiftions en-
tiers.
(i) Trairez un cercle de
i i/toif&ledivifez
eti ç parties égales, avec une
diftancc de 31 toif 5 pieds,
comme A B C D E. ik. joig-
nez ces points enfcmble,par
des lignes droites.
(i) Du milieu de chaque
côté abaiflez une perpendi-
culaire de Çtoifes, & tirez
les faces comme ordinaire-
ment à la Ftiibane , dort la
longueur foit de l© toifcs.
F s } ic
po
Nouveau Traité
(}) Le flanc fc fait , enl
mettant les deux pointes du
compas fur les deux extre-
niitez des faces , dont l'une
tombe fur le complément
de la ligne de défence ,
comme il a été dit au Chapi-
tre précèdent. Cela fait ,
joignez deux flancs enfem-
ble pour la Courtine.
(4) La bafe du Remporta
5 Toi fes.
Labafe du parapet 2 T.
(y) La Berme ^ p,
La largeur du Foiré 6Toi-
fes.
Voyez la Planche S. Fig.
XXXV I .
CHAP. X.
Du Demi -hexagone
avec des Baftiom
entiers.
(0
Tirez un cercle de
28 toi(
_ 4p. & di-
vifez-le avec cette même
diftance en 6. parties éga-
les, defquelles vous en pren-
drez enluite trois pourvô.
tre ouvrage paflager.
(2) Divifez en deux par-
tics égales , chacun de ces
3 cotez , & du milieu abaif-
iez une Perpendiculaire de
5 toifes.
(3) Tirez les faces com-
me à l'ordinaire , dont la
longueur foit de 8 toifes.
(4) Le Flanc SclaCourti-
ne le font comme aux ou-
vrages précedens.
(5) La bafe du Rempart a
6 toif.
La bafe du Parapet 2 T.
4P-
La Berme 3 p.
La largeur du Fofle 6 toi-
fes.
Voyez la Planche S. Fig,
XXXVII.
Remarque.
Comme cette Fortifica-
tion n'eft que pour peu de
temps,& que pour cela, elle
cft quelquefois plus forte
que l'autre, on n'en fçauroit
fixer le Profil , comme dans
la permanente régulière ;
néanmoins on doit dire que
le plus fouvent , on élevé le
Rempart de ces fortes de
Forts comme ceux des Re-
doutes. Voyez le Chap. I.
Liv. V.
CHAP.
des Fortifications. Liv. V. 5»i
c H A P. X I.
Dei maximes de la For-
tification irrégu-
Itère.
LA Fortification irrégu-
lieie efi; celle, dont tous
les cotez & tous les Angles
ne font pas égaux entre eux.
L'origine de cette Fortifica-
tien vient des anciennes Pla»
ces & vieilles Villes qui ne
formoient aucune figure ré-
gulière , & qui néaninoins
avoient béfoin d'une encein-
te de murs & de battions,
pour fe défendre contre l'in.
iulte des ennemis. Mais
i parce qu'il étoit impoif;b!e
\ de fortifier ces Places irré-
gulieres , & de les faire , à
l'égard de leur durée, éga-
les aux régulières ; on a cer-
taines maximes félon lef-
quelliîs on les peut entourer
d'une Fortification pafl'ablc;
les voici.
(i) Toute Fortification
irréguliere doit être faite ,
félon les maximes de la ré-
gulière , le plus qu'on pour-
ra.
(i) Les Forts irréguliers
l^s plus hauts font les meil-
leurs,
leurs, pourvu que l'accez
n'en foit pas trop aifé.
(^) On doit préférer , le
plus qu'on pourra , les Baf-
cions entiers auxDemi-baf-
tions.
(4) Nulle face ne doit
paflèr (\0 toifes.
(5) Nul flsnc ne doit être
plus petit de i6toifes, l"i la
choie ert pofllble.
Lors donc qu'on veut fai-
re une Fortification irrégu-
liere, il faut rcconnoiire>
I. la qualité de l'aflietc ,
Z.confiderer le temps qu'on
a pour faire un ouvrage,
5. le monde qu'on y peut
mettre, pour la défendre,
4. le nombre des travail-
leurs, 5. les vivres. Après
cela, il faut tirer le plan &
le fortifier , de la manière
fuivante.
CHAP. XIL
De la manière qWil faut
fortifier une Place irre'gu-
liere, où il n'y a rien enco-
re que la campagne.
(i) A yant le plan de la
/\ Place irréguliere,
divifez chaque côté exté-
rieur en 2 parties égales, &
du milieu , abaiflcz une per-
pendiculaire.
(2) Sur
5)2
Nouveau Traité
(2) Sur chaque côté ex-
terieui' tracez un Triangle
Ifofcelede igoToif
(}) Méritez fur cesTrian-
^Ics toutes des parties &
diftances , que vous em-
ployez dans la Fortifica-
* tion régulière & prenez
- leur diftance de travers
pour les mettre îur les par-
ties de vôtre plan jrrégulier.
Par ex. ii l'on à fortifier un
Pentagone irrégulier , je
prends 180 toif. & je fais fui-
chaque côté extérieur un
Triangle Ifofcele, ABC.
enfuite je prends 15 Toil".
que je mets fur le Triangle
ABC, comme C D E. dont
!a longueur D E. fêta la
vraye longueur pour la per-
pendiculaire de la ligne AB.
Cela fait, je mets 50 toif fur
lemêmeTriangle, comme
CFG. dont la longueur FG.
fera la jufte diftance pour la
face de mon ouvrage. Après
cela, je remets ^8 Toifes
j p. fur le Triangle : & la
diftance prife de travers
H I. me donnera la vraye
longueur pour mon com-
plément de la ligne dedé-
fence Enfin }e joins les
Flancs 6c les Courtines en-
femble , comme dans la ré-
gulière. Après quoi je di
vife le flanc en 3. parties é-
gales ; je tire la brifure com-
me à l'ordinaire , & retiens
l'une de ces ^ parties du
flanc diviie pour l'Orillon,
& les deux autres, pour la
Tour creufe. Voyez la
Planche T. Fig, 58.
CHAP. XIII.
LE Corps de la place fe
faitainfi :
(i) Prenez irtoif. pour
la bafe du Rempart>& met-
tez les fur chaque Triangle;
la longueur de travers fera
toujours la vraye largeur de
la bafe du Rempart.
(2) Prenez 3 toif & me-
nez-les tout autour de la
place, fans les mettre fur les
Triangles ; tirez les ban-
quettes à l'ordinaire.
(3) Prenez iptoif. pour
la largeut du Fofl? , & met-
tez les fur tous les Trian-.
gles ; la diftance prife da
travers fera la vraye îargeur
du fofle pour chaque côté.
La manière de faire cette.
Fortification eft la même
que celle de la régulière.
Voyez la Planche T. Fig.
XXXVIII.
CHAR
a
des Fortifications. Liv. V. ps
CHAP. XIV.
Tour faire une Demi lune
devant ces Fortifi-
cations.
PRenez garde fi la lon-
gueur de laCourtine ex-
cède 100. toifes , ou non.
Si elle eft depuis loo toifes,
jufqu'à 140. on prend 50.
toif. pour la capitale de la
Demi lune , ou du Ravelin ;
mais fi elle eft plus grande
quede i4otoif. on met de-
vant le llavelin un autre
ouvrage, foitàcorne, fiait
à couronne. Que fi la Cour-
tine n'efl; pas plus longue de
100 toif on prend la moi-
tié de la Courtine avec la
Brifure, pour la capitale du
Ravelin , & le refte fe fait
comme dans la Fortification
régulière , car la bafe du
Rempart eft de8 toif. celle
du Parapet de 5. la largeur
du Folié de 12. Ces diftan-
ces doivent être mifes fur
les Triangles, devant les co-
tez extérieurs defquels on
veut mettre le Ravelin, &
cnfuitc prii'es de travers.
CHAP. XV.
Pof4r mettre cCmtreîQu.
vrages extérieurs de
vant les mêmes
Fortifications.
SI le polygone extérieur
furpafle, 120 toiles , &
qu'on ait déjà afiez de place
pour mettre un bon ouvra-
ge extérieur devant , foità
corne , foit à couronne ,
comme on le voit dans la fi-
giue 39. qui eft un ouvrage
à courronne , fait lelon les
régies du Chap. X. Liv. III.
Ses parties doivent être tou-
tes marquées fur le trianglej
Par ex.
AB. eft la bafe du rem-
part du ravelin & de l'ou-
vrage à courronne.
C D. eft la bafe du rem-
part du corps de la Place.
E F. eft la largeur du fofle
du ravelin & de l'ouvrage à
couronne.
G H. eft la perpendicu-
laire de l'ouvrage à cou-
ronne , du bout de la quelle
font tirées les faces.
I K. eft la largeur du foC-
fé du corps de la Place.
2. j. elî la perpendicu-
laire du corps de la Place.
LM,
Rouveau traité
P4
LM. eftk face de l'ou-
vrage à couronne,
N O elt le complément
de la ligne de détence au
corps de la Place.
P Q. eft la face du corps
de la Place.
RS. eft la capitale de
l'ouvrage à couronne.
T V. eft la diftance cjui
joint la pointe de la capita-
le aux ailes.
W X. font les ailes de
l'ouvrage à couronne.
CHAP. XVI.
Comment il faut fortifier
une Place irrégulterê
déjn bâtie.
POur éviter la longueur
du travail il faut forti-
fier les parties d'une vieille
Fortification , & les ache-
ver, de la manière qu'on
lésa commencées, à moins
qu'elles ne vaillent rien du
tout : car alors on doit faire
deschangemens. Afin donc
que l'argent foit bien em-
ployé ; lors qu'on repare
les flancs , il leur faut don-
ner pour ouverture ioo.de-
grez. Si les faces font en-
core afie?. bonnes , il les faut
laifler , pour éviter la gran-
de dépence qu'il faudroit
faire , s'il en faloit faire
d'autres. Delà vient qu'il
n'y a point de vielle Place
réparée , qui foit fortifiée
à la Françoife , parce que
tes Ingénieurs ont été loii-
jours obligez de travailler
fur les fortifications Hol-
landoifes. Pour ce qui eft
du Rempart & du Parapet,
on les peut mieux fortifier,
quelque face qu'ils ayejit.
Mais pour venir à la chofe
mêmcj obl'ervons les régies
fuivantes.
Le côté extérieur , dont
la longueur eft de do jufqu'à
80 toif demande une Demi-
gorge de 14. jufqu'à 1 5 toif.
& un flanc de I y toif.
II.
Si le côté extérieur a, de-
puis 80 jufqu'à 14.0 toif. on
le divife en j parties égales,
& l'on on rétient une pour
la Demigorge. Le flanc
change fefon la diverfité des
cotez. Par exemple, fi le
côté extérieur eft de
80. Toif le flanc fera de 1 6.
le flanc de I7-
Side^ioo le flanc de 18.
flanc de ij>.
iiolc
190. lel
îCioo le
\ loj lef
des Fortifications. Liv. V.
. tio
I 120
Side^ii5
I3î
pet en a j. La largeur du
tbfTc efl tle lo Toif. Le
chemin couvert & le glacis
fefont, à l'ordinaire. Vo-
yez la Planche W.Fig. 40.
Remarque.
OnlainèleflancàlaHol-
landoife , c'eft a dire , qu'on
ne lui donne, ni Grillon, ni
tour creufe , pour éviter
une trop grande dépence.
Si le côté extérieur eft de
140. jufqu'à lôoToifes.on
donnera aux flancs la lon-
gueur fuivante.
S'il eft de
14J on donnera au
1 flanc 25 T. 3 P.
Si de ^i 50 au flanc 16 T.
I 155 au flanc zdT.^p.
' 160 au flanc 27 T.
IV.
le flanc de lO.
le flanc de ti.
le flanc de 22.
le flanc de ij.
le flanc de 14.
. 155 le flanc de 25:.
' i4oleflancdei5t.5p.
Cela étant bien conçeu ,
ilnefera pas mal aiféde le
réduire en pratique. Sup-
pofez le Pentagone fui-
vant, dont le côté A B , eft
de 1 30 Toifes , BC.de 124.
CDdei^o. DE.deii2.T.
3 P. E A. de 146 Toif. &
qu'on le veuille fortifier :
(i) Donnez la cinnuiéme
partie de chaque cote exté-
rieur pour les Demigorges ,
comme A F. B G, B H, C I ,
CK,DL,DM, EN,EO,
&AP.
(2) Elevez fur F. G. H. I.
K. L.M.N.O. P. des per-
pendiculaires pour les
flancs, en cas qu'on ne leur
puifle pas donner une ou-
verture de 100 Degrez, dont ' Le côté extérieur furpaf-
la longueur foit propor- ' fant encore la longueur de
tionnée à la longueur du cô- i6oToif,jufqu'à i8o. onle
té. Par ex. les flancs F G. : regarde alors , comme s'il
auront 24 Toii. H 1 , 22.
KL, 24. MN,20. EA, zj
Toif 3 Pieds.
(5) En tirant la ligne de
défence , vous aurez , en
même temps, les faces.
(4.) La bafe du rempart a
Il Toifes 5 Celle du para-
avoit deux cotez , c'eft à
dire, qu'outre les baftions
qu'on met fur les angles , on
en place un plat au milieu ,
comme on le voit dans la fi-
gure4i.oùlecôté AB. eft
de 200 Toif. & dont La con-
Itrudrion eft telle.
(ODi=
96
(i) Divifez le côté A B.
en deux parties égales,CGm-
me A C. C B.
(i) Divifez ou la diftan-
ce AC. ou l'aune C B. en
cinq parties égales , pour en
donner une aux Demigor-
ges, commeAD.EB.CF.
CG.
( 5) Elevez fur D. G. F.E.
les flancs d'une ouverture de
100 Degr.dontla longueur
feralaDemigorge.
(4) Du point C. tirez la
capitale qui ait la longueur
de la Gorge entière , com-
me C H.
(5) Joignez les eytremi-
tez des flancs & la pointe H
enfemble , par une ligne
droite , pour pouvoir ga-
gner les faces. Voyez la
manche W.Fig.4t,
Remarque.
Ces fortes de baftions
font parfaitement bien dé-
fe idas , car les flancs des
baftions voifins bâtent de
revers leurs faces ; outre ce-
la, prelque (toute la courti-
ne leur fert de lecond'flanc,
& augmente de beaucoup
la défence.
V.
Le côté extérieur fur
pafiant encore 180 Toifes ,
Nouveau Traité
on y place deux Baftions]
plats tenant toujours pour
maxime, que le plus grand
côté doit être de 140 "f.
CHAP. XVII.
Comment on fortifie
un K^ngle
aigu.
S'il fc trouvoit parhazard
un Angle aigu dans l'en-
ceinte d'un lieu, qu'on de-
vroit fortifier , comme il cft
impofilble de reparer ce dé'
faut, parce qu'on eft obli-
gé de faire fervir les vieux
Remparts ■■, on n'a qu'à me-
trefur cet Angle un Baftion
à tenaille , dont la conftruc-
tion eft telle.
(1) Aiant fait les flanc»,
on tire les faces , comme la
ligne de défence le requiert:
mais parce qu'elles feroient
exsemvcment longues &
qu'elles formeroient une
pointe trop aiguë , on corri-
ge cela , en mettant 40 toi-
fes , depuis le fommet du
flanc fur la face,comme AB,
CD,
( 1) Joignez B D enfem-
par une ligne droite & divi-
fez enfuitc cette ligne en
deux
^
des Fortifications. Liv. V.
deux parties égales BE, ED.
& du milieu de la même iig-
Be , abaiflez une perpencïi-
rfiulaire , qui ait pour lon-
gueur Ltroiiîéme partie (fe
la même ligne BD, comme
EF.
(5) Tirez les points BD,
dans le point F. par des lig-
nes droites , & vôtre baftion
fera fait. On place foi t (bu-
vent de petits Ravelins de-
i vantces fortes de Baillons:
mais pour dire ce qui
en efl: , cet ouvrage ne
vaut du tout rien , i^ on
ne doit jamais s'en lervir
qu'on n'y (bit contraint : ce-
pendant on trouve des en-
droits , où il y en a , par ex.
Geneve,& Cliarlemont. Ce
petit Kayelin ne doit être
ieparé du Baftion , que par
un petit Fofle de 5. ou 6.
Toiles : de plus il n'e.lt pas
récenaiie qu'il ait dcsRem-
paits ; mais feulement un
bon Parapet, à l'épreuve du
«a:ion II y a diverles au-
tres manières de fortifier un
Angle aigu , mais qui ne va-
lent pas mieux que celle-
ci. Il faut donc tâcher de
l'éviter le plus qu'on peut,
car malgré tous les foins
qu'on peut prendre pour le
iurtifier , il ne laifle' pas
d'être fort défedbieux.
97
CHAP. XVI II.
Comment on fortifie un
• i^ngle ren-
trant.
I
L y a peu de Places ir-
réguliercs, dont la vieil-
le enceinte ne forme un An-
gle rentrant , qui eft pref*
que toujours hors d'atta-
que, étant vu de beaucoup
d'endroits : mais ordinaire-
ment ileflacompagné d'un
défaut , c'ell qu'il forme
prcfque toujours les deux
Angles faillantsqui lui font
les plus proches, trop aigus.
Il eft vrai quefi ces Angles
faillans n'étoient pasaigu^,
l'on pourroit tirer un granJ
feu , de l'ouvrage qu'on fait
fur l'Angle rentrant, pour
défendre lesBaftions quien
font vus ; & ce nell: pas
toujours un défaut d'avoir
de ces Angles rentrants,
dont voici la manière de les
fortifier.
Si l'angle n'eft gucres en-
foncé &rart obtus, comme
A. on le fortifie ainfi .
(i) Mettez de chaque
côté de l'angle de grandes
Demigorges , au cas que les
\oyez la Planche W. Fig. cotez le permettent , & y
XLII. G êle-
98
Nouveau traité
élevez des flancs perpendi-
culairement, les plus grands
que vous pourrez.
(i) Joignez leur extremi-
tez enfemble , par une li-
5jne droite , laquelle vous
diviferez en deux parties é-
gales , & du milieu vous
élèverez une perpendicu-
laire qui ait la moitié de la
dite ligne.
{i,) Tirez les extrémités
des Hancs vers le point capi-
tal de cette Perpendiculai-
re , & vôtre angle rentrant
fera fortifié Voyeï la Pian-
cgcX.i'ig.4î.
Q^ie h l'angle rentrant ell
peu obtus ou droit , en ce
cas , ayant pris de bonnes
Demiçôrges de chaque cô-
té de l'angle, on y élevé les
flancs dont la rencontre for-
me l'angle Taillant B. lequel
eft capable de défendre les
baftions voifiiis. Voyez la
Planche X. Fig.44,
CHAP. XIX.
'DeV Artillerie,
Ayant dit peu de chofe
de la Fortification irré-
gatiere.nons refei vant pour
une autre fois à en dire d'a-
VantagC/nous verrons feule-
ment quelle? fortes d'artil-
lerie il y a en France ; Il y a
I. Le Canon, qu'on appel-
le pièce de batterie. 1. La
Coleuvrine. ^.Le Faucon-
neau. 4. Le Faucon, ç. Le
Pétard. 6. Le petit Pétard.
La pièce de batterie a 10
pieds de longueur. Le bou-
let a environ 6 pouces de
diamètre , & pefe ^g. Li-
vres ; quand on le charge,
il faut avoir 2. Livres de
poudre pour le moins : Sa
portée de pointe en blanc
eft d'environ ^çoToif. Ti-
ré de looToifes, il perce 2.
Toif. de tsrre ferrée ; Si el-
le eft un peu rallifc il perce
i Toif & demi ; & fi la ter-
re eft maigie , il perce jus-
qu'à 4 Toif. on en peut ti-
rer 80. coups par jour. Le
canon des Allemans jette
un boulet de 48 Livres de
400 pieds de diftance , ôc
perce le rempart de terre
ferrée 6c bonne , de 10.
pieds. Une Demipiece de
batterie jette un bo-ilet de
24livrcs,&de 300 pieds de
diftance,percede 12 pieds,
la bonne terre. Le Faucon-
neau porte une baie de 1 2
livres à 200 pieds de diftan-
ce , & perce un bon Para-
petde/pieds.
Un petit Pétard ne fçau-
roic rompre une porte d'où-
ble bien b?.rrée.
Un
des Fortifications, h'w. V- 5>9
forcé 150» quoi qu'il tue un
homme , cie plus de ^00.
pas. Tiré cie prés , il perce
deux planches de deux
doigts d'épaifieur : & tiré
de 5 o pas , il perce {e Jon les
corps qu'il rencontre. Nous
n'en dirons pas d'avantage
pour cette fois, noasrefer-
vant d'en parler pins ample-
naent dans îe Traité, ot3i
nous ferons voir de quelle
manière il faut attaquer une
Place-
Un grand Pétard attaché^
à une porte foible ne fait
ordinairement qu'un trou ,
& le plus grand effet qu'il
peut produire , c'eft d'en
rompre le devant.
Il n'y a rien qui puifle ar-
rêter l'effet des fourneaux
& des mines, de la manière
qu'on les fait aujourdhui :
cependant, il y doit avoir
de la proportion entre les
pétards, mines, &c. & la
poudre.
Enfin , le Monfquet por-
te 120 Toires,6: s'il efl ren-
FI N.
G 2
TABLE
TABLE
Des matières contenues dans ce Traué*de«
Fortifications.
LIVRE I.
ÇHAP. I.
§.I.
De la iléfinition de tAr-
cbitccîiire militaire, i
§. II.
De l'Origine de la Forti-
fication, ibid.
§. III.
Des parties de la> forti-
fication, j
«. IV.
Delà iivifionde l'Archi-
teBure militaire, ibid.
CHAP. II.
Des parties d'une For
terejje , o" défis an-
gles. 4
CHAP. III.
Des Termes de la Mefu-
re. 5
CHAP. IV,
Des noms dont on fi firt
dans lattacjfte (^ dans
la difince. 6 ,
LIVRE II.
CHAP. I.
Des maximes de la Forti.
fication. 25
CHAP. II.
De la fituatton des Places
§• I. ,
Des avmtagesé' defa-
vanta-'es d'un lieu (ituê
/~ ^ ,
ur une montagne 1 6
§, II.
Des avantages (^ defa-
vantages d'un endroit
marécageux. ^27
§. III.
Des avantages (^ àcf-
avantagcs dune Place
toute environnée d'eau.
ibid.
§. IV.
Des avantages cr def-
avantages d'un Place
£ kvze dans un flattais.
?8
§. V,
TABLE.
§. V.
Vu penchant dune won-
tagne, 29
§. VI.
"De lu Vallée. ibid.
§. VII.
D« avantages Cr def^
avantages d'une Place
C H A P. II r.
D« corps de la Place au
S^arr':. 56
C H A P. I V.
D^ la Demiltme devant
la Courtine. ' 57
CAAP. V.
fitiij! fur kborddmie\^i* Ravelin devant la
3S
grande rivière, ibid
CH A P. m.
De la qualité du terrain.
CHAP. IV.
Dtf la provifion des vi-
vres. 3 i
L I V R. E ni.
CHAP. I.
§. I.
Comment il faut infcrire
chaque Polygone dans
un cercle donné. 3 2
■ §. Il
Camment il faut faire
une Echelle. ibiJ.
CHAP. II.
59
Courtine.
■§. II.
D« Ravelin à lunettes.
ibid,
§. III.
D« Ravelin à contrczar-
des.
§• I V.
D« Ravelin pour des en-
trces des places. 40
CHAP. vr.
De i Oitvraqe à Corne de-
vant la Courtine, ibid.
CHAP. VII.
De l'Ouvrage à Cor m de-»
vaut le Baflion. 4 z
CHAP. VIII.
De tOuvrage à Corne
avec des épaulemens.
ibid.
CHAP. IX.
D« deffein du ^tarré, é"
comment il faut faire
l'Orilloiî & la Tour | De l'Ottvra^e à Corne
creufè. S3'55' Coureunt. 4.5
G î CHAP.
T A B sL E,
' CHAP. X. , CHAP. XX.
De t Ouvrage a Cour mine Des rua d'une Fort ereffe.
devant la Courtine .44 , »
CHAP. XI, I
De l'Ouvrage à Couronne
devant le Baflion. 4;
CHAP.Xir.
Btt Ravelin devant le
Baflton. 46
CHAP. xnr.
"Delà Tenaille (im^e Ma.
CHAP. XIV.
De la Tenaille double . 47
CHAP. XV.
Du Baftton à Contregar-
des. ibid.
CHAP. XVI«
Du deffein du Pentagone,
cjr de laTenailk dam
leFoffé. 48
CHAP. xvn.
De l'Exagone à" autres
Peligones. 49
CHAP. XVIII.
Du Profil du corps de la
Place dr des Ouvrages
extérieurs. 51
CHAP. XIX.
Comment il faut tracer
«?|(? Forterejje dans la
campagne. 5 >
LIVRE IV.
CHAP. L
Des i^ngles primipmtK
d'une Forterejfe. 57
CHAP. IL
Du Flanc.
CHAP. m.
TyesFaces.
CHAP. IV.
Df torttion é" Flanc re-
tire.
CHAP.
®e la Courtine.
CHAP.
D« Parapet.
CHAP. VIL
D^ la Banquette.
CHAP. VUL
D« Kempart.
CHAP. IX.
Df ; Embrafures & Mer-
Uns. ji
CHAP. X.
DuFoJfé du Corps de la
Place. ibid.
CHAP.
VI.
ibid.
6?
66
ibid.
ï'
TABLE,
GHAP. XL
D« FoJJt! des ouvrages ex-
térieurs ^ de l'Avtmt-
74
ér
75
7^
77
8i
CHAP. xir.
D» chemin couvert
. Glacù.
CHAP. XIII.
Des Fauffes-bruyes.
CHAP. XIV.
"Des Cavaliers.
CHAP. XV.
"Des Contrefcarpes.
CHAP. XVI.
D« rues , P/^cw à armes-,
Corps de gardes , <^f.
ibid.
CHAP. XVII.
Des Portes. 85
CHAP. XVIII.
Des Poternes & Ponts le-
vis. 84
CHAP. XIX.
Des Pents, ibid.
LIVRE V.
CHAP. I.
Delà Redoute, 86
CHAP. II.
De la Demi redoute, ibid.
CHAP. III.
Du ^uarré étoile. 87
CHAP. IV.
D« Pentagone (toile, ibid.
CHAP. V.
De t Hexagone ^toiU'.
ibid.
CHAP. VI.
Du Triangle des Demi,
baflious. 88
CHAP. VII.
Du ^uarr>i des Demi-
bafiions. ibid,
CHAP. VIII.
D« ^uarré des Baftions
entiers. 89
CHAP. IX.
D« Pentagone avec des
Bafiions entiers, ibid.
CHAP. X.
Du Demi- hexagone avec
dcsBaflio?is entiers. 90
CHAP. xr.
Des maximes de la Forti-
fication irr gtdiere, 9 »
CHAP. xir.
Comment il faut fortifier
une Place îtr^miliere
nue. ibid.
CHAP. XIII.
Du cor fi de la Place irré-
guliere. 91
CHAP.
!
TABLE.
CHAP. XIV. I gulïm, 94
T>e l^ Demi'lme devant CHAP. XVfl.
une telle Place. 95 Comment il faut fortifier
CHAP. XV. ! un Angle aigti. 96
Des Ouvrages extérieurs \ CHAP. XVîir.
devant ces Places, ibid. Comment H faut fortifier
CHAP. XVI. un Anglf rentrant. 97
Comment il faut réparer \ CHAP. XIX.
une vieille Place irrc- D^ t Artillerie. 98
F I N.
Avertiffement an Relieur.
I.¥L faut biei prendre girde ne pas couper le P.ipier
Ibln.nc des Figures, parce qu'il faut qu'elles fortent.hors
du Livre. i
2. Il y a huit Figures qu'il faut placer à la fin de la '
Géomctrice 5 elles font ainfi marquées.
Gccm. PI. I.
2.
3-
4-
f-
6.
7.
8.
5. Les autres Figures font pour la Fortification , &
doivent être placées à la fin de tout l'Ouvrage, &mifes
ds fuite , de la manière qu'elles font marquées.
A.B.C.D.E.F.G.H.LK.L.M. N. O. P.O. R. S. T. 1
v.w.x. ^
F 1 N. î'
Cr^ui-e. nui. iTLonJr-e, ioi-us ie-c atinle.s .
AÎC. .Ari^le. Àl Ccrùre- ■ £TK. .^ngL. Ju la/Uon..
ent: Je lal^tc Je agence- ■
lUSI". ^4jigL Je, X treize
liC7>- ^,^nale, aeut, Cjurtme--
A
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'
BoJi^iL Je. fM^...i^' ■<^' — 1£2 — ££ 1^„„ , J^lj.
(J>e0uudu. atuu-r^ cl. it.'T.^aulane,.
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C-VCLV: tr.
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£cÂe^ jfour- cej;/art
L I, I j '~rT ^.
Chap. vu. Liv. rrr,
coT-rze devant le 3a^'c
V„ n '
dtt Çjiiirf'e ,
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CHAP.VIÎI. Liviu.
a, Coryte oj^sc
larfterts .
Ch-Aj. IX. Xiv. m.
OtLVrzta.
£caelie pour cet Ouy/-aae .
I I I I I in ^.^
Jko 4-0 fo 8û gû tc0 . Jfft/.
CKAP.x.livni.
éc^^/e pour- ce ^/an. .
r .1 I j — un-"' -zs^
J,ej>lan j^un ou-ytr^e a, Cotirorme
d&yntLt /e Sastt'tm. .iu Çu.a.rre'
Chap. XI. liviii.
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CHAP.xn.Lrvm
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Chap.xvi.
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C^Sair .srfmr . J^vy: sur.
ŒfQ ■' X-VXZ.
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A.C £,. le ±aJzUr ^rxicri£tir Ju. r-emp^
B.2f f. le àiluir Sxierieu^ Ju. renwan
C-Xet:B.^. ht, J£azUeia' du. remff i
lé.O. le terr'e viem au. retrufar
&.Z.M.. ta, vrefTuere hoJiaueHs ■
BLL^. la^fSeconJe hartau^ite .
X,.0. u lalutr intérieur'
O.P. UL iargeitr- dtA. parcLpef-
F.P le taluir e-iKleriei^r diL varapef.
-B -JC. le. taJzitr mterzetu' aii. Ji^r-e .
S ."V. le iatut- e^^cter-ieur Jz4, Jvssc ■
B.S- la htr^extr au, ^Jhss-e'
<2.Jt. et' y V'. ia, vnrfèndeur du, fisse
SW- ie chemtjv coitj^erf
vr.a. le ^htffù
N
o
J- ZD fC »» in W» _, •
'-'-' — ' — l-ii 1 1 1 1 1 J Icis
to Jff ^e ja ae
ra- ^u.a£re jilanA- det caurâi'nes _/intj>ciur i; . Chap.v.
Irv.rv.
(à
ScÂ^iL^ Je- m t^i l'^i i^r i^r ijgg . ^i/:-
■J.0 yo so 7a 00 J
CHAP.n. Liv.v.
HAT Vl XlV-'
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^CHAP.vu. Liv.in.
C HAP.vtn . Xiv. IV,
Ce pentAaom û/i yktt a^ec
L'ecAclle tie /a. Fî^u^e.3^-
CHAP rx. Xiv. V.
/c? i{c/ru. Â.exa^one est
Chapx. Xtv, V.
4
■i
Je .1? . Jf I -^f J-T \->( I i?yT
^? 3ï S5 ^ ac Jt^ uff ^
^i
f
J^azie, Jur ia. jJfeceJenf pi^e .
* h-^ia. haftt tiuremfrar^-
*/ \ui,frer^enJûuJsire /-.T3?r. _
^^ \it cor7tfilRm£7i^iUia.l^ju.d£.definiJ- \.
Sf~ Xia-Jà^O' — _— —
J^a. j)Lmcke. des ' Ji'i-tvTvalc
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